ORATEUR : KUMBU KUMBEL, Président National I. INTRODUCTION Définition d’un Parti Politique Les Partis politiques sont des associations volontaires des personnes physiques qui partagent la même idéologie et le projet de société c'est-à-dire les mêmes opinions sur les questions d’intérêt public et s’organisent pour conquérir démocratiquement le pouvoir de l’Etat et l’exercer. La politique elle-même est l’art d’organiser et gouverner la cité. La survie d’un Parti politique dépend de l’esprit de corps et de solidarité de ses membres et surtout de la volonté de ses membres de tout faire pour que le parti ne disparaisse pas. « Cette volonté de survie oblige les membres du Parti à doter leur organisation des moyens humains, financiers et matériels pour atteindre ses objectifs. L’organisation de la cité Les Grecs, inventeur de la philosophie sont les premiers à donner une approche philosophique de l’organisation de cité. 1) PLATON : «La communauté des biens serait le régime idéal » C’est le Communisme, l’égalitarisme. 2) ARISTOTE : « On ne peut pas priver l’individu, les citoyens de toute leur propriété, comme le voudrait Platon ». Partager la vie d’autrui, mettre tout en commun est pour l’homme une entreprise difficile entre les hommes car les possesseurs des biens en commun ont entre-eux des conflits beaucoup plus fréquents que des citoyens dont les intérêts sont séparés La communauté des biens n’apportera pas la paix dans la cité. Mais elle prive en outre les citoyens du plaisir très légitime de possession personnelle des biens. Il est agréable de posséder des biens et de faire bénéficier ses amis de ses biens propres. N.B. Platon pense que l’organisation économique est l’instrument du salut de l’âme. Il pense aussi que la vie sociale de l’homme doit être organisée en vue de la vie future. Aristote par contre rejette l’idée de l’âme
immortelle, séparée du corps. II) La Voie de l’ANADER Le monde évolue, toutes les sociétés changent et doivent changer, c’est le cas de notre société qui doit changer. Les politiques que nous avons le devoir d’y répondre. Le communisme Donc le collectivisme ou l’Etatisme a fait s’écrouler les pays qu’il dominait, il n’a pas fait la démonstration de sa capacité de corriger le développement économique et la protection sociale, de changer le monde.
Les abus du capitalisme sont entrain de vider aujourd’hui toute la force de la démocratie libérale et nuire à l’économie de marché. En effet, on ne doit pas laisser aux seules lois du marché, à la main invisible, Au pouvoir quasi absolu de l’argent et des intérêts, de réglementer les rapports humains car cela ne peut aboutir inéluctablement qu’à faire triompher la loi du plus fort.
La religiosité béate que nous assimilons ici à un
intégrisme religieux telle que pratiquée et vécue
aujourd’hui dans notre pays menace non seulement le développement
du pays mais aussi ce qui est grave, l’autorité de l’Etat,
garant du pluralisme des convictions et ne peut qu’anéantir
par obscurantisme, l’émancipation de l’homme et de
la femme. Chacun a le droit d’obtenir de l’Etat qu’il lui garantisse
sa liberté d’initiative et qu’il assure en conséquence,
avec détermination, son rôle régulateur pour : ANADER = Libertés - Réformes – Progrès – Démocratie Etre libre, Etre convaincu que tous les citoyens, quels que soient leur origine ou leur statut social doivent se voir reconnaître un rôle dans la société sur base de leurs capacités et de leurs aptitudes. Notre dynamique politique est celle de la réconciliation de chaque
personne et de la société. Notre dynamique politique est une exigence de réconciliation de chaque individu avec lui-même (reconstruction mentale et morale de l’homme) et avec la société, l’acceptation du citoyen d’assumer des devoirs en reconnaissance des droits que lui garantit la société. Nous devons convaincre les citoyens que les valeurs de la démocratie libérale sont des droits imprescriptibles dont la pérennité exige des devoirs. Les droits : la santé pour tous, la formation, l’enseignement, la famille et l’enfance, le développement, la démocratie et la représentation populaire, la culture, le sport, l’agriculture, l’aménagement du territoire et la dynamique des villes, l’emploi, la croissance économique, la justice….. )
Notre voie, celle de la démocratie libérale et progressiste intègre et concilie pleinement les aspirations individuelles et les besoins collectifs. Notre démarche doit être pour cela être soutenue par un socle des valeurs qui doivent renforcer la participation active des citoyens à l’action de la politique. Ces valeurs sont : l’amour du prochain, la justice sociale, le partage égalitaire des richesses ( selon les aptitudes et les capacités d’un chacun), la primauté de la personne humaine et la préservation de sa dignité, l’égalité entre l’homme et la femme, l’égalité des droits et des chances pour tous, le respect des libertés fondamentales, la responsabilité, la solidarité sociale, le travail, la liberté d’entreprendre et de créer, la sauvegarde de l’environnement, le libre choix du mode de la vie ( école, famille, médecin, association, médias…) , la liberté de pensée et d’expression, la tolérance et le droit à la différence, la participation active des citoyens au débat politique.
Les principes fondamentaux du libéralisme sont : 1) Les droits de l’homme On s’engage à respecter les droits fondamentaux.
C’est l’absence de discrimination. En justice par exemple, il ne doit y avoir de discrimination entre les riches et les pauvres, entre l’homme et le femme. L’égalité signifie un traitement équitable. Cependant, l’égalité ne signifie pas que chacun doit gagner le même salaire ou habiter le même type de maison. Il faut par contre que tous aient les mêmes chances d’améliorer leur vie ; d’où l’accent particulier pour améliorer l’éducation pour tous. En résumé, les libéraux croient à l’égalité face à la loi et à l’égalité des chances.
L’Etat de droit est un ensemble des garanties contre l’arbitraire
et la tyrannie des autorités. En justice par exemple, le juge doit
être impartial et ne doit être juge et partie. Tout le monde
doit être égal devant la loi. En résumé, il faut que les autorités traitent les gens de façon juste et équitable. 4) La liberté individuelle Les croyances libérales sont basées sur l’importance que les libéraux attachent à l’individu et aux droits et responsabilités de l’individu. Chaque personne prise individuellement est importante. On ne doit pas tout le temps dire aux gens ce qu’ils doivent faire. Les gens doivent être libres de mener la vie qu’ils ont choisie aussi longtemps qu’ils ne limitent pas la liberté d’autrui. En d’autre terme, votre droit de balancer vos bras s’arrête dès l’instant où vous commencez à heurter une autre personne. De plus le libéralisme exige la tolérance à l’égard des diverses opinions et à l’égard des opinions qui sont différentes des nôtres. Un écrivain célèbre disait « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dite, mais je défendrais à mort votre droit de le dire » . 5) La propriété privée et le marché libre. ? Les gens ont le droit de posséder des biens propres (habits,
livres, équipement…)
C’est la démocratie libérale qui est nécessaire et non la démocratie populaire ou à parti unique. La démocratie libérale repose sur les élections libres et transparentes et dont l’alternance se passe dans la paix. La séparation des pouvoirs est un autre aspect important de la démocratie libérale. ? Un organe qui a les pouvoir d’établir les lois (Parlement) Les libéraux pensent que tous les pouvoirs ne doivent pas être concentrés dans mêmes mains car cela pourrait mener facilement à des abus et à la corruption. En gardant ces pouvoirs séparés, tous les organes s’équilibrent mutuellement. Contrairement à d’autres systèmes politiques, le libéralisme ne prétend pas être scientifique et ne dispose pas de mesures de « pureté ». Le libéralisme est une conviction positive très dynamique et adaptable qui permet de résoudre les problèmes actuels. La démocratie libérale est la meilleure garantie contre les abus de pouvoir et la corruption qui s’en suit. IV) IDEOLOGIE - DOCTRINE - PROJET DE SOCIETE
Patriotisme : amour de la patrie, source du dynamisme collectif Humanisme : sublimation de la valeur et de la dignité de l’être humain Neutralisme positif (Neutre et positif) Par rapport aux deux principaux conglomérats (AMP et UN), sans idéologie et doctrine claire, l’Anader entend être neutre mais positif pour ne privilégier que : - Ce qui est bien et bon pour l’intérêt général et pour la reconstruction et le développement du pays ; - Effacer le flou idéologique et doctrinal qui caractérise le politique de notre société et qui empêche l’émergence d’une culture politique démocratique dans notre pays ; - Il faudra désormais que l’âme idéologique s’exprime, que l’acteur (trice) politique ait une identité, soit identifiable et aie une adresse, fini les S.D.F politique et idéologique. S.D.F = Sans Domicile Fixe
Une non violence active et non passive qui cadre avec nos valeurs de démocratie, de tolérance, de paix et de liberté.
La conquête des droits (et des devoirs) des citoyens est l’ossature même du développement des sociétés démocratiques. Pendant des siècles, l’histoire politique des sociétés a été marquée par une lutte incessante des populations pour se voir reconnaître des droits (face à l’arbitraire ou l’absolutisme des pouvoirs). Affirmés par la révolution française, les droits de l’homme et du citoyen seront progressivement étendus à tous les citoyens du monde à l’issue des longs conflits où les progressistes libéraux ont joué un rôle décisif. Au cours des quarante-cinq dernières années, plus particulièrement depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, notre société n’a connu que d’épisodes douloureux, émaillés des sécessions et des rébellions durant les cinq premières années , suivies d’une période assez longue de plus de 30 ans, d’une dictature militaire atroce et enfin ces dix dernières années qui ont connu l’émergence d’une classe des politiciens véreux, caractérisés par une telle prédation qu’elle n’a pas hésité de vendre son âme aux étrangers, qui l’ont puissamment armé pour mettre leur pays en coupes réglées, pillant systématiquement et de façon méchante les richesses de leur pays, massacrant sans pitié leurs frères et sœurs afin d’accéder par la force au pouvoir politique . Ces épisodes souvent sanglants ont littéralement détruit et ruiné le pays dont l’infrastructure héritée de la colonisation a été totalement détruite. L’enjeu politique essentiel que l’Anader se fixe pour l’avenir est la reconstruction de notre société totalement détruite. L’Anader veut en fait faire de notre société une démocratie d’adhésion et de participation, basée sur l’engagement actif des citoyens dans le cadre d’un contrat librement consenti. Chaque citoyen doit être titulaire des droits imprescriptibles mais il doit également avoir des devoirs vis-à-vis de la société afin d’être en même temps acteur de son propre destin et aussi compagnon de route du destin de tous. Ce contrat d’adhésion citoyen garantit que les pouvoirs publics prennent les mesures nécessaires pour que chacun dans la société puisse bénéficier effectivement de ses droits. Mais il implique aussi en retour que chaque citoyen s’engage à assumer sa part de responsabilité. Si chacun a droit au respect de sa différence, nul ne doit exercer sa singularité en empêchant celle de l’autre de se manifester. Si chacun a droit à l’intégrité de sa personne et de ses biens, le corollaire est que chacun doit contribuer de manière appropriée au respect de l’intégrité des autres. Si chacun entend bénéficier de la solidarité des autres en cas de besoin, chacun doit, dans le même esprit, assumer sa part dans l’organisation de la solidarité au bénéfice des autres. La démocratie d’adhésion et de participation qui est au cœur du message de des reforme et des changements préconisés par Anader s’enracine ainsi dans le rapport entre les droits et les devoirs du citoyen. Seule une association entre les droits et les devoirs, en sollicitant le meilleur de chacun en solidarité avec les autres, est de nature à reconstruire durablement notre société et assurer les vertus démocratiques. C’est autour de cette association, que l’Anader veut construire pour demain, dans une dynamique de renaissance, une société congolaise qui sera à la fois plus performante et plus solidaire. Cette dynamique de renaissance implique des reformes et des changements démocratiques fondés sur la pratique des libertés individuelles et collectives ainsi que du respect scrupuleux des droits de l’homme pour lesquelles l’Anader propose aux citoyens congolais un contrat d’adhésion citoyenne fondé sur 7 principaux piliers ci-après : 1. Le patriotisme : Comme source du dynamisme collectif pour la reconstruction L’Anader constate que le citoyen congolais est saisi d’un grand doute quant à l’amour qu’il doit porter à sa mère patrie. Il y a en effet beaucoup de contraintes dans notre société qui empêchent l’homme et la femme congolais d’aimer comme il se doit son pays, notamment : la misère, la pauvreté, la faim, le manque des bons soins de santé, le manque des libertés, l’insécurité ... bref il s’installe un profond sentiment d’incertitude quant à leur avenir. Il faudra dès lors libérer l’homme et la femme congolais de toutes ces contraintes, leur redonner confiance en créant des meilleures conditions de vie et d’existence qui leur garantiront la sécurité de l’avenir. Le patriotisme constitue la source du dynamisme collectif pour la réussite de toute action de reforme et de reconstruction du pays car on ne saura rien réussir sans la participation active du peuple mobilisé.
L’Anader affirme la primauté de la valeur inaliénable de la personne humaine et vise son épanouissement intégral. L’Anader pense que le moment est venu de bâtir une société de la pleine dimension humaine, politique et sociale du citoyen, du libre exercice de ses devoirs et de la pleine jouissance de ses droits. Une société où hommes et femmes ont les mêmes droits et devoirs, en toute égalité et dans le respect mutuel. L’idéologie réformatrice qui donne à l’être humain accès à la société de la connaissance qui lui permet d’exercer pleinement sa dimension citoyenne et sa capacité politique. Par la formation et l’éducation, elle l’émancipe, lui donne droit à l’intelligence sous toutes ses formes, forme son esprit critique, lui donne droit à la libre expression de sa pensée, de ses convictions et donne à chacun la possibilité de développer ses capacités. Pour Anader, l’homme a la primauté sur la politique et l’économie, celles-ci constituent des instruments de son développement et de son épanouissement intégral. 3. Un Etat et une puissance publique réformée qui crée la citoyenneté. Il y a longtemps que l’Etat est mort dans notre pays. Il faudra le ressusciter car la notion de citoyenneté ne peut se concevoir, ne peut exister dans une société où les institutions publiques qui ont pour vocation la régulation des valeurs positives (démocratie, bonne gouvernance du bien public, justice sociale, libertés fondamentales, droit de l’homme, sauvegarde de l’intégrité territoriale, sécurité des personnes et de leurs biens.. etc.) fondatrices d’un Etat moderne, ont quasiment disparu. L’action primordiale de l’Anader en perspective des grandes réformes à mettre en place en vue de la reconstruction et du changement de notre société va commencer par la création d’une puissance publique qui va se concentrer sur la création des droits de la citoyenneté, droit à la vie, droit à la liberté, droit à la nourriture, droit à la santé, droit à l’éducation, droit à la sécurité, droit à la différence, etc. ... Il faudra que toute mission de la puissance publique à exercer par les différentes composantes de l’Etat puisse garantir ces droits. 4. Un model social qui favorise la réconciliation sociale et la responsabilité Notre société est minée par d’innombrables fléaux qui empêchent la réconciliation sociale : - La misère La réconciliation sociale n’est possible que si chacun dans la société appréhende l’ampleur de ces fléaux et s’engage d’assumer sa part de responsabilité pour les combattre résolument. La pleine et entière citoyenneté est inséparable de l’effort personnel d’un chacun ; gouvernant comme gouvernés. Le modèle social que préconise Anader est nouveau. Celui-ci est doit garantir la juste répartition des richesses nationales afin d’aider les plus faibles et permettre leur émancipation sans décourager les plus créatifs et les plus entreprenants. Cette volonté va conduire la puissance publique à reconnaître le mérite de l’effort que ce soit à l’école que dans la société. Elle va traiter équitablement les citoyens et permettre à chacun de valoriser ses aptitudes et le fruit de son travail. La puissance publique devra bénéficier des moyens nécessaires pour favoriser l’émergence d’un modèle national de sécurité sociale. 5. Un modèle économique balisé qui favorise l’emploi L’économie de type informel telle que pratiquée actuellement dans notre pays ne pourra jamais contribuer à son développement. La réforme préconisée dans ce domaine consiste à remplacer graduellement l’économie informelle par une économie formelle de marché, productive et de développement. C’est une économie mixte qui est un mariage d’intérêt entre le privé et le public. Cette démarche est une voie obligée pour un pays sous développé tel que le nôtre. La démarche n’est pas imposée. C’est plutôt un partenariat économique libre et contractuel entre partenaires privés et publics qui devrait être développé. Ceci favorisera l’émergence d’une classe moyenne qui manque cruellement dans notre pays et qui bloque ainsi son développement économique et social. Le pouvoir économique ne devrait pas être concentré entre les mains d’un petit nombre d’acteurs qui pourraient se soustraire au contrôle démocratique et abuser de leur puissance au détriment de l’intérêt général. Dans le cadre d’institutions démocratiques, la puissance publique tant au niveau national que provincial et local devra être dotée des moyens de contrôle et de sanction afin d’organiser la saine concurrence et la maîtrise éthique des flux financiers. Les règles bancaires, financières et fiscales à mettre en place par l’Etat devront encourager notamment la création des millions de petites et moyennes entreprises et industries, seuls vecteurs de dynamisme économique et d’emplois. 6. Un socle commun de valeurs L’Anader s’inscrit dans la pratique d’une démocratie qui intègre et concilie pleinement les aspirations individuelles et les besoins collectifs. La citoyenneté requiert un socle commun de valeurs, encore renforcées par : - l’amour du prochain ; 7. Une démarche politique tournée vers l’avenir Attentive aux mutations de la société, l’Anader est un mouvement évolutif permanent. Chaque citoyen a droit d’y participer quelles que soient sa condition sociale, ses origines, ses convictions religieuses. L’Anader entend à tout moment être proche du peuple
et répondre aux préoccupations quotidiennes d’un chacun.
Comme énoncé plus haut, seule l’association entre les droits et les devoirs, en sollicitant le meilleur d’un chacun en solidarité avec les autres est de nature à reconstruire durablement notre société et assurer les vertus démocratiques. Ces droits et devoirs s’expriment par la réalisation des projets concrets dans divers domaines dont notamment : 1. La famille et l’enfant,
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