PREFACE
Bientôt, la RDC verra défiler,
sur les écrans de nos télévisions, d’innombrables
compatriotes animés chacun, d’une certaine ambition
politique. Leurs discours auront un dénominateur commun.
Chacun d’eux vous dira : « Votez-moi ; je m’appelle
Songolo ».
Tout cela est très beau, mais,
au vu de l’état actuel de délabrement
de notre pays, au vu de l’inversion des valeurs morales
et de la perte de tous les repères, on est obligé
de se demander vers où va la République Démocratique
du Congo. De toute évidence en effet, au cours de ces
quarante dernières années, la République
Démocratique du Congo n’a connu rien d’autres
que son mouvement de descente vers la déliquescence
totale. C’est l’œuvre de la politique des
pillages et des détournements impunis.
Il est temps que les fils de ce pays
remettent en question, cette politique inadmissible de pillages
et de détournements, politique paradoxalement banalisée
et convertie en sport national. A ceux qui nous disent votez
pour moi : Nous posons la question de savoir, où ils
étaient lors de la déchéance de notre
pays. N’ont-ils pas figuré parmi les pillards,
parmi les assassins et parmi les bourreaux de ce pays ; n’ont-ils
pas contribué à la tragique et terrible humiliation
de cette République Démocratique du Congo orpheline?
Là où il y avait des centaines et des centaines
d’entreprises naguère prospères, il n’y
a souvent plus que ruine et désolation. On a presque
tout pillé ou tout vendu. Où est passé
l’argent des ventes ? Pourquoi les pillards ne sont-ils
pas en prison ? On voudrait nous faire croire que la République
Démocratique du Congo, « pays pauvre et très
endetté », doit, désormais perdre toute
indépendance économique.
La réponse est : Non à la trahison car, la République
Démocratique du Congo n’est pas un pays pauvre.
Notre pays a été juste victime des pillages
et détournements incommensurables.
Soucieuse de l’avenir de ses enfants, la République
Démocratique du Congo, confiante dans son destin de
grande nation, doit remettre à l’honneur une
politique volontariste orientée vers le plein emploi
et vers un redressement total, opéré dans un
climat d’enthousiasme contagieux et dans le renouveau
national. On est loin de la morosité et de la déchéance
actuelles.
Les candidats de l’ANADER ne
vous diront jamais seulement : Votez pour moi, mais ils vous
diront : votez pour moi car, voici le chemin qu’il faut
emprunter pour le redressement de notre chère patrie
en ruine. Donnons-nous la main pour un travail assidu, à
la hauteur de notre volonté farouche de relever les
défis de l’avenir. Pour l’ANADER, le mot
d’ordre est : un Congo débout et souverain, plus
jamais un Congo agonisant ou même à genou.
Devant la ruine de la maison paternelle,
un enfant digne n’a qu’une solution : reconstruire
! On ne reconstruit jamais lorsque l’on tolère
en même temps les pillages, la corruption et les détournements.
D’entrée de jeu, l’ANADER
vous dit ; tolérance zéro devant la corruption
et les détournements. Le trésor public est,
pour tout le monde, un bien sacré.
La transparence et l’orthodoxie financière acceptées
par tout le monde sont, pour la République Démocratique
du Congo, l’unique voie de sortie.
Dans son intégralité,
le projet de société de l’ANADER contient
363 articles développés sur plus au moins 400
pages. Le texte ci-après, en est un résumé.
R. KUMBU-ki-LUTETE
Président
National de l’ANADER

AVANT-PROPOS
Chers lecteurs,
La confection d’un projet de société,
qui soit à la hauteur des nombreux problèmes
auxquels une RDC en complète déliquescence,
doit faire face, est un problème extrêmement
complexe. Nous l’avons abordé en toute humilité
et en toute candeur.
Il est clair, que le texte, outre les nombreuses
fautes de frappe que vous aurez l’obligeance de nous
signaler, comporte des graves lacunes et même parfois
de nombreuses erreurs de perception ou d’information.
De peur que nous ne portions préjudice à qui
que ce soit, nous vous demandons également de nous
signaler ces erreurs car, ce qui compte aux yeux de l’ANADER,
c’est la volonté de dire la vérité
et jamais celle de nuire à qui que ce soit, par des
insinuations malveillantes.
C’est dans cet esprit, que le texte,
jusqu’ici à usage strictement interne, n’est
pas porté à l’attention du public. Il
a été publié en trente exemplaires. Aucun
de ces derniers ne doit circuler en dehors du cercle restreint
constitué par les membres du staff de l’ANADER.
Une plus ample diffusion, ne pourra se faire qu’avec
l’autorisation du Président de l’ANADER.
Cette opération de diffusion appelle plusieurs préalables
notamment : les critiques, suggestions et observations diverses
émanant des éminents lecteurs que vous êtes.
A la fin de cet ouvrage, vous trouverez huit
pages blanches. C’est à votre attention qu’ont
été réservées ces pages. Nous
vous prions de les remplir et de les faire parvenir au siège
de l’ANADER (Kadjeke, n° 1178, Lemba), dans un délai
qui ne devait pas excéder les deux semaines.
Quand bien même le texte aura été
corrigé par tous les membres du staff de l’ANADER,
il comportera encore, bien des lacunes car, la RDC est immense,
sa diversité socio-culturelle ne peut certainement
pas être appréhendée par une trentaine
de personnes. Puisqu’aux yeux de l’ANADER, la
Reconstruction du pays est l’œuvre de tous les
fils du pays, il faudra que les huit pages vierges précitées,
demeurent définitivement afin que chacun de nos lecteurs
futurs puisse apporter son point de vue.
En attendant vos remarques, nous vous prions
de recevoir, chers lecteurs, l’expression de nos sentiments
les meilleurs.
La Rédaction
0. PRELIMINAIRE
Jusqu’au début
de 1960, le Congo Belge est une puissante machine économique.
Ce système fonctionne principalement pour l’intérêt
Belge. Les congolais sont pratiquement mis hors circuit lorsqu’il
s’agit des activités relatives aux réflexions,
à la conception et à la planification de l’activité
de toute cette grosse machine.
Rien d’étonnant qu’avec l’indépendance
bâclée de juin 1960, le Congo Indépendant
va se retrouver en pleine désorganisation.
C’est exactement ce qui arrive à un organisme
privé de cerveau.
Ce résultat semble avoir été longuement
anticipé par certains milieux du pouvoir colonial,
puisque la première université congolaise ne
s’ouvre qu’en 1954 et ce n’est même
pas une université officielle.
Le temps de chercher les coupables
est largement dévolu.
La République Démocratique du Congo doit résolument
se prendre en charge et découvrir les moyens de corriger
les manquements du passé.
Une seconde cause de l’effondrement
du système est à chercher dans l’arrivée
d’un pouvoir prédateur qui va livrer le pays
à une véritable coupe réglée.
Voilà le pays entré dans la sombre tragédie
des pillages impunis et des pratiques administratives dont
les congolais ne pouvaient attendre que le résultat
que l’on connaît aujourd’hui : l’irrésistible
descente vers la déliquescence( de la machine socio-économique
et vers l’inversion des valeurs qui a tant profité
et profite encore aux pouvoirs qui se sont succédés
jusqu’à ce jour.
L’ANADER propose dans
son projet de société une réflexion visant
à parler vrai, c’est-à-dire une approche
prenant pied sur la souffrance réellement vécue
par le peuple congolais, tragédie que d’aucun
chercherait à masquer, de peur que la population ne
remonte vers la recherche et l’identification des vrais
coupables.
Si on masque les faits et la réalité du drame
vécu au quotidien par les congolais, comment peut-on
proposer des solutions crédibles ?
Peut-on, à partir d’un faux diagnostic, espérer
guérir un malade ?
Puisque l’analyse des
faits (voir manifeste) conduit à des polémiques,
et que le temps nous imparti est limité, notre projet
de société quoique fondé sur la réalité
vécue s’est cantonné à la recherche
des pistes conduisant vers cette dynamique de la renaissance
qui fait si cruellement défaut au peuple congolais.
Rien d’étonnant, qu’au cours de ces 40
dernières années, la République Démocratique
du Congo n’ait pas connu, au sein de ses hommes d’Etat,
l’existence d’une quelconque volonté politique,
en matière de développement socio-économique.
En conséquence, l’ANADER prône la mise
en place d’une dynamique de renaissance, entretenue
au vécu quotidien, dans chaque secteur, par les actions
concrètes soulignées ci-après dans le
présent texte. Chacun des domaines se termine par une
série de recommandations pratiques. Pour des raisons
de limitation, le nombre de domaines retenus a été
volontairement réduit. Le nombre de recommandations
également a été limité, dans chacun
des secteurs. Un travail plus exhaustif a été
réalisé.
Il porte notamment sur un plus large éventail de domaines
de l’activité socio-économique du pays.

1.
PLEIN EMPLOI
A. Réalité d’aujourd’hui
: beaucoup d’entreprises de l’Etat ont disparu
sous le coup des pillages, d’autres ont été
vendues sans que l’on voie l’argent. La conséquence
est que le peuple congolais tout entier est virtuellement
au chômage. C’est une situation potentiellement
explosive.
B. Objectif : mobiliser le
maximum des fonds pour recréer les emplois, ce qui
implique une véritable croisade contre les détournements
impunis. Seule la République Démocratique du
Congo peut résoudre son propre problème en privilégiant
les emplois créateurs des richesses d’où
PME, TPE, ce qui implique une rééducation radicale
en faveur de l’éclosion et du développement
de l’esprit d’entrepreneuriat : micro-crédits,
systèmes d’encadrement et de gestion des ressources
financières.
C. Action concrète
L’ANADER préconise
:
La mise en place de plusieurs
formes d’actions éducatives orientées
vers l’implantation progressive d’une civilisation
tournée vers le développement de l’esprit
d’entrepreneuriat.
Ces actions utiliseront massivement les radios, les chaînes
de télévision locales, les écoles à
tous les niveaux, la presse écrite, sans oublier la
mise en place et l’organisation de cours de formation
permanente. Les bénéficiaires d’un éventuel
crédit devront avoir suivi avec succès une formation
à la carte (bien précise).

2.
AGRICULTURE
Réorganiser l’agriculture,
avec un regard sur le libéralisme, car ce secteur a
besoin : de créativité, d’innovation,
d’imagination, de vision et d’enthousiasme. Autant
de qualités absentes dans une administration classique,
habituellement enlisée dans une routine étouffante.
L’agriculture, avec un minimum d’encadrement administratif,
réalisé par des organismes qui sont eux-mêmes
des PME, doit, dans chaque province s’exprimer en terme
des milliers des PME et TPE. Kinshasa est aussi une province.
A côté des PME, les gagnes petit doivent rechercher
la qualification pour une TPE (Très Petites Entreprises),
dont la mise en place ne requiert qu’un micro-crédit.
Quant aux PME d’agriculture,
leur champ d’action ne devrait pas dépasser les
25 hectares réellement mis en valeur. On évitera,
par tous les moyens, les phénomènes d’immenses
domaines non exploités.
(-) Actions concrètes
Compte tenu de l’état
d’oubli généralisé, dans lequel
est tombé le secteur agricole,
L’ANADER propose :
1. La mise en place de plusieurs
petites unités cinématographiques ayant pour
objectif : la création d’images incitatives orientées
vers le secteur agricole et vers une vision aussi ambitieuse
que possible de l’agriculture de demain, à travers
toute la République Démocratique du Congo. Au
fil des semaines, et dans chaque province, ces groupes doivent
éditer de nouvelles séquences télévisuelles
ainsi que de nouvelles brochures destinées aux actions
éducatives. Au sein de ces unités, fonctionneront
des équipes pluridisciplinaires constituées
d’agronomes, de pédagogues, d’architectes
paysagistes, d’ingénieurs en construction, etc.,
sans oublier les spécialistes dans l’art de générer
les images attrayantes, capables de susciter une forte dose
d’enthousiasme.
2. Une équipe constituée d’économistes,
de commercialistes, d’agronomes, d’ingénieurs
spécialisés dans le secteur du transport routier
et fluvial, devra réfléchir sur l’identification
des ressources financières susceptibles de financer
dans chaque province un nombre bien défini des PME
ayant une période d’immobilisation ne dépassant
pas les 4 mois.
3. La gestion des crédits
: Les crédits ne sont accordés que étape
par étape pour éviter les dérapages.
En plus, seule une réelle croisade contre la corruption,
sous toutes ses formes, et contre les détournements
impunis, peut donner un sens réel à cet effort
de mobilisation et de gestion rationnelle des ressources financières
destinées aux PME et TPE
4. Des équipes d’encadrement
des actions de suivi, réparties dans chacune des provinces
sont chargées de surveiller étroitement le suivi
comme l’état d’avancement de projets en
cours. C’est, entre autres, le rapport de ces équipes
qui conditionne le financement des étapes suivantes.
Ces équipes suivront aussi étape par étape,
le financement effectif de chaque PME retenue. Parmi ces PME
doivent figurer les PME d’actions d’accompagnement
(gestion de motopompe, de petites machines de labour, gestion
d’engrais naturels et des travaux de stabilisation de
sols, etc.)
5. Des équipes d’encadrement
des récoltes et de récupération des fonds
avancés à la PME travailleront à la canalisation
des opérations financières de récupération
des dettes, par exemple 10% de la récolte, jusqu’au
moment où tout le crédit aura été
remboursé. Dans la suite, la PME ou la TPE n’est
plus astreinte qu’au payement de service d’encadrement
obligatoire (par exemple, arrosage obligatoire là où
il exige l’avis des agronomes).
6. Les fonds remboursés
rentrent pour une large part au bureau d’identification
des ressources financières.
Pour la mise en route effective des actions concrètes,
des cellules d’études spécialisées
dans la gestion et dans le financement de projet feront des
propositions concrètes.
L’Etat s’abstiendra de toute tentation de dirigisme
en faisant confiance aux lois de la libre entreprise. Toutefois,
la bonne gestion des crédits consentis et l’augmentation
de la richesse de l’Etat par la création des
emplois, continueront à faire l’objet de son
souci.
N.B.
Après le remboursement intégral des crédits,
viennent les taxes (à estimer), de l’ordre de
2% de chaque récolte. Une attention toute spéciale
doit être portée sur l’administration des
différents services dont certains tenteront, par tous
les moyens, de favoriser des PME ou TPE appartenant à
des personnes connues ou leur ayant avancé de l’argent.
Autant de pratiques désastreuses responsables de l’image
dévalorisée dont la RDC est victime depuis près
de quarante ans. Des remèdes astucieux devront être
mis en place.
7. Un renouveau exceptionnel au sein de l’INERA : chacun
de ses instituts doit être correctement équipé
en matériel agricole, en villas et en laboratoire équipé,
selon les spécificités de la région desservie.
Chaque centre doit comporter, en faveur de ses propres chercheurs
et en faveur de la population environnante, un noyau de formation
permanente, une école de formation permanente organisée
en un grand nombre de sessions selon les besoins des PME et
TPE environnantes. C’est aux centres de l’INERA
que revient la politique de recherche et développement
des nouvelles semences ainsi que celle de la promotion des
semences qui se seraient imposées par leur qualité
: rendement, résistance aux maladies, qualités
nutritives, résistance aux conditions climatiques,
etc. C’est à ce centre que revient la responsabilité
d’élargir sans cesse le spectre des techniques
de transformation, de conservation et de diversification des
produits alimentaires. En principe, chaque province doit posséder
un centre de l’INERA. Pour des raisons d’efficacité,
ces centres doivent jouir d’une forte dose d’autonomie
financière.
8. L’ANADER exige que
chacun de centres de l’INERA prenne, au bout de 6 mois
au plus tard, l’allure de la station de NGIMBI à
l’époque de la MIDEMA. Les bons exemples, d’où
qu’ils viennent, doivent nous servir de leçon
pratique. C’est dans cet ordre d’idées
que les stations de l’INERA, comme les facultés
d’agronomie pourront créer chacune un minimum
de 100 PME dont la gestion technique et financière
devra être étroitement surveillée par
un conseil d’administration approprié. La finalité
de tout centre de recherche est d’accéder à
l’excellence scientifique grâce à la qualité
de recherches menées. Par-dessus tout, ces PME créées
par les centres de recherche doivent constituer, pour toute
la région environnante, la grande école de formation
à la maîtrise d’une agriculture moderne,
compétitive et à l’initiation à
cet esprit d’entrepreneuriat dont l’absence totale,
est l’une des causes principales de la déliquescence
des Etats africains.
9. Pour l’ANADER, l’excellence
doit être intimement associée au niveau du matériel
offert aux chercheurs. En effet, tant que le chercheur congolais
n’aura pas trouvé dans notre pays, les conditions
offertes à ses homologues des pays étrangers,
la République Démocratique du Congo ne pourra
que continuer à déplorer cette gangrène
qu’est la fuite de cerveaux. Il est clair que l’Etat
congolais n’aura pas facilement les ressources financières
suffisantes. Par contre, à mesure que le centre améliore
ses propres recettes, qui ne devront jamais être volées
par un quelconque Ministre de tutelle, cadres supérieurs
ou autres personnes rusées, les conditions matérielles
des chercheurs, des cadres techniques et des agents administratifs
pourront changer et d’une manière exceptionnelle
jusqu’à atteindre, voire dépasser pour
les chercheurs, le niveau des homologues étrangers,
et ceci dans n’importe quel pays. Lorsque ces conditions
sont réunies, le centre, déjà au point,
pourra régulièrement inviter, à ses frais,
divers chercheurs ou techniciens étrangers, capables
d’initier un nouveau savoir-faire à la pointe
du progrès. Ce qui vient d’être dit, pour
les centres de recherche en agronomie, devra être imité
et adapté par tous les autres centres de recherche
ou d’enseignement supérieur et universitaire,
compte tenu, bien entendu, de la spécificité
d’un chacun. Un centre de recherche ou d’enseignement,
comme on vient de le souligner ci-dessus, ne devrait jamais
compter uniquement sur la contribution de l’Etat. Il
doit se battre et prendre une part active à l’esprit
de conquête qui doit caractériser le vécu
quotidien de chacune des PME et TPE, à travers tout
le territoire national. C’est cela une civilisation
des pionniers.

3. ENERGIE ELECTRIQUE
La course aux investisseurs
ne doit pas devenir une course à la recolonisation.
Pour un développement harmonieux et durable, la RDC
doit être propriétaire de son important secteur
du potentiel hydroélectrique. Tous les projets relatifs
à ce domaine, doivent être renégociés.
La RDC doit en être propriétaire à au
moins 70%.
Le siège social sera obligatoirement implanté
à Kinshasa. Compte tenu du développement du
phénomène des OPA (Offres Publiques d’Achat),
l’Etat congolais devra sérieusement revoir sa
législation et verrouiller pour très longtemps
ses entreprises majeures (cela se fait même dans un
pays comme les Etats-Unis). A la moindre inadvertance en effet,
tout aura été acheté par des entreprises
étrangères dont l’unique but est le profit,
indépendamment de l’incroyable misère
de notre population. C’est une misère que ne
connaît aucun de ces pays donneurs des leçons.
Dans la révision des anciens contrats, ceux qui se
sont octroyés des avantages personnels au détriment
des intérêts du pays, n’auront qu’à
s’en prendre à eux-mêmes car, il faut mettre
fin aux pillages.
D’où la République Démocratique
du Congo va-t-elle tirer tant d’argent pour financer
sa participation dans la création ou dans le développement
des entreprises d’électricité? Une République
Démocratique du Congo guérie des pillages impunis,
fera des miracles.
Peu de congolais en sont conscients (voir par exemple, les
innombrables contrats miniers, actuellement bradés
par le pouvoir).
La sauvegarde de la forêt
est une grande urgence pour la République Démocratique
du Congo et pour l’Afrique toute entière.
A l’horizon 2050, la République Démocratique
du Congo doit posséder plusieurs centaines de barrages
hydroélectriques, ce qui suppose beaucoup de forêts,
d’où l’interdiction de l’exportation
du bois congolais. Etre strict dans ce domaine, est la voie
incontournable vers l’enrichissement de la République
Démocratique du Congo par une maîtrise exceptionnelle
de l’énergie électrique. Ainsi limiter
la coupe de bois au seul besoin domestique, créer par
contre, dans chaque province, y compris Kinshasa, au moins
200 PME spécialisées dans la sylviculture, devient
une impérieuse nécessité. Si une telle
politique est réalisée jusqu’à
l’horizon 2050, la République Démocratique
du Congo aura, pour une large part, banalisé le besoin
en bois, pour bien des pays demandeurs. Encore qu’elle
aura entre- temps largement augmenté son savoir-faire,
pour ne plus jamais exporter des grumes mais plutôt
des meubles.
Avec une telle valeur ajoutée, le prix de notre bois
aura été multiplié au moins par 10. En
vue de promouvoir sa politique de sylviculture, la République
Démocratique du Congo doit solliciter des fonds non
remboursables ou fonds de contre partie.
En effet, les pays industrialisés,
en contribuant massivement à la pollution de l’atmosphère,
qui ne cesse de s’encombrer de gaz à effet de
serre (CO2, composé azoté, etc.), trouveront
tout à fait normal de participer financièrement
aux activités d’une dépollution ne serait-ce
partielle. C’est la multiplication de ce genre d’actions
progressivement étendues, si possible à tout
le continent africain, et à d’autres parties
du monde, qui contribuera à réduire, pour toute
notre planète, les menaces de sécheresse exceptionnelle
analogue à celles qui affligent actuellement l’Afrique
de l’Est (Djibouti, Ethiopie, Somalie, Kenya, sans oublier
le Malawi), où près de 11 millions de personnes
sont en danger de mort et où plusieurs dizaines de
milliers d’animaux encourent le risque d’une extinction
pure et simple. Il s’agit d’une catastrophe humanitaire
et d’un désastre économique irréparable.
Avec une bonne gestion des ressources forestières africaines,
notamment des ressources congolaises, des réserves
fourragères peuvent être exportées (échanges
commerciaux), notamment vers les pays du Sahel.
L’eau peut également être fournie à
qui de droit, à des faibles taux le m3. Selon certains
spécialistes, en effet, la République Démocratique
du Congo recèlerait près de 62% des ressources
d’eau douce de toute l’Afrique et 47% de toute
la forêt tropicale africaine.
C’est un capital dynamique qui dépend étroitement
de la formule de gestion des ressources forestières
qu’aura adoptées la République Démocratique
du Congo.
Pour que cette eau reste
douce et facilement utilisable, il est indispensable que la
République Démocratique du Congo s’abstienne
de certaines pratiques agricoles. Dans cet esprit, elle renoncera
à l’usage des pesticides, de fongicides et d’engrais
de synthèse. Toutes ces restrictions ont un coût,
puisque les rendements à l’hectare, pourront
être largement inférieurs aux normes internationales
et qu’en renonçant à l’exportation
de ce bois congolais dont la quantité est dérisoire
au vu des besoins astronomiques des pays comme la Chine ou
l’Inde, la République Démocratique du
Congo s’impose manifestement un manque à gagner.
L’heure de la mondialisation, sous peine de sonner le
glas de cette planète, jusqu’ici le seul habitat
de l’humanité, doit correspondre à l’heure
d’une prise de conscience planétaire en ce qui
concerne la limitation des ressources naturelles dont dispose
notre planète.
Si toute l’idéologie
économique se résume à la seule conquête
du plus grand PNB (Produit National Brut) possible ou à
la poursuite du plus grand taux de croissance annuelle, alors
il est clair et net que, sauf prise de conscience dramatique
mais tardive, la planète, en tant que habitat de l’humanité,
tend vers un avenir sombre, d’autant plus sombre que,
malgré le niveau actuel de la science moderne, nous
n’avons toujours pas entièrement maîtrisé
notre planète considérée sous l’angle
d’une grosse machine thermodynamique constamment en
mouvement, à l’intérieur d’un espace
terriblement hostile à l’homme. Une prise de
conscience tardive ne sauverait pas nécessairement
la planète à cause précisément
de la faiblesse des actions de redressement et de l’ampleur
(difficile à mesurer) du désastre déjà
infligé, par exemple, à notre atmosphère
: près de 250 milliards de tonnes de carbone depuis
le début de l’ère industrielle. Pour se
faire une idée de besoins de la Chine en matière
de bois, il faut se rappeler que ce pays, en quelques décades,
a totalement déboisé un territoire grand comme
1,7 fois la République Démocratique du Congo.
Les résultats ne se sont pas fait attendre : des inondations
catastrophiques dont l’ampleur est telle que n’eût
été l’importance des équipements
de l’armée chinoise, la Chine aurait pu, lors
de certaines de ces inondations, connaître des catastrophes
se chiffrant par millions des victimes.
A certaines journées,
on peut compter plus de 20 gros grumiers exportant allégrement
le bois congolais vers le port de Matadi. A l’heure
qu’il est, un territoire comme le Bas-Fleuve traverse
la phase finale d’un déboisement total réalisé
notamment par l’entreprise portugaise SOFORMA. Naïvement,
les exploitants congolais comme leurs collègues portugais,
libanais, belges et ougandais, pensent que les ressources
congolaises sont immenses et qu’il faudrait des années
pour que les effets se fassent sentir.
Ils ont tort, ô combien ! Ceux qui ont l’habitude
de passer en saison sèche par le pont de Matadi, ont
dû remarquer en amont du pont, l’émergence
de certains îlots que l’on n’avait jamais
observé avant 1960. C’est un indice que la République
Démocratique du Congo doit prendre au sérieux.
Le Fleuve Congo, en effet,
en sa qualité de potentiel hydroélectrique éternel,
représente un bien plus important que toute l’Arabie
Saoudite. Que nos pays voisins se fassent soi-disant encadrer,
dans les activités d’une gestion scientifique
de leurs ressources en bois, la République Démocratique
du Congo serait bien inspirée de rester carrément
en dehors de ces projets orchestrés par des Etats gloutons,
car pour elle, la priorité c’est l’augmentation
de la nappe phréatique, sur l’ensemble du territoire,
ce qui se traduira par un débit fluvial plus ou moins
constant puisque le pays a la chance de se trouver à
cheval sur l’équateur.
Le protagoniste de l’exploitation du bois, oublie volontier
de nous signaler que ce bois exporté ne rapporte rien
au peuple congolais.
Un petit exemple, qu’on nous dise combien de milliards
ce bois nous a rapporté en 2005 et à quel projet
ont été affectés ces milliards.
La réponse est claire, du vent et toujours la pauvreté.
La France est l’un des
pays le plus boisé de l’Europe. Comment se fait-il
que nos amis portugais et belges préfèrent venir
couper le bois en Afrique au lieu de s’adresser à
la France ? Lorsque, il y a près de 4 ans, la France
a connu un orage exceptionnel qui a abattu un très
grand nombre d’arbres sur une large partie du territoire
national, nos amis chinois, ont proposé aux français
leur aide, en matière de coupe des arbres renversés.
Qu’on se rappelle, la France, avec raison, avait poliment
refusé l’offre. N’est-ce pas une honte,
dans un pays où il y a tant des chômeurs, de
perdre bêtement tant d’emplois pour charpentiers,
menuisiers, ébénistes, etc.
Avec toutes ces transformations, le prix de revient d’un
tronc de bois peut être multiplié par 10. Pourquoi
la République Démocratique du Congo refuse-t-elle
d’ouvrir les yeux lorsque demain, elle pourra de nouveau
exploiter son bois ?
Aujourd’hui, la priorité est à la remise
en forme du potentiel hydrique de ce pays appelé à
devenir, à l’horizon 2050, une véritable
Arabie Saoudite.
Aujourd’hui, les dégâts du déboisement
sont considérables.
A titre d’exemple, en raison de la sécheresse
qui sévit dans la partie Est du continent africain,
les Lacs Kivu et Tanganyika ont sensiblement baissé
de niveau. Rien d’étonnant puisque sous l’occupation
sauvage que nous connaissons encore, le déboisement
de forêt est une activité entièrement
banalisée.
Les jeunes arbres, étant
des véritables pompes à carbone, pourront contribuer
très sensiblement à l’absorption du carbone
atmosphérique. On peut estimer à près
de 20 tonnes, le poids du carbone atmosphérique utilisé
pour former un Limba âgé de près de 40
ans.
L’ANADER préconise, d’ores et déjà,
la mise en place au Sud de la République Démocratique
du Congo d’une bande forestière large de 5 Km
et longue de près de 2.000 Km. Cela ferait environ
2X109 tonnes de carbone récupéré, si
on prend également en compte toutes les autres activités
de reforestation et ceci c’est pour un laps de temps
relativement court, puisque la vitesse d’absorption
est très élevée, lorsque l’arbre
est encore très jeune, grosso modo, au cours de 10
premières années de son existence.
Une fois bien maîtrisée,
cette activité de sylviculture à grande échelle
devra être suggérée à l’Angola,
bande nord et bande sud, aux états riverains du Lac
Tchad ainsi de suite. Avec une politique intelligente proche
de celle qui a débouché sur les activités
menées par les 5 états riverains de la mer d’Aral,
les menaces climatiques de demain peuvent prendre une toute
autre tournure plus favorable à l’humanité.
Fait étrange, l’Occident
ne s’est jusqu’ici intéressé qu’à
cette classe politique africaine responsable de notre déliquescence.
Cette classe politique est choyée et courtisée.
Pour l’intérêt de toute la planète,
il est urgent d’abandonner cette politique d’Autruche,
car l’intérêt commun de l’humanité
exige déjà une prise de conscience globale et
urgente ainsi que des actions décisives.
(-) Actions concrètes
L’ANADER propose :
1. La création, à
titre prioritaire, d’un centre de recherche en énergie
électrique. En échange des salaires de niveau
international, qui dans ce centre seront la règle,
des conditions rigoureuses, de discipline et d’obligation
de rendement devront être imposées à tous
les chercheurs. Les objectifs de ce centre seront détaillés
dans une brochure séparée. En effet, le centre
veillera à tous les projets de promotion de l’énergie
électrique en République Démocratique
du Congo : vulgarisation, même en milieu rural, de l’électroménager,
transport ferroviaire, véhicules électriques
ou hybrides en milieu urbain. Etude des marchés de
l’énergie électrique à l’intérieur
du pays et surtout dans les pays étrangers. Etude prospective
de la production de l’hydrogène en relation avec
le projet du grand Inga, 70% des actions doivent être
congolaises, et du port en eau profonde à Moanda.
2. La planification de la
construction d’hydrolienne, de muni barrages hydroélectriques,
partout où la construction d’une grande station
de transformation de la haute tension ne pourrait être
justifiée que par des projets industriels conséquents.
3. La construction (ou la
remise en état) des barrages moyens (tels que le complexe
Zongo, Sanga, Mpioka, Sika-matu (Lukula), Mboma-Vondi (Lubuzi),
etc.) dont la production devra être déversée
sur un réseau national à soumettre à
une gestion automatique intégrée (gestion assistée
par un réseau informatique).
4. La création d’un
centre d’études en faveur d’une ligne électrique
de MT (moyenne tension) alimentant chaque tronçon situé
entre deux villes et ceci en vue de promouvoir la politique
d’implantation des communes en gestation et la mise
en place de vitrines de la RDC, sans oublier la construction
de nombreux hôtels. C’est dans ce sens que, pendant
la nuit, tout l’axe routier doit être éclairé
en vue de sécuriser les riverains de l’axe, de
décourager les poseurs de barrières et les inciviques,
toutes catégories confondues.
Des moyens techniques confidentiels rendus possibles par la
présence de l’électricité pourront
être implantés et pourront contribuer de plus
en plus, au fil des années, à la sécurisation
des usagers de la route et des habitants des bourgades encore
isolées.
5. Grâce à la
présence de l’électricité, le long
de l’axe routier, l’ANADER préconise la
mise en place d’innombrables chambres froides positives
et négatives sans oublier les nombreux silos indispensables
à la conservation de certains produits alimentaires
faisant partie du stock de sécurité de la République
Démocratique du Congo. Dans ce domaine, grâce
à une politique importante en matière de sécurisation
des produits alimentaires, la RDC pourra se réserver
la faculté de ne vendre que, lorsque les lois du marché
lui sont favorables ou lorsqu’il s’agit d’aider
un pays en difficulté.
On ne peut que regretter, que lors du Tsunami du Sud-est asiatique,
la République Démocratique du Congo n’ait
apporté (si nos souvenirs sons bons), aucune contribution.
C’est une honte qu’il faudra constamment rappeler
aux générations futures afin que l’on
sache quel a été l’état de la déchéance
de la République Démocratique du Congo.
6. Dans les grandes villes,
il importe d’augmenter très sensiblement le nombre
de cabines électriques moyenne tension.
7. Dès que la SNEL
devient une entreprise soumise aux seules lois du marché
et aux seules directives d’un conseil d’administration
uniquement orienté par les lois de la rentabilité
et de la mise en place en faveur du peuple, d’un produit
adéquat à un prix abordable, dès qu’elle
récupère la pleine maîtrise de ses finances,
on s’attend à ce qu’elle gère scientifiquement
ses réseaux, qu’elle redimensionne ses réseaux
et mette fin aux systèmes de délestage odieux,
etc.
8. Que les responsables des
sociétés techniques comme la SNEL ou la REGIDESO
soient choisis en raison de leur profil scientifique, technique
et moral et non plus pour leur appartenance à la tribu
d’une grande personnalité politique.
9. Que la gestion des grandes
entreprises offrant les services de première nécessité
obéissent aux règles d’une administration
de proximité en créant dans chaque commune,
une ou plusieurs succursales et en multipliant les bureaux
des quartiers, en vue de mieux dissuader les inciviques toujours
à l’affût des services gratuits.
10. Que les recettes excédentaires
de la SNEL servent principalement à l’entretien
permanent des infrastructures, au renouvellement et à
la modernisation de ces dernières.
11. Qu’un léger
pourcentage de recettes serve au financement des actions éducatives
car, idéalement, les diplômés de l’ISTA,
de l’IBTP et de toutes les écoles polytechniques
du pays, engagés par la SNEL, doivent régulièrement
passer par des écoles de formation permanente.
12. Que l’Etat Congolais
recrée dans le meilleur délai, une entreprise
dont la mission est la production des câbles électriques.
13. Dès que possible,
la République Démocratique du Congo doit s’associer
à des partenaires sérieux en vue de créer
une entreprise de production de matériel électrique
sans oublier le secteur de l’électroménager
et celui de la haute technologie.
Il y a une réelle urgence car, la protection du bois,
exige que peu à peu les africains, pas seulement les
congolais, se tournent progressivement vers l’énergie
électrique.
Les ménagères pensent à tort que certaines
préparations telles que celle de la chikwangue exigent
nécessairement un feu de bois. C’est une erreur
à corriger.

4. EDUCATION
Ce domaine représente
l’un des secteurs prioritaires du projet de société
de l’ANADER. Une vraie dynamique de la renaissance doit
orienter ses premiers efforts sur l’éducation
et sur toute la jeunesse, sans oublier la population adulte.
Curieusement, depuis les années 1967, la République
Démocratique du Congo ne construit pratiquement plus
d’écoles, conséquence : la durée
d’occupation journalière des enfants est tombée
de 8 heures à 4 heures, faute de locaux.
Le niveau d’alphabétisation du Congo Belge était
excellent tout au moins sur le plan enseignement primaire
et uniquement pour les garçons. En ce qui concerne
l’éducation de nos filles, la Belgique avait
commis l’erreur monumentale d’oublier ce secteur
à l’exception des écoles ménagères.
Les mesures correctives ne commenceront que timidement à
l’approche de l’indépendance. Aujourd’hui,
sous le coup de la crise socio- économique, le nombre
d’enfants et d’adultes analphabètes ne
fait qu’augmenter.
Pire encore, des raisons
politiciennes ont lancé depuis les années 1970,
une véritable culture de l’illettrisme qui n’a
fait que gagner en force, d’année en année.
Voir culture de la sorcellerie, omniprésence de la
chanson et de la danse. Une culture d’illettrisme ne
conduit qu’à un résultat évident
: la destruction progressive du sens d’humanisme de
chacun des citoyens de ce pays. Lorsque sur nos medias, nous
épinglons surtout la danse, la chanson et les prédications
intempestives, c’est pour déplorer l’absence
quasi-totale des débats portant sur les actions éducatives
ou sur les grands problèmes de notre société.
L’illettrisme ne peut profiter qu’aux protagonistes
de la civilisation du retour vers l’âge de la
pierre : faire danser et faire chanter afin de mieux piller
la population. Et-ce vraiment cela que veulent les filles
et les fils de ce pays ?
C’est une civilisation inventée par ceux-là
mêmes qui sont fondamentalement hostiles à un
Congo qui réfléchit aux meilleures voies et
moyens de sortir de l’actuelle déchéance.
A l’opposé de cette culture suicidaire, si favorable
aux politiciens voleurs, l’ANADER prône surtout
le retour au taux d’occupation de 8 heures de travail
scolaire, aux devoirs exécutés en milieu scolaire,
ainsi que la scolarité pour tous les enfants de 3 à
18 ans, sans oublier les efforts d’alphabétisation
des adultes. Manifestement, de telles actions requièrent
une forte mobilisation des finances et un effort volontariste
de toute la population.
La situation est si grave,
n’en déplaise aux apôtres de la danse,
qu’il faut d’urgence impliquer toute la population.
Aux grands maux, en effet, de grands remèdes. Il faut
construire des écoles à travers tout le territoire
national. Il faut sensiblement améliorer aussi bien
en nombre et en qualité le personnel enseignant. Des
propositions détaillées ont fait l’objet
d’une longue réflexion. A cause du faible pouvoir
d’achat des enseignants et des fonctionnaires, on ne
peut s’attendre qu’à des prestations médiocres,
sans oublier cette corruption qui gangrène tous les
Ministères ; en particulier le Ministère de
l’Education Nationale.
Aux yeux de l’ANADER
et aux yeux de toute la nation bien pensante, la corruption
doit figurer parmi les plus grands ennemis du congolais. C’est
à elle que nous devons la somme des humiliations infligées
à notre pays. Un bon pouvoir d’achat, cela signifie
une lutte sans merci contre les détournements impunis
et contre les salaires astronomiques pour certains barrons.
Cela signifie une conquête volontariste du marché
de l’emploi par la création, dans chaque province,
des plusieurs milliers des PME capables d’augmenter
chaque jour la richesse de la République Démocratique
du Congo.
Rénover l’éducation nationale signifie,
la fin de l’impunité des préfets, des
responsables des établissements et des ministres du
gouvernement, sans oublier tous les acteurs congolais et étrangers,
à quelque niveau qu’ils se trouvent ou qu’ils
agissent. Cela signifie le retour en force de la discipline
mais aussi le retour d’une vie attractive en milieu
scolaire. Cela passe également par une obligation de
nourrir des élèves et des étudiants.
Si les parents sont devenus
pauvres par la faute de l’Etat, ce ne sont pas les enfants
qui doivent être punis par une famine permanente. Donc
l’amélioration de cette situation nécessite
de l’argent et beaucoup d’argent. Pour la mobilisation
de ces fonds, l’ANADER propose également des
pistes insolites comme l’obligation de revenir aux unités
de production en milieu scolaire telles qu’elles ont
fonctionné avant l’indépendance. Tout
n’était pas mauvais à cette époque.
Le changement majeur, est qu’aujourd’hui, les
congolais doivent se prendre en charge et dans tous les secteurs.
Un dictateur disait : « Heureux le peuple qui rit et
qui danse ».
L’ANADER dit plutôt au peuple congolais : «
Mettons fin aux mensonges car dans l’histoire de l’humanité,
aucun peuple ne s’est développé par le
rire et par la danse ». La danse, nous ne sommes pas
contre ; le rire nous ne sommes pas contre non plus à
condition que la priorité soit accordée à
une journée de travail volontariste.
Ayons chaque jour en esprit l’honneur, l’amour
de nos compatriotes et l’amélioration du vécu
quotidien grâce à la sueur de notre front.
L’amour pour nos enfants
l’exige, le congolais eu regard aux richesses naturelles
de son pays, ne méritent pas, mais alors pas du tout,
d’être humiliés davantage et d’être
classés sur la liste des pays les plus misérables
de la planète. C’est cette philosophie que devrait
transmettre en premier lieu nos medias audio et télévisuels.
Aujourd’hui, la réalité semble être
toute autre : tout pour la glorification de la misère,
tout pour la priorité à l’impunité,
tout pour le rire et tout pour la danse.
(-) Actions concrètes
Dans le domaine de l’éducation,
compte tenu de la dégradation causée par 40
ans d’incurie et d’abus de toute sorte, les tâches
sont immenses. Elles s’orientent sur plusieurs pistes.
L’ANADER propose :
1. Que les actions éducatives
soient toutes perçues sous l’angle d’images
de la dynamique de la renaissance de ce pays.
2. Qu’une reprise en
mains de toutes les actions de reconstruction des écoles
et des homes associe toute la population, au moins deux heures
chaque samedi après-midi.
3. Un effort continu en vue
de maintenir dans un état impeccable, l’enceinte
de l’école, les rues, les classes, les locaux
de diverses natures, les sanitaires, etc. Les responsables
d’établissements auront un budget alloué
à cette fin.
La pelouse, qui est un signe indicateur, qui ne trompe pas,
doit être de 1ère qualité. Certains sites
sont abîmés par la simple négligence des
chefs. Ainsi, sous l’indifférence la plus totale,
le Campus de Kinshasa, voit passer sur ses ruelles fragiles,
des gros camions de 40 tonnes ou plus. Au bout de 6 mois de
mise en garde, les chefs d’établissements qui
n’auront pas donné satisfaction, devront être
relevé de leur fonction.
Les écoles privées qui n’auront pas suivi
le rythme, perdront leur agréement. Après 40
ans d’indiscipline généralisée,
il n’ y a qu’une méthode pour faire rentrer
la discipline et l’ordre : la méthode forte.
4. Que la durée d’occupation
quotidienne dans tous les cycles d’enseignement remonte
de 4 à 8 heures. A l’université et dans
les instituts supérieurs, on mettra définitivement
fin aux années académiques rendues interminables
à cause de la non disponibilité des professeurs,
des assistants et des chefs des travaux. Au primaire et au
secondaire, on remontera sensiblement le niveau.
5. Le lancement des plusieurs
PME fonctionnant comme maison d’édition. Les
écoles achètent obligatoirement les livres requis
: un livre par enfant et par sujet. Ne peuvent sortir de l’école
que les livres achetés par les écoliers.
Tous les autres sont propriétés de l’école.
Cette dernière organise des inventaires au moins une
fois par trimestre.
Le livre perdu est payé par le parent ou par le tuteur,
pouvoir d’achat oblige. Pour les différentes
branches, un comité composé de professeurs d’université
et de spécialistes des enseignements primaires, secondaires
et maternels, a la responsabilité de l’examen
des manuels (composés et édités en République
Démocratique du Congo) dont le niveau doit être
au moins international. Toutefois, il faut garder un œil
vigilant contre tout retour en force de la corruption.
Les ministres de tutelle éviteront de s’imposer
dans un domaine qui ne les concerne pas. C’est à
cause de l’ingérence du ministère de l’enseignement
primaire et secondaire que l’enseignement de mathématique,
pour citer un exemple, a été ruiné au
cours de ces 40 dernières années. Toutefois,
les comités chargés de fixer le choix ont, une
fois l’an, devant les remarques critiques des utilisateurs,
l’obligation de se justifier. Dans la plupart des cas,
les membres de ce comité ne peuvent exercer fonction
que durant 2 mandats au plus.
6. Les professeurs d’université
écoulent leurs ouvrages par les librairies universitaires.
On met ainsi fin à la pratique inacceptable de syllabus
d’achat obligatoire. L’université, qui
a le droit d’édition, édite un nombre
d’ouvrage au moins égal au nombre d’étudiants
de la classe concernée.
7. Pour le personnel de l’enseignement
primaire, secondaire et maternel, des salaires qui apportent
à chacun non seulement une réelle motivation
mais aussi une certaine peur de perdre l’emploi. De
la même façon, les barèmes pratiqués
à l’université doivent prendre comme point
d’appui, les barèmes de KASA-VUBU et évoluer
progressivement suivant le niveau des ressources du pays.
C’est la seule façon de mettre fin à la
fuite des cerveaux.
8. L’ANADER recommande,
dans toutes les écoles, un minimum de deux repas supportés
par l’école. Le couvent des prémontrés/Unikin,
n’était en 1960 qu’une modeste petite colline
avec des touffes de graminées. Malgré des débuts
fort modestes, ce couvent a connu une évolution extraordinaire.
A contrario, l’université de Kinshasa, avec un
financement relativement exceptionnel, n’a connu que
pillages : destruction de la zootechnie, bradage impuni de
500 hectares de terre à N’djili Brasserie. Voilà
un exemple de cette République Démocratique
du Congo, ruinée par une classe politique gloutonne,
médiocre et parfaitement égoïste. L’ANADER
recommande pour toutes les écoles ayant facilement
accès au milieu rural, le déploiement d’un
grand nombre d’unités de production classées
en PME ou TPE suivant l’importance. A la tête
de chacune de ces unités, un petit conseil d’administration.
L’école qui est propriétaire reçoit
à chaque récolte, les dividendes nécessaires.
Une bonne partie de ces dividendes doit être réinvestie
dans la croissance ou dans la création d’autres
PME ou TPE. Pour tout le reste, la PME ou la TPE agit comme
une petite entreprise privée dont aucun membre de la
direction de l’école ne devra être président
du petit conseil d’administration.
Les écoles situées en milieu urbain ou en plein
centre extra-coutumier se doteront des structures analogues
à celles que l’on vient de préconiser
ci-dessus : PME et TPE.
C’est à l’école que revient la responsabilité
de gérer correctement ses finances, en vue d’implanter
les unités de production requises. On sait où
nous a conduit les amalgames. Comme toutes les PME et TPE
du pays, ces petites entreprises sont régulièrement
auditées. Tout abus peut se traduire par la destitution
du responsable de l’école, voire même son
emprisonnement. La bonne gestion des deniers publics est une
question de vie ou de mort. Ce n’est pas par hasard
si les hôpitaux congolais sont devenus des mouroirs
: c’est parce que des gredins se sont emparés
des deniers publics.
La politique de PME doit s’étendre à toute
université et institut supérieur. La philosophie
est la même.
Selon l’entendement de l’ANADER, une université
comme celle de Kinshasa, doit posséder un minimum d’un
millier des PME, capables de rapporter chacune une moyenne
de 5.000$ de contribution annuelle. C’est à partir
de ce niveau qui devra d’ailleurs être vite dépassé,
que les congolais pourront dire : nous avons enfin des universités.
En effet, l’université moderne est une institution
qui va coûter de plus en plus cher exigence scientifique
et crédibilité oblige.
9. L’ANADER recommande
un recensement exhaustif et objectif de toute la population
de la République Démocratique du Congo. Contrairement
à ce qu’on a vu récemment, la meilleure
méthode est de partir de la base : village par village,
quartier par quartier, commune par commune, territoire par
territoire.
Le responsable territorial ou communal fera monter son résultat.
Au regard de chaque individu recensé, on retient le
niveau de scolarité, de telle sorte que l’Etat
saura enfin, quelle est la population à soumettre obligatoirement
à l’enseignement élémentaire, réservé
à la jeunesse dans la tranche de 3 à 18 ans.
10. Un accent particulier
sur l’enseignement dans la tranche de 3 à 6 ans
car, c’est à cet âge que le cerveau humain
est le plus malléable et que l’enfant devra maîtriser
la langue maternelle à distinguer de la langue officielle
parlée dans la province. Au cours de ces 3 années
de formation, l’enfant sera parfaitement capable de
maîtriser le réflexe de base de la langue française
tout en devenant capable de communiquer correctement dans
sa langue maternelle.
11. Sur la maîtrise
de la langue maternelle car, à côté de
l’eau et de la forêt, la diversité culturelle
de la République Démocratique du Congo est l’une
des grandes richesses de notre pays.
C’est une véritable course contre la montre.
Chacune de nos langues est la roche mère d’un
grand savoir ancestral et d’une sagesse insoupçonnée.
Un exemple banal est à puiser dans l’ethnobotanique
et dans toutes les connaissances relatives aux plantes locales.
Certaines de ces connaissances, nous n’en doutons pas,
ne sont que des simples bobards. D’autres, par contre,
sont extrêmement précieuses, elles remontent
jusqu’à la nuit de temps et peuvent, sauf négligence
de notre part, rendre des grands services à l’humanité
toute en entière.
Il s’agit de ne pas le perdre définitivement
avec la mort de nos vieux. Un vieux qui meurt est une bibliothèque
qui brûle.
Une langue qui meurt, c’est plusieurs universités
qui brûlent. Les congolais doivent prendre conscience
de l’obligation qui pèse sur chacun de nous :
transmettre aux générations futures, les connaissances
que chacun de nos villageois a reçu de ses parents.
12. Grâce à la
remise en chantier des activités d’édition
scolaire, y compris les éditions en langues vernaculaires,
grâce au retour de 8 heures d’occupation scolaire,
s’organisera pour que chacun des enfants à la
sortie de l’enseignement élémentaire parle
et écrive correctement dans sa langue maternelle, dans
l’une des langues officielles du pays, sans oublier
l’impérieuse nécessité de redonner
à tous les enfants de ce pays, l’ambition et
la joie d’écrire et de parler correctement la
langue française à laquelle s’ajoute désormais
l’inévitable maîtrise de l’anglais
écrit et parlé.
13. Au niveau de l’enseignement
supérieur et universitaire, l’octroi obligatoire
d’une bourse d’études appelée à
prendre en charge tous les frais académiques encourus
par l’étudiant.
14. Recommande la décongestion
des sites universitaires par l’implantation, dans diverses
communes urbaines, de plusieurs sites universitaires ; comportant
notamment des homes, des facultés ou des départements
bien précis et des infrastructures sportives bien définies.
15. Propose la mise en place
d’une politique de logement visant comme objectif, le
retour progressif de la situation initiale de Lovanium : une
chambre pour un étudiant ou étudiante.
16. Dans les homes, le retour
de l’incontournable discipline rigoureuse à laquelle
doivent s’initier les cadres de demain.
17. En vue d’accroître
l’efficacité du système éducatif,
l’amélioration en nombre et en qualité
du personnel enseignant. Ceci passe par des salaires entièrement
revus à la hausse.
18. Un recensement exhaustif,
en vue de quantifier le niveau réel d’alphabétisation.
Le recensement doit remonter à partir du quartier ou
du village.
19. Dans les medias, l’intensification
des actions éducatives : alphabétisation, santé,
entrepreneuriat, agriculture, etc.
20. Un effort soutenu dans
le domaine de l’accès à un enseignement
de qualité, voie obligée du leadership socio-économique
au sein de la région. A ce sujet, l’une des premières
étapes passe par les voies et moyens en vue de donner
à l’examen d’Etat, le statut d’un
test aussi objectif que possible.
21. Des actions soutenues
et diversifiées en matière d’éducation
permanente à tous les niveaux : de l’alphabétisation
au centre d’éducation pour adulte organisée
au sein de chaque université et institut supérieur.
Au niveau le plus élevé, ces enseignements doivent
être financés soit par les entreprises qui envoient
des agents, soit par des fonds spéciaux.
22. Des mesures efficaces
et concrètes, dans le domaine d’une croisade
systématique contre la corruption. Parmi ces mesures,
doit figurer l’amélioration constante du pouvoir
d’achat du citoyen congolais (augmentation des PME,
TPE).
23. Compte tenu de l’ampleur
des tâches et des impératifs suscités
par un retard de 40 ans, au niveau de toute la nation, des
actions de mobilisation des ressources financières
en faveur de cette éducation à remettre sur
le rail.

5. FINANCES
Il ne faut pas être
monétariste pour savoir qu’on ne réussit
jamais à remplir un tonneau dont le fond est largement
troué.
Quoique pensent beaucoup de politiciens congolais, on ne peut
rien reconstruire là où sont installés,
depuis longtemps, des nombreuses filières de détournements
impunis, là où les audits connaissent des domaines
inaccessibles tels que : la Banque Centrale, l’OFIDA,
le Ministère des Finances, sans oublier la Présidence,
etc.
C’est la Banque Centrale qui gère toutes les
finances publiques et non, des structures parallèles
opaques et inaccessibles à l’orthodoxie financière.
La décentralisation de la gestion financière
pourtant dynamisée par un réseau informatique
unifié et jalousement sécurisé, doit
redonner à la commune et au territoire, un rôle
extrêmement important, notamment dans le payement de
certains salaires et dans le financement de certaines PME,
TPE fonctionnant au sein du territoire ou au sein de la commune.
(-) Actions concrètes?
L’ANADER préconise
:
1. L’identification
et le démantèlement de toutes les filières
des détournements impunis. Elle préconise dans
cet esprit, la mise en place d’un système approprié
de collecte des données intéressant toute la
population.
2. L’identification
et la suppression des domaines opaques, inaccessibles aux
audits.
3. L’assainissement
de la Banque Centrale qui doit être réorganisée
et répondre à toutes les normes de l’orthodoxie
financière.
4. Dans la gestion des finances
publiques, la mise en place d’un réseau informatique
sécurisé et muni de tous les garde-fous nécessaires
(experts indépendants de très haut niveau).
5. La responsabilité
des communes et des territoires, pivot des prestations financières
locales.
6. Au niveau de la commune
ou du territoire, plusieurs actions mensuelles obligatoires,
résultant des taxes retenues : entretien et réparation
des rues ou routes (mensuellement, 10 Km des voies et 1 Km
d’égout couvert et de grande section, un home
tous les 3 mois, une antenne médicale tous les 3 mois).
Construction ou remise en état des homes et bâtiments
scolaires ; remise en état ou construction d’hôpitaux
ou d’antennes médicales.
7. La remise à jour
de toutes les pratiques financières de façon
à mettre fin à celles qui sont facilement accessibles
à la fraude. (par exemple, comptable d’état).
8. La remise en route des
banques, caisses d’épargnes de nombreuses structures
de gestion de micro-crédit. Salaires et autres payements
se font par ses structures.
9. Que tous les salaires soient
libérés à une date fixe du mois et pour
tous les services.

6. TRANSPORT, COMMUNICATION ET AMENAGEMENT URBAIN
Le défi colonial
est toujours présent : des trains quotidiens, dans
les deux sens, entre Matadi et Kinshasa. Redynamisation de
tous les autres axes ferroviaires, à doubler et à
électrifier.
Ceci vaut également pour la voie Matadi?Kinshasa.
Remise rapide, en état, des voies ferroviaires abîmées
par la guerre ou méchamment démolies par le
mobutisme.
Les grandes entreprises publiques
doivent se soumettre à toute la rigueur d’une
entreprise privée. Elles ne peuvent en aucun cas devenir
une caisse de secours d’un politicien, quel que soit
son niveau. Leur mot d’ordre doit être : compétence,
rentabilité, créativité, imagination,
vision, en matière de projets d’avenir, dans
tous les cas, contribution à l’enrichissement
de l’Etat Congolais.
Ce dernier, confronté à des tâches immenses,
a besoin de chaque franc du trésor public. On n’accède
pas au grand poste de responsabilité parce qu’on
est ressortissant de telle tribu. On doit y accéder
parce qu’on a le meilleur profil possible.
Les axes routiers comme les
voies navigables, doivent voir naître tout au long de
milliers de fermes et petites structures industrielles construites
avec un soin particulier, puisqu’elles sont appelées
à devenir la vitrine du Congo de demain : un Congo
qui gagne, un Congo qui soit pour tous les citoyens, une source
d’inspiration, un Congo fier et entreprenant, un Congo
décidé à effacer les 40 ans de honte,
d’humiliation, de pillages et d’une médiocrité
désastreuse pour l’Afrique toute entière.
Il faut, enfin, que le Congo soit géré par des
enfants qui aiment profondément leur patrie et leurs
compatriotes, et non plus par des personnes incapables de
percevoir la primauté et la souveraineté de
l’intérêt commun.
Les vitrines doivent être resplendissantes de beauté
et respirer ce vent nouveau d’initiative et de créativité
qui nous a si cruellement manqué pendant 40 ans.
Tout ceci signifie que les axes routiers comme les voies navigables
doivent être parcourus par des lignes électriques,
porteuses de l’énergie indispensable à
toute civilisation moderne.
Le Congo, dit-on, est un
sous-continent. Une réorganisation efficace de ce territoire
n’est possible que si le transport aérien est
réorganisé en réseau drainant les passagers
des aérodromes du territorial vers les aéroports
de chefs-lieux et vers la capitale. Chaque jour, pour chaque
segment, tant que le nombre de voyageur est suffisant, l’axe
doit être parcouru au moins une fois à l’aller
comme au retour. C’est une obligation de cet Etat Congolais
qui a trop longtemps laissé périr les infrastructures
routières et celles des voies navigables. La conséquence
de cette politique volontariste en matière de transport
aérien doit être la baisse très sensible
des tarifs relatifs aux vols à l’intérieur
du pays.
Ce qui signifie que la République Démocratique
du Congo doit abandonner sa timidité maladive uniquement
inspirée par la soif de la corruption qui veut que
priorité soit accordée aux intérêts
des jouisseurs et des pays étrangers. Il faut créer
au sein de ce pays, au moins une société pétrolière
dont la République Démocratique du Congo doit
être propriétaire à au moins 70%. C’est
dans cet ordre d’idées qu’il faut, d’urgence,
implanter une raffinerie à Moanda. Le pétrole
de Mavuma appartient au congolais.
Au lieu d’aller chercher des accords avec des quidams,
la République Démocratique du Congo doit se
mettre à exploiter son propre pétrole. Et les
moyens ? Dira-t-on !
Arrêtons d’invoquer cet argument tant que les
congolais ne se sont pas décidés à lancer
une véritable croisade contre les voleurs impunis,
et il y en a de dizaine des milliers sur le territoire national.
A l’issue de cette
croisade, bien des organismes internationaux, bien des pays
étrangers nous viendront activement en aide. Si les
Etats n’ont pas d’amis, ils ont du moins des intérêts.
Le jour où la République Démocratique
du Congo va se réveiller, en ouvrant enfin les yeux
sur ses propres intérêts et en adoptant définitivement
toutes les règles d’une gestion financière
stricte, bien des partenaires vont chercher à s’associer
à la République Démocratique du Congo
qui sera enfin devenue une partenaire fréquentable,
de nouveau capable de peser sur l’échiquier économique
de l’Afrique.
Avec une société
pétrolière nationale, bien gérée,
il sera possible d’organiser à l’intérieur
du pays, des tarifs de transport aérien en rapport
avec la modicité des moyens financiers du citoyen congolais.
(-) Actions concrètes
L’ANADER propose :
1. De restituer les deux trains
journaliers Kinshasa-Matadi, sans oublier dans les deux sens
plusieurs trains de transports des marchandises, excellent
moyen d’améliorer l’axe routier, de rendre
cet axe inaccessible aux véhicules de plus de 30 tonnes.
2. La remise en état
de toutes les voies ferroviaires méchamment abîmées
par le mobutisme et par les guerres.
3. Que les grandes entreprises
ne soient plus jamais des caisses de secours d’une quelconque
personnalité politique.
4. Que chaque franc généré,
contribue à l’enrichissement du trésor
public.
5. Que le mode d’accès
aux postes de responsabilité soit principalement fondé
sur un profil objectif : compétence, expérience,
intégrité morale, etc.
6. Que tout au long des axes
routiers et voies navigables, naissent de nombreuses fermes
et petites structures industrielles ; construites avec un
soin particulier, car elles ont la mission de servir de vitrine
de cette nouvelle République Démocratique du
Congo qui gagne et devient pour tous une source d’inspiration
; une République Démocratique du Congo fière
et entreprenante. L’enjeu est de taille : effacer les
40 ans de honte, d’humiliation, de pillages, de massacres
impunis et d’une médiocrité désastreuse.
7. Que la gestion du pays
revienne désormais à des citoyens animés
de la grande volonté politique, inspirés par
l’amour, voire la passion pour le relèvement
du Congo et des congolais. Les politiciens mus par l’unique
volonté de s’enrichir doivent être disqualifiés.
8. Que les axes routiers et
voies navigables soient vite parcourus par des lignes électriques,
moyennes tensions.
9. Que les travaux Salongo
portent sur des objectifs spécifiques, au-delà
d’une propreté impeccable de la ville : contribution
à la construction et entretien des routes et des infrastructures
sportives, scolaires et sanitaires de la commune ou du territoire.
10. Que chaque commune ou
territoire, pour augmenter ses ressources financières,
constitue plusieurs PME, TPE (agriculture, élevage,
pisciculture) appelées à décongestionner
le nombre de chômeurs de la commune et du territoire
et à servir de premiers pionniers des communes en gestation.
Ces PME, principalement propriétés de la commune
ou du territoire, contribueront à renflouer d’une
manière sensible les caisses de la commune ou du territoire
(pour toutes les missions et obligations dévolues à
la commune et au territoire, chaque mois, il n’ y aura
jamais trop de ressources financières).
11. Que l’aménagement
des voies navigables urbaines soit confié à
des PME d’ingénierie urbaine (Makelele, Bumbu,
Kalamu, Matete, Tshangu, N’djili, N’sele, etc.),
une PME par projet.
12. L’intensification
du secteur de construction des bateaux (principalement l’ONATRA)
et barges destinés aux navigations fluviales et lacustres.
13. Un accroissement sensible
des activités du chantier naval ONATRA/Boma en vue
de pourvoir le bief maritime :
• En bateau de pêche
fluviale et maritime ;
• En vue de banaliser la navette sur le parcours Matadi,
Boma et Moanda et de révolutionner le tourisme vers
l’océan ;
• Etudier la faisabilité d’un éventuel
déplacement vers le Kakongo du biotope de Mangrove
: grand enjeu écologique et touristique. Par ailleurs,
la construction d’un port en eau profonde ne peut en
aucun cas entraîner la suppression de mangrove dont
on connaît le rôle dans la protection de la côte.
Voire résistance de la côte BIRMANE à
l’agression du Tsunami de 2005. Les voies navigables
du Fleuve Congo, dans sa partie Katangaise, doivent être
relancées et d’une manière particulière,
en raison du potentiel halieutique de la région.
14. Confier à chaque
territoire ou commune, le rôle de construire et entretenir
par mois, un nombre minimal de kilomètre de route,
de rue et d’égout (souterrain).
C’est l’un des critères de compétence
et de pertinence imposé à ces hauts cadres.
(Le point qui vient après, doit renter un jour dans
l’agriculture) : chaque groupe de TPE et PME d’une
contrée, doit être organisé en un système
dont l’un des rôles est d’absorber ou tout
au moins d’amortir les facteurs de risque par exemple,
le manque à gagner provoqué au sein d’une
PME ou ensemble des TPE victimes d’une escroquerie,
d’un éventuel pillage ou d’une calamité
naturelle. Le manque à gagner doit être supporté
par l’ensemble de PME et TPE de la région. En
contre partie, tous ces propriétaires, organisés
en syndicats, s’emploieront si tel est le cas, à
trouver les voies juridiques nécessaires en vue d’exiger
toutes les réparations auprès de la (des) personne(s)
responsables de leur manque à gagner.

7. SANTE
Dans l’une de ces récentes
publications, la célèbre revue britannique médicale
LANCET, fait état du nombre exceptionnellement élevé
des victimes de l’agression rwandaise : entre l’année
1998 et 2004, la République Démocratique du
Congo a perdu plus de 4 millions de personnes. La cause principale
de décès a été, la destruction
quasi-totale de l’infrastructure médicale de
la République Démocratique du Congo.
Dans ce pays, livré
à l’égoïsme et aux pillages au cours
de ces 40 dernières années, l’altruisme
est devenu un mot abstrait.
Conformément à
son approche fondamentale basée sur l’amour de
nos concitoyens, l’ANADER place la santé parmi
les secteurs prioritaires et bénéficiaires des
efforts de reconstruction du pays. Parmi les points relevés,
il faut citer :
? Un relèvement fort
sensible des salaires du personnel médical. La seule
façon de montrer qu’on a fort besoin de ce personnel
est de lui assurer des salaires qui le motivent.
Sans cela, les dépenses consenties en formation des
médecins et des infirmiers ne serviront qu’à
fournir à la République Sud Africaine notamment,
les cadres dont on a tellement besoin au sein de tout pays
pour lequel, la santé de la population est l’une
des grandes priorités de la nation (hélas, tel
n’a jamais été le cas pour la République
Démocratique du Congo indépendante).
? L’ANADER prône
également la construction et la mise en fonctionnement,
dans chaque province, d’un hôpital de référence
appelé à jouer le rôle du moteur, appelé
à entraîner vers le haut, les formations médicales
de la province.
? Progressivement, l’ANADER
doit viser à la construction d’antennes médicales
appelées à exercer la médecine de proximité,
indispensable à cette population sinistrée.
L’antenne, gérée par un infirmier de niveau
A1, est encadrée par un médecin généraliste
appelé à suivre tous les cas nécessitant
une plus grande compétence médicale.
La nouveauté doit résider dans la création,
pour chaque habitant, d’un fichier médical confidentiel
et informatisé.
L’antenne, dont l’ordinateur fonctionne en réseau
avec celui de l’hôpital dont elle dépend,
constitue un outil efficace dans la gestion des malades.
? En effet, la consultation
peut devenir, désormais plus efficace. Le détail
pratique de ce système doit naturellement être
confié aux gens de métier.
? Le personnel médical,
à tous les niveaux, doit être soumis à
un système de formation permanente (notamment dans
les techniques nouvelles). L’amélioration du
capital de savoir-faire dépend considérablement
de la qualité de ce système de formation permanente.
Avec une volonté politique suffisante, certaines maladies
anciennes comme la lèpre, la tuberculose et la maladie
du sommeil, peuvent être facilement éradiquées
voir par exemple pièges à mouche tsé-tsé
de sœurs de Kionzo. D’autres maladies, toutes aussi
dangereuses comme la malaria, la tuberculose, le sida, etc.,
doivent faire l’objet quand c’est possible, d’une
prise en charge totale ou partielle et surtout d’un
large éventail de mesures de protection de la population
encore en bonne santé. A titre d’exemple, les
écoles congolaises n’ont généralement
pas de fenêtres, et quand les fenêtres sont là
avec des vitres cassées, il n’ y a pas des toiles
moustiquaires. La porte d’entrée ne possède
jamais de lanières anti-moustique ayant pour finalité,
la protection contre les mouches et les moustiques. Dans un
complexe scolaire de Mbandaka, tenu à l’époque
par des religieuses européennes, nous avions découvert
des sanitaires d’une propreté toute à
fait exceptionnelle. Un tel exploit passe obligatoirement
par la présence d’une réelle volonté
de disposer, d’une eau abondante disponible en permanence
sans oublier une réelle passion pour la propreté.
Et que dire de l’important facteur de l’eau potable
accessible à toute la population scolaire ou estudiantine.
Est-il vraiment impossible de généraliser l’obligation
de la mise en place d’une infrastructure fournissant
une eau chauffée, filtrée et refroidie ? Là
où l’énergie électrique d’origine
hydraulique est absente, une énergie d’origine
thermique ou d’origine solaire peut être accessible
n’importe où en République Démocratique
du Congo (autant des défis à relever impérativement).
Un dernier volet de la santé des enfants en milieu
scolaire est l’accès à deux repas.
Ce problème est si important qu’une brochure
spéciale y sera consacrée. Pour le reste, un
accent particulier a déjà été
mis sur la nécessité d’un environnement
constamment tenu en excellent état de propreté.
Rien n’est trop beau pour nos enfants. Fait significatif,
dans bien des cas, les dirigeants congolais préfèrent
confier à des pays étrangers, la formation scolaire
de leurs propres enfants. C’est un constat bien triste
lorsque l’on voit le niveau de délabrement de
nos écoles.
Que le peuple congolais se fasse une idée précise
de bien de politiciens désireux de solliciter sa confiance,
à l’issue de la campagne électorale.
? Grâce à l’installation
d’un réseau d’antenne médicale de
plus en plus dense, grâce à une banque des données
médicales de mieux en mieux alimentée, la République
Démocratique du Congo pourra rapidement se placer en
position utile en matière de statistique médicale,
en matière de lutte contre les endémies et contre
toute nouvelle forme d’épidémies qui viendraient
à s’installer dans une région de la République
Démocratique du Congo.
? Les facultés de médecine
comme les écoles infirmières, doivent être
modernisées et alimentées en équipements
d’une technologie en relation avec le 21ème siècle.
Il en va de même des hôpitaux de référence
et de toutes les cliniques appelées à recevoir
un grand nombre de malades.
? Etant donné que le
médicament n’est pas un bien commercial banal,
il importe de ne pas se laisser leurrer par les illusions
du libéralisme sauvage. Il faut acheter auprès
des meilleures firmes pharmaceutiques. Il faut cesser de s’approvisionner
à la sauvette, auprès des certaines entreprises
réputées pour la légèreté
avec laquelle elles traitent les médicaments.
(-) Actions concrètes
L’ANADER recommande
:
1) La mise en place d’un
bureau d’études spécialisé dans
le domaine médical. Son objet principal est d’aider
à hiérarchiser les priorités touchant
au domaine de la santé, d’identifier les stratégies
nécessaires à la mobilisation des fonds exceptionnels
indispensables à une relance crédible d’un
secteur abandonné depuis bientôt 40 ans.
2) Réunir les modalités
pratiques de la mise en place des cliniques de référence.
3) Astreindre chaque radio
et chaque télévision à consacrer, aux
heures de forte audience, une émission d’au moins
20 minutes consacrée à la priorité santé.
L’émission, soigneusement préparée,
soit par l’école de santé, soit par une
clinique de référence, soit enfin par un groupe
de médecins à la notoriété reconnue,
doit, par sa simplicité et par sa pertinence, retenir
toute l’attention de la population, sans jamais verser
dans la publicité de tel ou tel médecin ou dans
le spectaculaire en exubant des opérations à
l’issue desquelles, le spectateur n’a rien appris.
L’objectif évident de ces émissions portera
sur une meilleure connaissance du corps humain, sans jamais
choquer la pudeur africaine. Par voie de conséquence,
ces émissions viseront la médecine préventive
si importante dans un pays encore pauvre et ignorant.
4) Régulariser et intensifier
la campagne visant l’éradication de certaines
maladies en voie de contrôle à l’époque
coloniale : lèpre, maladie du sommeil, tuberculose,
etc.
5) Intensifier et régulariser,
les actions de lutte contre la malaria et les maladies diarrhéiques
: généralisation de la moustiquaire imprégnée,
de toutes les pratiques d’hygiène visant à
l’élimination de nids de moustiques. Notamment
par l’élimination des caniveaux ouverts, progressivement
remplacés par des caniveaux souterrains ne donnant
aux moustiques aucun passage vers l’extérieur.
6) Mesure de suppression radicale
des « tunnels », actuellement à la base
d’innombrables abris pour moustiques, rats criminels
et mœurs douteuses. L’arrière court d’une
parcelle se termine obligatoirement par un mur, à moins
que l’on habite en zone rurale, cas du Campus Universitaire,
ou en zone non encore urbanisée. En milieu scolaire,
introduire une lutte systématique contre les moustiques
; toile moustiquaire aux fenêtres, lanières aux
portes.
7) La lutte ouverte en faveur
d’une eau potable, bouillie, filtrée et refroidie,
ou mieux encore, on peut progressivement alimenter un ou plusieurs
quartiers au moyen d’une pompe locale aspirant l’eau
à partir d’une très grande profondeur,
120 m ou plus bas.
8) La grande maladie émergente
qu’est le sida, mérite une campagne permanente
en faveur de l’accès à une trithérapie
crédible et à tous les médicaments génériques
accessibles sur les marchés, sans oublier les analyses
médicales habituellement associées à
ce genre de traitement (charge virale, etc.). Mais l’éducation
de la jeunesse et de toute la population reste la meilleure
piste.
9) Rendre obligatoire en milieu
scolaire la pratique de deux repas quotidiens.
10) Vulgariser une diététique
nouvelle, fondée sur l’obligation, de l’exercice
physique quotidien pour tous, l’accès, pour chacun
a au moins un fruit, la vulgarisation de régime favorisant
davantage les légumes et les poissons frais. En relation
avec les PME d’agriculture et de pisciculture, encourager
la mise en place d’une grosse industrie nationale de
production de jus des fruits naturels, appelée à
remplacer progressivement certaines boissons (sucrées)
déjà pointées dans leurs pays d’origine
comme étant l’une des causes de cette maladie
émergeante qu’est l’obésité.
Encourager une plus large abondance du poisson frais commercialisé
suivant des conditions respectant les règles d’hygiène.
La vente du poisson frais exige obligatoirement une Infrastructure
frigorifique appropriée.
Que d’opportunité de nouvelles PME et TPE spécialisées
en la matière. C’est ainsi que les marchés
actuels, conçus pour un autre âge, doivent être
repensés et rééquipés par des
PME spécialisées en chambre froide et en infrastructure
frigorifique.
11) Renforcer les lois interdisant
la publicité de l’alcool et du tabac.
12) Crédibiliser les
analyses des sociétés de surveillance.
Mettre ces dernières à l’abri de toutes
les formes de corruption. Par exemple, dans un pays où
l’hypertension est un sérieux problème,
on conçoit mal la facilité avec laquelle la
République Démocratique du Congo importe les
abats d’animaux ou les croupions de certains oiseaux,
sans oublier certains poissons gorgés d’antibiotiques
et de formol.
13) Pour une nourriture saine,
intensifier les activités de
pisciculture et d’aquaculture. C’est l’une
des pistes appelées à
donner naissance à plusieurs dizaines de milliers de
PME.
Eaux douces, saines, sans nitrite, ni insecticide, signifient
un poisson bio que la République Démocratique
du Congo, sans jamais se laisser tenter par un quelconque
productivisme, pourra facilement écouler sur les marchés
de tous ceux qui se soucient de la qualité de ce qui
tombe dans leur assiette.
14) Les antennes médicales,
encadrées chacune par un médecin généraliste
expérimenté qui passe au moins un jour sur deux,
ont la responsabilité de consultation prénatale
ainsi que l’obligation de réaliser sur chaque
habitant du quartier ou du village, un examen médical
complet portant sur les maladies les plus courantes. Les résultats
individuels alimentent la fiche de chaque personne et rendent
possible la réalisation lente mais progressive d’une
statistique nationale de plus en plus pointue. Le recensement
régulier de la population devient une opération
très simple puisque, l’antenne médicale
fournit quasi en temps réel, les statistiques de décès
et de naissance. La fréquentation de l’antenne
est un devoir obligatoire de tout habitant du quartier ou
du village.
15) Chaque chef-lieu doit
viser l’objectif d’installer dans son hôpital
de référence une aile de médecine High-tech,
c’est-à-dire une médecine de haute technologie.
Pour le fonctionnement de ce service, la République
Démocratique du Congo pourra recourir soit à
ses meilleurs spécialistes logés dans les cliniques
universitaires, soit à des spécialistes étrangers
qui pourront assister leurs collègues congolais, directement,
à l’occasion de certaines missions, soit indirectement
par le biais de progrès le plus récent de la
télémédecine. La politique d’envoie
à l’étranger de certains malades dont
le cas est jugé grave, se butte actuellement à
trop d’obstacles. Car, avec le temps, l’Occident
se prépare à ériger autour de son territoire,
un mur de procédure inexpugnable et que ce genre de
mission coûte inutilement cher en frais d’hôtellerie.
La République Démocratique du Congo devra s’investir
sur toutes les opportunités notamment, en matière
de soins infirmiers et sur l’acquisition de tout le
matériel High-tech nécessaire.
A titre documentaire, il faut rappeler que le Président
KASA-VUBU se soignait régulièrement aux cliniques
Ngaliema.
Il montrait ainsi qu’il avait pleinement confiance dans
les infrastructures médicales de son pays.

8. LA SECURITE NATIONALE
Elle passe obligatoirement
par des soldats et des policiers bien entraînés
et bien payés et qui redoutent de perdre leur emploi
en cas de sanction.
Soutenir une armée de soldats clochards, c’est
placer constamment la République Démocratique
du Congo à la merci des pillards, des brigands de nuit,
des voleurs et surtout à la merci de certains Etats
voisins immoraux et aux appétits gloutons.
C’est l’histoire de notre longue agonie, faite
d’humiliation inacceptable. Nous n’en sommes pas
encore sortis. Pourtant, selon les radios étrangères,
chaque mois, près de 8 millions de dollars de solde
seraient régulièrement détournés.
Si tel est le cas, les détourneurs devront un jour
être traduits en justice, pour haute trahison car ces
messieurs, à bien identifier, sont en partie responsables
de tous les crimes horribles commis à l’Est de
la République, comme un peu partout, faute de disposer
d’une armée bien payée et bien équipée.
Ils ont également une part de responsabilité
dans la mort de plus de 4 millions de congolais et dans bien
des atrocités douloureuses endurées par la République
Démocratique du Congo, tel, par exemple, les 17 femmes
enterrées vivantes dans le Sud Kivu et sans que la
Communauté Internationale ne bronche.
En face de la République
Démocratique du Congo, nos agresseurs ont des armées
bien payées et bien équipées. A la tête
de leurs pays, des chefs nationalistes, relativement dévoués
à la cause de l’enrichissement de leurs nation.
En vertu de ce contexte, la frontière congolaise est
régulièrement violée parce que la grande
République Démocratique du Congo, démunie
de leadership,doit se mettre à genoux et cela dure
déjà depuis plus de 5 ans.
Fait étrange, ces violations de frontière sont
accueillies à Kinshasa par un silence combien surprenant.
Les MUTEBUSI et les NKUNDA comptent, semble-t-il, tellement
d’amis au sein du pouvoir de Kinshasa, qu’ils
ne peuvent courir aucun danger d’une quelconque sanction,
pour les crimes qu’ils ont commis dans les deux Kivu.
La clochardisation des soldats congolais sert une cause évidente
: susciter et cultiver auprès du peuple congolais un
sentiment d’infériorité congénitale
vis-à-vis de certains peuples voisins toujours supérieurs
sur le champs de bataille. Le soldat congolais est-il dirigé
par des officiers nationalistes bien formés et bien
préparés ?
L’intégration de l’armée nationale
qui, de toute évidence, devait constituer une étape
incontournable avant les élections, se butte aux résistances
des seigneurs de guerre. Ils sont si intéressés
à la situation du désordre actuel !
Le peuple congolais veut des élections qui annoncent
une rupture avec le passé, avec ce passé de
sang et de pillage.
Pour sortir de l’impasse
actuelle, il faut commencer par payer et bien payer nos soldats
oeuvrant au sein d’une armée entièrement
rénovée qui aura retrouvé toute sa dignité
et toute sa mission fondamentale de garant de l’intégrité
territoriale et de la dignité du peuple congolais,
sans oublier le rôle de la stabilité de l’Afrique
Centrale.
Aucune de ces ambitions ne peut être raisonnablement
réalisée par une classe politique abonnée
à la priorité de détournements impunis
et à une corruption aux filières omniprésentes.
A titre d’exemple, les acteurs politiques responsables
de la conduite des affaires du pays sont incapables de mener
à bien les opérations, pourtant indispensables,
de brassage de nos troupes. Certains de ces acteurs restent
profondément attachés à toutes les opportunités
d’infiltrer dans l’armée le maximum des
soldats hostiles à la nation Congolaise, pire encore,
bien des acteurs, corruption oblige, gonfleraient volontiers
les effectifs de troupes de leur obédience. Seul un
chef intègre , aimant sincèrement ce pays saura,
avec ses collaborateurs, assainir progressivement l’armée
nationale jusqu’à l’objectif lointain d’une
armée congolaise et républicaine à la
hauteur de ce grand Congo que nous ne voudrons plus jamais
voir à genoux devant des républiques bananières.
Un grand Congo fort, au cœur de l’Afrique doit
constituer le vrai facteur d’une paix et d’une
stabilité durable au sein de cette région du
monde.
La faiblesse de l’armée congolaise est ouvertement
soutenue et entretenue par tous ceux qui perçoivent
la République Démocratique du Congo comme étant
un gros gâteau à partager. Cette ambition ne
pourra échouer que si la République Démocratique
du Congo se dote d’une armée républicaine
dissuasive, mais jamais agressive.
Seul un chef d’Etat nationaliste peut réaliser
cet objectif. Les problèmes pratiques des emplacements
de cantonnement et de toutes les infrastructures de gestion
de cette armée relèveront de mesures pratiques
urgentes que devra mettre en place le chef de l’état
nationaliste attendu par ce pays. Ce contexte devra constituer
l’un des problèmes majeurs de tout son mandat.
(-) Actions concrètes
1) Inciter les congolais à
voter pour des candidats réellement congolais. On ne
peut pas avoir été étranger sur le banc
de l’école et, du jour au lendemain devenir congolais
sans la moindre formalité.
2) Dans les bureaux de vote,
on doit retrouver, repris dans des documents accessibles,
les noms de tous les électeurs enregistrés au
niveau de la circonscription. Ces noms peuvent être
consultés par tous les citoyens de bonne foi.
3) Partout où il y
a une tricherie manifeste, les opérations d’enregistrement
doivent être continuées, on est étonné
de constater que dans les deux provinces constamment troublées
; le sud et le nord Kivu, le taux d’enregistrement sont
supérieurs à 90% alors que dans certains territoires
paisibles du Bas-Congo, ils atteignent à peine le 60
pourcent. Devant l’impossibilité de corriger
en un temps raisonnable toutes les falsifications de certaines
personnalités, l’Assemblée Nationale devra
faire appel aux connaissances de tous nos démographes
et ne pas se laisser piéger par des petits territoires
frontaliers dont la population vient de dépasser, mystérieusement
les millions d’habitants.
4) A l’issue des élections,
certaines frontières entre la République Démocratique
du Congo et ses voisins devront faire l’objet d’une
surveillance électronique conséquente et des
mesures préventives efficaces. Ce n’est plus
avec des fusils poo poo qu’on devra recevoir des clandestins
superbement armés par les ennemis de la République
Démocratique du Congo, mais avec des moyens dissuasifs,
efficaces et à la hauteur.
5) Ceux qui arment et continuent
à armer les criminels responsables, directement ou
indirectement, de la mort de plus de 4 millions de congolais,
devront être dénoncés devant les instances
internationales les plus appropriées.
La République Démocratique du Congo mettra tout
en œuvre pour que tous les coupables soient jugés.
Le silence des
autorités actuelles est pour tout notre peuple un sujet
de consternation. Le sang des congolais est aussi rouge.
Le terrorisme constitue une solution parfaitement inacceptable,
de la même façon, il faut admettre que la justice
a deux vitesses : blanchissant paradoxalement les uns et punissant
sévèrement les autres, est l’une des causes
fondamentales de l’actuel déséquilibre
de la planète.
Pour des raisons purement mafieuses, on tolère des
crimes inacceptables, pendant que l’on trompe allégrement
l’opinion internationale. On fait le deuil de 400.000
morts tutsi, pendant qu’il est politiquement incorrect
de faire allusion aux 4 millions des victimes congolais. Les
aventuriers arrivés en conquérant à Kinshasa,
ont été applaudis comme des héros pendant
que le crime de 100.000 hutu massacrés à Mbandaka
a été assimilé à un fait divers
qu’on ne peut évoquer lorsqu’on veut être
politiquement correct. Aucune politique internationale correcte
n’est possible en Afrique Centrale tant que subsiste
l’actuelle situation des mensonges criminels soigneusement
protégés par l’Occident.
Ce qui se passe en Serbie, ne doit pas être un cas particulier.
Que PINOCHET ait été lâché par
tout le monde, voilà qui est normal car, c’est
un criminel. Il faut que demain, en Afrique Centrale, les
auteurs des crimes et massacres subissent tous les rigueurs
de la loi internationale et quittent le pouvoir. Notre République
Démocratique du Congo ne sera jamais un pays rancunier.
Elle possède, au contraire dans ses cartons, des projets
de coopération qui feront du Rwanda, du Burundi et
de l’Ouganda, trois pays prospères, si toutefois,
nos voisins apprennent, à l’école des
congolais, l’art de vivre convivialement en renonçant
définitivement à toutes les tentations d’implanter
en République Démocratique du Congo, des pillards
tutsi, ou autres, et toute tentative de ce genre, devra être
considérée comme étant un crime rappelant
les événements tragiques de 4.000.000 de morts
; plus jamais ce genre de magouille. Toutes les personnes
impliquées dans cette éventuelle tentative,
seront chassées du territoire national et fichées
définitivement. La République Démocratique
du Congo rejette le complexe de minorité car, dans
cet immense pays, toutes les tribus congolaises sont minoritaires.
D’autres points relatifs à la sécurité
peuvent être suggérés.
On épinglera seulement :
6) La nécessité
de disposer d’une armée et d’une police
nationale, bien payée et très bien équipée.
Seuls des chefs à la nationalité douteuse peuvent
encourager le non paiement de la solde mensuelle des forces
armées.

9. DIPLOMATIE ET AFFAIRES
ETRANGERES
(-) Actions concrètes
L’ANADER recommande
:
1. De relancer les archives
et de se débarrasser des accords bidon et falsification,
signés par les envahisseurs et les ennemis de la République
Démocratique du Congo.
2. L’objectif : stabiliser
les institutions et consolider la République Démocratique
du Congo.
3. De contribuer à
la consolidation des institutions régionales : union
africaine, etc.
4. De promouvoir l’autoprise
en charge du continent africain. D’où, commerce
intérieur
5. Les informations sur chaque
pays étranger.
6. Aux ambassades, une tolérance
zéro vis-à-vis de la corruption, de la magouille
et des détournements impunis, ambassades très
actives dans tous les secteurs. Obligation de donner aux diplomates
un niveau de vie digne de leur rang
7. Un temps de réaction
aussi court que possible entre l’information et la réponse
de l’Etat Congolais. Les services répondant en
République Démocratique du Congo, doivent à
cet effet fonctionner 24h/24. La République Démocratique
du Congo, en raison de sa négligence, est l’un
des pays qui reçoit le moins de bourses, le moins d’aides
et le moins d’opportunités en termes d’emplois
internationaux•. En matière de bourses, il faut
privilégier les formations en République Démocratique
du Congo. La République Démocratique du Congo
doit également auditer la gestion des ONG et dénoncer
les salaires astronomiques perçus par certains expatriés.
On connaît des ONG dont les salaires des expatriés
dépassent 25.000$ pendant que dans ces mêmes
ONG, le congolais le mieux payé a moins de 500$. Dans
tous les cas, veiller à ce que les salaires payés
aux congolais par l’administration congolaise soient
comparables, à très peu de choses près,
à ceux que les ONG payent aux congolais qu’ils
emploient.
Objectif : éviter de faire des ONG, des pompes siphonnant
les cadres congolais les plus compétents.
8. Moderniser et intensifier
la foire permanente de Kinshasa et la doter d’un Futuroscope.

10. STRATEGIES POUR UNE RENAISSANCE DE LA RDC
Il est impossible de donner
une forme concrète au profond changement dont le Congo
a un si grand besoin si l’autorité politique
ne s’implique pas d’une manière volontariste
à remettre en place, la nouvelle culture appelée
à casser, lentement mais sûrement, la désastreuse
culture des anti-valeurs mise en place en République
Démocratique du Congo depuis plus de 40 ans. Un tel
changement, appelle des actions bien visibles, citons :
1. La culture d’une
intégrité morale appelée à corriger
la vieille habitude consistant à banaliser le vol,
le mensonge, la fraude, le retard au travail...
2. Implanter une véritable
culture du temps de travail pour chacun : chaque jour, 8 heures
de travail et non pas 8 heures au travail. Chaque samedi après-midi,
on accordera 2 heures aux tâches d’intérêts
collectifs.
3. La grande ennemie des congolais
est la paresse qui engendre toutes sortes de dérives.
Il faut, partout, des mesures concrètes.
4. Puisque ce pays est le
siège de la plus grande biodiversité africaine,
et que la conservation de cette diversité est une lourde
responsabilité devant l’humanité toute
entière, le congolais doit se prendre au sérieux
et barrer la route à ceux aux yeux de qui, le pouvoir
n’a pour but que les pillages des ressources naturelles
du pays.
5. Cultiver l’idée
de la grandeur de cette République Démocratique
du Congo qui doit se remettre sur les pistes d’une grande
économie, à l’image de ce Congo d’avant
l’indépendance. Par toutes sortes d’images
concrètes, on implantera dans l’esprit des jeunes
et des adultes, la volonté de nous dépenser
chacun en vue de concrétiser l’idéal d’une
grande République Démocratique du Congo. D’abord
l’acceptation d’efforts exceptionnels avant l’avènement
de cette grande République Démocratique du Congo

11. FEDERALISME
L’une des causes
des échecs retentissants qu’a connues la RDC
au cours de ces 45 dernières années, est à
chercher dans la concentration excessive du pouvoir à
Kinshasa.
Pour l’ANADER, le pouvoir
n’a de sens que s’il est au service des citoyens.
Or, pour servir ces derniers, il faut que le service politico-administratif
s’installe aussi près que possible de chacun
des citoyens : c’est une condition élémentaire
d’efficacité et de pertinence culturelle pour
un pays aux dimensions d’un sous continent, pour une
République Démocratique du Congo habitée
par des centaines de tribus.
Dès lors, l’ANADER
propose :
1. Une structure fédérale.
2. Un pouvoir politico-administratif
exercé par un gouverneur et une assemblée provinciale.
3. Ces structures fédérales,
pour des raisons budgétaires évidentes, devront
avoir une taille aussi réduite que possible.
4. L’armée, basée
au sein de la province, est composée de soldats réellement
intégrés, c’est-à-dire provenant
de toutes les parties de la République Démocratique
du Congo. Ces soldats, parfaitement à l’abri
des intrigues provinciales, sont placés sous les ordres
du gouverneur qui, en toute chose, agit en concertation avec
les Ministres de l’intérieur et de la défense
du gouvernement central, sans oublier l’autorité
de l’armée. Ce sont des points à préciser
de telle façon que la République Démocratique
du Congo se trouve désormais à l’abri
des humiliations actuelles et des chantages de certains Etats
voisins aux appétits gloutons.
5. La gestion financière
pour laquelle, la commune et le territoire doivent jouer le
rôle de pivot, doit viser à une forte décentralisation
des activités de payement des salaires et des services,
de création des PME et des TPE. Des structures financières
telles que : les banques, caisses d’épargne et
caisse de crédit doivent rapidement rependre place
dans toutes les communes et territoires. On voit aujourd’hui
à quel point leur suppression a contribué à
la terrible régression du pays.
6. La République Démocratique
du Congo, pour éviter de se retrouver dans la situation
d’une coquille vide, veillera à la solidité
de ses propres moyens financiers et mettra en place les mécanismes
juridiques nécessaires visant à décourager
toutes les puissances financières cherchant à
placer le pays tout entier sous une tutelle inadmissible.
Pour l’ANADER, la priorité c’est l’épanouissement
du peuple congolais.
7. La dynamique de la renaissance
s’exprimera, chaque mois, au sein de la commune ou du
territoire, par des réalisations concrètes dont
nous avons mentionné quelques exemples (10 Km de route
asphaltée, construction d’une école ou
d’une antenne médicale en alternance par semaine,
etc.). Sans ces actions, les intentions du gouvernement ne
peuvent que ressembler aux verbiages que l’on a connus
durant ces 40 dernières années.
8. Au sein de la commune ou
du territoire, fonctionne un bureau spécialisé
dans la mobilisation des fonds destinés à la
création des PME et TPE : le territoire (ou la commune)
crée chaque année, un minimum de 100 PME. Quoique
la difficulté soit considérable, cette tâche
doit être maintenue. C’est ici que des aides non
liées et des crédits remboursables doivent être
sollicités. Toutefois, il faut innover, en matière
d’efficacité des formules de remboursement.
9. Au territoire (ou à
la commune), incombe la tâche de générer
les premières statistiques scientifiques de la République
Démocratique du Congo en ce qui concerne : la santé,
le taux de scolarisation, les infrastructures scolaires, les
infrastructures agricoles, l’élevage, etc. Les
données montent vers la commune ou le territoire à
partir du village ou du quartier. Peu à peu, l’ordinateur
et la télécommunication doivent s’installer
en force au sein de ces entités de base.
A cette fin, l’Etat Congolais doit mettre au point,
un projet national volontariste et à très grande
échelle visant un passage décisif vers la conquête
de la civilisation numérique (Acquisition d’ordinateur
par contrats spéciaux passés auprès des
grands fabricants).
10. La commune ou le territoire
gère son réseau informatique installé
en intranet. C’est dans ce cadre que sont également
gérés les réseaux locaux audiovisuels
destinés au programme d’alphabétisation
et d’éducation à la santé, à
l’agriculture, etc.
11. La commune ou le territoire,
compte tenu de ses obligations mensuelles, reçoit du
gouverneur, un pourcentage approprié des taxes perçues
par la province. D’autre part, les responsables de commune
ou de territoire sont invités à faire preuve
de beaucoup d’imagination en vue de générer
chaque mois, le maximum des fonds : par la modernisation des
marchés locaux rendus de plus en plus attrayants, par
l’organisation de petites loteries bien encadrées,
etc.
12. L’une des plus grandes
défaillances du pays étant la paresse, la jeunesse
féminine ou masculine, doit être rapidement mise
au travail dans le cadre des PME et TPE, génératrices
des nouvelles taxes pour la commune ou le territoire, etc.
13. Les écoles au sein
de la commune ou du territoire réalisent obligatoirement
des travaux de champs, d’élevage et de pisciculture.
En échange de toutes les aides de l’Etat, ces
écoles génèrent aussi des taxes appelées
à renflouer les caisses de la commune ou du territoire.
Il importe de faire attention aux tâches à confier
aux enfants, ces dernières ne peuvent être que
des travaux légers ayant un certain intérêt
pédagogique.
14. Quoique la commune ou
le territoire garde au moins 60% des taxes générées
localement, ces entités de base renvoient vers la province
le reste des taxes.
15. La politique de la reforestation
doit s’activer très rapidement au niveau du territoire
par l’obligation imposée à chaque village,
de planter chaque semaine, au moins un arbre par habitant
: Limba, Wenge, etc.
16. Chaque village, là
où c’est possible, réintroduira des nouvelles
palmeraies uniquement à base de palmiers nains.
17. Chaque territoire ou commune
possède un bureau d’agronomes, d’économistes,
etc. chargé de l’inventaire précis de
la diversité biologique du territoire ou de la commune.
On mettra particulièrement l’accent sur les biotopes
menacés et sur les espèces en voie de disparition.
18. Chaque territoire ou commune
possède en son sein, une unité de tourisme ayant
la responsabilité de construire chaque année,
un hôtel (minimum de 50 chambres) répondant au
Standard National Minimal (SNM). Pour que cette politique
soit possible, l’autorité communale ou territoriale,
doit implanter chaque année, un ensemble d’infrastructures
attrayantes, destinées à recevoir les militaires
et leurs familles affectés dans le territoire ou de
passage vers une autre destination. On sauvera ainsi les hôtels
qui ont une finalité résolument commerciale
et touristique. On ne peut loger à l’hôtel
que si on paie anticipativement.
19. Le territoire ou la commune
aura l’obligation de créer en son sein, plusieurs
pôles d’attraction touristiques (petits parcs
zoologiques et botaniques, petits canaux navigables, petits
belvédères, etc.)
20. Pour magnifier la vocation
d’un pays doté d’un potentiel électrique
immense, chaque territoire ou commune implantera partout où
c’est possible, des nouvelles cabines électriques.
Là où le territoire est trop éloigné,
on créera de petites centrales hydroélectriques
exploitant des chutes de cours d’eau tout à fait
naturelles ou de bassin de rétention.
L’essentiel réside dans la promotion de l’énergie
génératrice d’innombrables unités
de transformation ou de conservation des produits. L’une
des retombées de cette politique énergétique
est la libération des femmes et des filles vis-à-vis
des corvées d’eau et de bois. Peu à peu,
la femme va accéder à cette égalité
de chance vis-à-vis de l’éducation et
de l’alphabétisation
N.B : L’idée
véhiculée par cette conception de la commune
ou du territoire est que, ces deux entités doivent
jouer le rôle de cellules de base. La liste des activités
mentionnées ci-dessus, n’est qu’une liste
indicative appelée à être amplifiée
dans différentes directions, selon les spécificités
de la commune ou du territoire.

12. BUREAUX TECHNIQUES
Auprès du gouverneur
de province, fonctionnent de nombreux bureaux techniques installés
par les différents Ministères : agriculture,
santé, éducation nationale, statistique, recherche
en ressources hydroélectriques et en ressources humaines,
mobilisation des ressources financières,…
Ces bureaux ne prennent aucune
décision. Ils fournissent leurs avis techniques au
Ministère dont ils dépendent et au gouverneur
provincial.
Ce dernier, lorsque les avis techniques sont favorables, et
que les ressources financières les permettent, autorise
le financement des PME, des TPE proposées.
Le Parlement local est régulièrement informé.
Lorsque, pour des raisons d’ordre sentimental, le gouverneur
oppose aux avis d’un bureau, une fin de non recevoir,
il doit se justifier ultérieurement devant le Parlement
local et devant les audits administratifs du gouvernement
central. C’est par ce genre des mécanismes qu’on
réduira progressivement le nombre de comportements
fondés sur des raisons non objectives. Le principe
est que les diverses parties de la province, indépendamment
des tribus, doivent évoluer d’une manière
aussi harmonieuse que possible. Il est évident que
le coin et les tribus les moins avancés bénéficient
d’une certaine priorité, dans le domaine de l’agriculture,
de la pisciculture, de l’élevage, de l’éducation
et de la santé.

13. HABITAT ET URBANISME
Compte tenu : de la
décrépitude de toutes les infrastructures communautaires
qui conditionnent la qualité de l’habitat, de
l’insalubrité d’un environnement infesté,
de l’insuffisance des ressources financières,
de l’urgence des actions et de la nécessité
d’une pédagogie orientée vers la prises
de conscience de toute la population, des actions de masse
du type Salongo doivent être reprises.
En combinant ces actions aux obligations imposées aux
communes et aux territoires (voir obligations mensuelles :
rues, égouts, écoles, antennes médicales,
home des étudiants, etc.), on doit aboutir chaque mois
pour la ville de Kinshasa:
1. A la remise en état
de 240 Km de rues carrossables et asphaltées.
2. A la remise en état
des infrastructures scolaires et sanitaires.
3. A la construction de 4
antennes de santé ou de 4 écoles (en alternance)
par commune.
4. A la mobilisation d’un
fonds communal en faveur de l’habitat dont les appartements
types doivent faire l’objet de plusieurs études
menées au sein des facultés polytechniques de
la République Démocratique du Congo et de l’IBTP
(Institut du Bâtiment et de Travaux Publics). Pour chaque
type d’appartement, on tiendra compte de contraintes
minimales telles que : nombre de m² par occupant, sanitaire
intérieur, eau courante, électricité,
cuisine, toiles moustiquaire aux fenêtres. Pour économiser
l’espace et assainir la ville, on doit privilégier
la construction en hauteur.
Le financement de ce secteur
immobilier, doit avoir pour
objectif de donner à la commune, des ressources financières
de plus en plus importantes et donc des moyens d’investissement
de plus en plus crédibles.
Les cours d’eau urbains
doivent chacun faire l’objet d’une
étude spécifique visant notamment à la
création de très nombreuses voies navigables,
susceptibles de rendre les villes et territoires plus pittoresques,
et plus fluides en matière de circulation locale.

14. LA GRANDE ILLUSION
DE PPTE
Sur cette terre, ceux qui
ne veulent pas se battre pour la conquête d’une
vie digne sur le plan humain, n’ont qu’un choix
: disparaître.
1. Nos partenaires, bien qu’ayant
tiré de l’Afrique des intérêts bien
plus importants que l’argent du plan Marshall, continuent
à étrangler l’Afrique sous le poids du
service d’une dette qui n’a servi qu’à
l’enrichissement des détourneurs impunis.
2. Pour l’ANADER, la
République Démocratique du Congo n’a aucune
raison d’être alignée sur la liste infâme
de PPTE.
Elle a les moyens de rembourser les dettes connues mais en
exigeant prioritairement à l’égard de
tous les détourneurs impunis qui auront été
identifiés, la restitution de toutes les sommes volées
et les sanctions appropriées. Il est ahurissant qu’une
population de près de 70.000.000 de personnes soit
condamnée à la misère abjecte à
cause de la criminalité de près de 5.000 individus.
Il est temps que nos organisations de droits de l’homme
ouvrent les yeux et identifient les auteurs des tragédies
africaines et tirent toutes les conséquences nécessaires
en aidant la République à récupérer
ses droits. C’est autrement plus important que de voler
au secours d’une Afrique moribonde.
3. L’exemple des entreprises
déjà installées en République
Démocratique du Congo est un scandale inadmissible
: elles ne paient pas de taxes alors qu’elles ont été
acquises gratuitement. Rien d’étonnant que la
misère sociale ne fasse qu’augmenter.
4. Compte tenu de ces considérations,
et de la nécessité de recentrer l’effort
du développement de ce pays sur le bien-être
du citoyen congolais, l’ANADER prône la révision
de tous les contrats en vue de récupérer les
intérêts du peuple congolais, partout où
ils auront été laissés. Dans le cas le
plus grave, le contrat doit être purement et simplement
annulé.
5. Dans les secteurs les plus
importants, notamment ceux qui touchent à l’énergie,
un contrat ne peut être retenu que si la République
Démocratique du Congo détient au moins 70% des
actions.
6. Les contrats forestiers
doivent être purement et simplement annulés :
la République Démocratique du Congo, en effet,
doit conserver ses forêts en raison de l’objectif
majeur constitué par le développement de son
potentiel hydroélectrique. Déjà, avec
les pillages des ressources forestières de l’Est
de la République, une rivière comme la LUKUGA
a vu son débit diminuer à un niveau sans précédent.
Si, l’Etat Congolais continue à être géré
avec l’inconscience actuelle, il ne faudra pas 3 ans
pour que la grande rivière LUKUGA tarisse totalement.
Ce n’est qu’un indice qui en cache des milliers
d’autres.
Pour les Etats économiquement puissants, cette République
Démocratique du Congo tant convoitée, cache
une immense forêt aux bois inépuisables.
La réalité est à l’opposé
: la République Démocratique du Congo a une
forêt et des biotopes extrêmement fragiles.
Il faut lui accorder un répit pour une durée
d’au moins 40 ans, il y va de l’intérêt
de toute la planète au sein de laquelle, malheureusement,
certaines grandes puissances économiques sont devenues
paradoxalement anti-écologiques.
7. En ce qui concerne la République
Démocratique du Congo, l’approche PPTE, n’est
qu’un miroir aux alouettes juste bon pour des politiciens
uniquement pillards.
Ces politiciens sont parfaitement reconnaissables par leur
incapacité de réaliser le moindre projet qui
puisse retenir l’attention du pays.
Ces 5 dernières années ont été
significatives à cet égard.
Aux yeux de ce pays, la tâche prioritaire doit porter
sur le développement socio-économique des congolais.
Aussi loin que notre regard puisse porter, nous n’avons
vu aucun pays ayant accédé au rang des pays
développés grâce à l’illusion
de PPTE. Il y a une voie et une seule : sortir du carcan des
institutions de BRETON WOOD et se consacrer à un travail
ardu, régulier et bien concerté, loin de sentiers
de la danse et des chants, loin des prédications qui
s’éloignent si dangereusement du merveilleux
chemin tracé par Saint Paul : « Celui qui ne
travaille pas, ne mange pas. »
8. Quand on est pauvre, comme
l’est actuellement la République Démocratique
du Congo, par la faute des détourneurs impunis, il
n’est pas sage de vivre en conflit avec les institutions
de BRETON WOOD. Il faut chercher à créer des
liens d‘un type nouveau fondés sur la recherche
en matière de développement d’une véritable
renaissance privilégiant l’accès à
un minimum d’aisance en ce qui concerne l’éducation,
la santé, la nourriture, l’accès à
une eau saine, et à un minimum de perspectives d’un
emploi rémunérateur dont les avantages peuvent
constamment s’améliorer pour tous ceux qui acceptent
le défi de l’effort quotidien et d’une
éducation permanente.
Sur un tel chemin, il y a des nombreuses possibilités
pour une solution à l’amiable.
9. Pour la République
Démocratique du Congo, la perspective de pays pauvre
définitivement condamné à vivre dans
une misère abjecte, comme cela était le cas
au cours de ces 40 dernières années, n’est
pas du tout une fatalité. Ce pays a l’obligation
de renouer avec les anciennes ambitions d’avant l’indépendance
: devenir, au cœur de l’Afrique, une grande puissance
économique.
A cette fin, ce pays doit devenir et rester maître de
toutes les entreprises économiques orientées
vers la conquête et la distribution de l’énergie
hydroélectrique. Il doit se créer des entreprises
notamment dans le domaine pétrolier on shore ; dans
le domaine agricole, on a mainte fois mis l’accent sur
la nécessité de créer dans chaque province,
plusieurs milliers de PME et de TPE. Un autre domaine non
moins prometteur est celui de la sylviculture à très
large échelle. Puisque, ce domaine est un service à
la planète toute entière (absorption d’une
partie de carbone) des bureaux spécialisés installés
dans chaque province de savane, rechercheront les voies et
moyens en vue de décrocher des fonds non remboursables
uniquement destinés au projet de sylviculture à
large échelle. Le domaine de l’aquaculture intensive,
au même titre que celui de l’agriculture, devra
donner naissance dans chaque province à des milliers
de PME et TPE.
10. Dans ce monde si dangereusement
menacé par bien des
formes de maladies cardio-vasculaires, la République
Démocratique du Congo, définitivement hors circuit
dans les cultures traditionnelles que sont : le cacao, le
café, le coton, l’hévéa, la banane,
etc., s’appliquera cette fois avec intelligence sur
le palmier et sur bien des cultures nouvelles qui devront
être protégées par un minimum d’intelligence
économique.
11. L’appartenance à
la SADEC ne se justifie nullement parce que
la République Démocratique du Congo est en Afrique
Centrale. De plus, l’association avec l’Afrique
du Sud commence très mal : par des gigantesques opérations
de pillage et par d’énormes contrats frisant
une escroquerie parfaitement inadmissible.

15. LA JUSTICE
1. L’ANADER prône
le retour au système de trois pouvoirs indépendants
:
- Le pouvoir législatif
- Le pouvoir exécutif
- Le pouvoir judiciaire
2. L’ANADER prône
également la restitution de la dignité du magistrat.
L’indépendance et la dignité restent des
objectifs inaccessibles si le magistrat ne retrouve pas un
pouvoir d’achat tout au moins équivalent à
celui dont il jouissait aux temps du Président KASA-VUBU.
3. Enfin, l’ANADER prône,
en cas de défaillance, des mesures radicales appropriées,
susceptibles de mettre fin, par exemple, à la pratique
des cadeaux et à l’indulgence vis-à-vis
de la corruption sous toutes ses formes.

16.
CULTURE ET ART
Etant donné l’impact
de la culture et de l’art, l’ANADER prône
:
1. Un effort soutenu dans
la réintroduction des chants hebdomadaires et des leçons
de musique dans les écoles gardiennes, primaires et
secondaires. Les chants, régulièrement pratiqués
en groupe, constituent un puissant facteur de socialisation
de l’enfant et un vecteur des valeurs morales tonifiantes.
Ce moyen pédagogique fait cruellement défaut
dans le système actuel.
2. Pour toutes les écoles
secondaires, l’acquisition d’une fanfare.
En effet, une fanfare, bien organisée et bien gérée,
donne aux élèves le goût de rester aussi
longtemps que possible sur le Site scolaire. Grâce à
la fanfare et aux activités sportives, l’école
prend petit à petit, un caractère propre et
attire d’avantage les parents et surtout les enfants
non scolarisés. On est loin de l’image actuelle
de l’école triste, en ruine, et sans le moindre
attrait. Dans ce contexte de l’école pour tous,
il faut que l’école devienne pour toute la population,
un pôle d’attraction.
3. Le théâtre
scolaire doit être systématiquement relancé
en vue de promouvoir en milieu scolaire, la maîtrise
et le goût de la langue française qui est, et
reste pour la République Démocratique du Congo,
la meilleure fenêtre de communication avec le monde
extérieur. Il faut dans ce domaine privilégier
les grands classiques français.
4. Au niveau de la nation,
ouvrir une école de cinéma et promouvoir une
activité intensive, dans la science de la production
des films locaux et d’images aussi éloquentes
que possible. Pour l’ANADER, qui veut fédérer
tous les congolais autour de la reconstruction globale, il
n’y a rien de tel que des images accrochantes et parlantes.
5. Initier chaque année,
de petits groupes de jeunes à l’art et à
la pratique de la fanfare scolaire (voir texte détaillé).
6. Promouvoir, à grande
échelle et sur un grand écran, cinéma
et spectacle de grande valeur organisés dans le cadre
d’une foire modernisée et agrandie, appelée
Futuroscope.
7. Promouvoir un musée
des arts et un musée des sciences et technologies,
les deux financés par le futuroscope.
8. Redonner un tonus particulier
aux écoles de poterie et d’émaillerie,
de sculpture (sans oublier la vannerie et tous les métiers
traditionnels de la tisseranderie).
9. Lancer à la télévision
des programmes télévisés et travailler
avec suffisamment d’intelligence pour assurer à
la fois le rôle de ???détente, de fédération
autour des objectifs de reconstruction et de contribution
à l’effort de l’éducation permanente
dans le domaine de la santé, de l’agriculture
et de cette science nouvelle pour la République Démocratique
du Congo, à savoir : la science de l’initiation
à l’esprit d’entrepreneuriat, au goût
d’entreprendre et de toujours améliorer le système
de gestion d’une PME ou d’une TPE.
10. Encourager les musiciens
en redonnant un élan nouveau à
l’INA (Institut National des Arts) et en organisant
systématiquement, au moins à l’intérieur
du pays, la lutte en faveur de la protection de la propriété
artistique.

17. SPORTS ET LOISIRS
Le sport étant un
moyen fort efficace dans le développement et la consolidation
du sentiment national, dans la culture du goût de la
victoire collective ou individuelle par un effort assidu et
systématique, l’ANADER considère la réorganisation
et la généralisation des pratiques sportives
comme étant un objectif majeur.
Grâce à la culture
de la rigueur en matière de la gestion financière,
les recettes sportives seront gérées avec toutes
les règles de l’orthodoxie financière.
Aucun pouvoir de tutelle, ni baron du sport ne sera autorisé
à se livrer à des abus financiers, car ces finances
doivent, dans une certaine mesure, contribuer au développement
et à la maintenance des infrastructures sportives.
1. En vue de réaliser
le développement du sport au sein de notre pays, l’ANADER
prône la pratique d’une discipline exceptionnelle
dans la génération des importantes ressources
financières découlant de toutes les compétitions
sportives organisées dans toutes les communes ou territoires.
A cet égard, les terrains sportifs seront rapidement
clôturés et munis de gradins.
2. L’ANADER prône
l’indépendance des clubs sportifs, tout en encourageant
ces derniers par des audits à des bonnes pratiques
de gestion financière.
3. L’ANADER encouragera
le plus grand nombre possible d’activités en
matière d’athlétisme en décelant
pour chaque discipline, pour chaque commune ou territoire,
les dix meilleurs athlètes.
4. L’ANADER prône
également le développement des clubs juniors
au sein des écoles secondaires car, c’est notamment
de ces clubs que surgiront les athlètes de demain.

18. LA VIE SOCIALE
Une vie sociale harmonieuse
n’est possible que si l’accent primordial est
placé sur l’ampleur et la diversité du
marché de l’emploi.
1. Pour parvenir à
un logement et à une vie familiale agréable,
les jeunes gens doivent commencer par accéder à
un emploi digne et suffisamment rémunérateur.
Grâce aux PME et TPE productrices des richesses, les
emplois dans les secteurs de l’éducation, de
la santé, de la justice, de la fonction publique, etc.,
seront rapidement revalorisés.
2. C’est dans ce contexte
que le citoyen congolais pourra très rapidement accéder
à la souveraineté alimentaire et à une
vie sociale équilibrée.
3. L’accès à
ces objectifs passe par une gestion rigoureuse et sévère
de toutes les ressources financières susceptibles d’être
mobilisées au sein de ce pays. Où vont nos innombrables
taxes de pétrole, de vente de diamant, de télécommunication,
de signature de ces gros contrats miniers, de frais de douanes
de toute sorte, et nous en passons ?
Avec ces taxes, un Etat conscient devra déjà
être capable de mobiliser chaque mois, quelques centaines
de millions de dollars. On se demande même si ceux qui
confectionnent des budgets se livrent à l’effort
mental nécessaire pour explorer toutes les ressources
potentielles de rentrée des taxes.
Tout se passe comme si une famille des tricheurs invétérés
s’organise régulièrement et systématiquement
pour générer le maximum de brouillards.
C’est si vrai que certains services comme la Présidence,
la Banque Centrale, l’OFIDA, le Ministère des
Finances, les services chargés de gérer les
contrats miniers et pétroliers ne sont jamais audités.
Si ce constat est faut, nous aurons l’occasion de découvrir
la vérité et de poser alors la question de savoir
; où vont toutes ces montagnes d’argent ?
4. Dans cette optique, l’ANADER
réaffirme avec force, la nécessité d’un
contrôle financier strict et sans domaine sanctuarisé.
5. C’est avec son argent
et non avec le prêt de l’ONU ou de la Banque Mondiale
que l’Etat Congolais doit mettre au point, une politique
de construction de logements sociaux faisant rapidement entrer
nos villes et petits centres urbains dans la modernité
et dans la grande famille des sociétés ouvertes
sur la civilisation.
6. La bonne gestion des deniers
publics se traduit par l’accroissement des PME et TPE
productrices de richesses et donc par l’accroissement
du pouvoir d’achat du citoyen congolais.
On doit constamment travailler sans relâche pour cet
objectif jusqu’au moment où il se traduira par
un taux de croissance suffisamment élevé et
c’est ce taux de croissance à maintenir obligatoirement
pour une longue période, qui finira, nous en sommes
certains, par hisser de nouveau la République Démocratique
du Congo au rang d’un pays riche, stable et respecté,
en lieu et place du misérable statut de PPTE dont veulent
se contenter, semble-t-il, certains politiciens congolais.
Ce pays, que les amis de la médiocrité ne l’oublient
pas, n’a nullement envie de devenir une petite république
bananière où une famille des margoulins se font
des grosses fortunes pendant qu’inexorablement, le peuple
va s’enfoncer dans la misère la plus abjecte.
7. Pour générer,
en République Démocratique du Congo une richesse
appréciable et agréable, il faut mettre fin
aux contrats léonins, et renoncer à l’exploitation
éhontée du peuple congolais en lui vendant,
par exemple, un sac de ciment à 10$ pendant que cet
argent rentre dans la poche d’un margoulin et que l’on
sait que le prix moyen au niveau du marché international
se situe autour de 2$.
8. Avec un trésor public
bien géré, créer de nombreuses sociétés
congolaises, notamment dans le domaine de travaux de génie
civil. L’argent gagné par ces petites entreprises
doit rester dans le pays et contribuer à créer
d’autres richesses.
9. Le jour où la République
Démocratique du Congo sera sortie de son état
actuel de pauvreté abjecte, elle pourra lentement s’aligner
sur les normes d’un libéralisme progressivement
ouvert surtout avec la nécessité de faire appel
à des capitaux de plus en plus importants. Et même
alors, dans les secteurs de l’énergie, des mines
et du pétrole, la République Démocratique
du Congo se réservera 70% des actions. Elle veillera
même à mettre en place tous les garde-fous nécessaires
en vue de bloquer toute éventualité de réussite
d’OPA hostile (Offre Publique d’Achat).
10. On doit bien comprendre
la nécessité de bien protéger le
capital congolais. Aucun processus de cristallisation physique
ne peut-être imaginé lorsque l’agitation
est constante.
Le capital, d’abord dérisoire, doit être
protégé contre les prédateurs de plus
en pus nombreux et décidés à tout.
Si l’Afrique peut espérer accéder à
une réelle puissance financière, elle ne le
devra qu’à la naissance d’un certain nombre
de pôles d’accrétion c’est-à-dire,
des pôles financiers appelés à grandir
et à atteindre plus tard le niveau d’une véritable
place financière autour de laquelle doit grouiller
une activité économique intense aussi diversifiée
que possible.
C’est à partir de chacun de ces sièges
pilotés par des stratégies économiques
crédibles que l’on verra naître en Afrique,
quelques Etats financièrement solides. La République
Démocratique du Congo doit être l’un de
ces Etats. Plus tard, l’Union Africaine, aujourd’hui
coquille vide, pourra s’appuyer sur des pays qui auront
enfin accédé à une véritable responsabilité
socio-économique. Au 19ème siècle, l’Angleterre
était la grande puissance économique du monde.
Depuis la deuxième guerre mondiale à ce jour,
ce sont les USA qui jouent ce rôle, peut-être
plus pour très longtemps.
Demain, ce sera d’autres puissances économiques,
parmi lesquelles pointent la Chine, l’Inde, le Brésil
et peut-être l’Australie.
Il n’est pas dit que l’Afrique demeurera définitivement
la terre des damnés. Ce n’est certainement pas
à la Banque Mondiale qu’elle devra aller chercher
des solutions.
Pendant plus de 40 ans, nous
avons fréquenté l’école des maîtres
de BRETON WOOD. Avec quel résultat ?
La déliquescence et rien que la déliquescence
des Etats africains dirigés presque tous par les détourneurs
impunis auxquels la Banque Mondiale ne montre même pas
une carte jaune. Tout se passe comme s’il y avait entre
eux, une profonde complicité : plus on détourne,
plus on prête de l’argent et mieux cela vaut,
paraît-il.
Dans la vie pratique, on
ne prête jamais de l’argent à un margoulin.
Or, ce n’est pas aux peuples africains que l’on
prête l’argent. Si tel était le cas, nos
chefs d’Etat rédigeraient chaque mois, un rapport
détaillé portant sur l’utilisation de
chaque milliard, tel n’a jamais été le
cas. Pour l’essentiel, les milliards ont été
utilisés par les détourneurs impunis qui ont
voulu gérer ces fonds dans le noir le pus profond.
Entre-temps, le service de la dette a pris des allures totalement
insensées. Même si l’Afrique était
guérie de la corruption et des détournements,
jamais elle n’arrivera à rembourser ces intérêts
qui prennent une allure exponentielle et relègue le
plan Marshall au niveau d’une dette modeste. Est-ce
là une volonté manifeste d’étrangler
l’Afrique ?
Demain quand l’Afrique va ouvrir les yeux, elle va demander
à la Banque Mondiale et aux détourneurs impunis
d’aller s’entendre. En vérité en
vérité dira le petit africain de la rue, je
ne vous dois rien ô chers maîtres de BRETON WOOD
: si j’avais eu votre argent, ni mon père, ni
ma mère, ni mes enfants n’auraient péri
faute d’aspirine, voyez ma pitence quotidienne, je me
contente d’un peu de fufu car, je n’ai pas d’argent
pour m’acheter de la viande ou du poisson.
Ne voyez-vous pas que je suis un éternel sous alimenté
?
Non, non, chers maîtres, vous vous trompez d’adresse,
allez chercher ailleurs et votre capital et vos intérêts…
11. Après avoir réglé les comptes de
la Banque Mondiale, les
congolais comme les africains conscients devront s’engager
dans des solutions de rupture avec le passé. Plus jamais
question d’aller pleurnicher auprès des banquiers.
La richesse est avec nous ; si la richesse n’existait
pas chez nous, tous ces amis étrangers qui affluent
dans nos pays, que viennent-ils faire alors?
Paradoxalement, ce sont les congolais qui ne voient pas l’argent
de la République Démocratique du Congo et qui,
en vue de chercher un certain mieux-être, sont obligés
de fuir leur pays. La raison, tout le monde la connaît,
les détourneurs impunis s’emparent de tout le
trésor public.
L’ANADER dit : plaçons à la tête
du pays un leadership hostile à toute forme de corruption
et des détournements impunis. Nul ne doit avoir droit
à un salaire astronomique. Avec des taxes correctement
gérées et l’apport d’autres ressources
recensées par l’ANADER. La République
Démocratique du Congo étonnera le monde entier.
Dans chaque province, PME et TPE vont pousser, de plus en
plus nombreuses chaque mois. C’est aux congolais eux-mêmes
qu’incombe la tâche d’ouvrir les yeux et
de faire le bon choix électoral. Aucune place pour
le voleur même quand il vous paie les casiers de bière.
Plus nombreux sont ces casiers, plus éclatant est l’aveu
de leur appartenance à la société des
détourneurs impunis (buvez tranquillement leur bière
et déclarez haut et fort à vos amis : j’ai
vu des gens pour qui il ne faut surtout pas voter. Ces gens-là,
bourrés d’argent puisé dans la caisse
de l’Etat, ont fait du pays, au cours de ces 40 dernières
années, une véritable ruine. Pour payer les
enseignants, les médecins, les magistrats, les fonctionnaires
et les professeurs, ils n’ont pas d’argent. Si
nous votons pour eux, à cause de cette bière,
pensez-vous qu’ils vont se corriger ?
Non, car celui qui a bu, boira. La véritable sagesse
conduisant à la rupture avec la misère abjecte
actuelle, c’est de renvoyer dos à dos, par un
vote sanction, tous les mouvanciers de ces 40 dernières
années, les anciens comme les nouveaux.
Les constructions sociales auront à tenir compte du
phénomène de phaseurs, des mendiants et laissés
pour compte au sein de nos villes.
Il faudra agir en conséquence et multiplier le logement
grâce à la multiplication des emplois. Les sociétés
de construction de ces logements devront toutes être
des sociétés congolaises car, l’argent
que l’Etat Congolais aura pleinement mobilisé
devra connaître un effet multiplicatif et produire dans
nos cités, des résultats de plus en plus tangibles.
L’argent ne peut être rapatrié qu’au
Congo et nulle part ailleurs.

19. PLAIDOYER POUR UN INTELLECTUEL AFRICAIN PLUS
PROCHE DU PEUPLE
1. On reproche aux politiciens
congolais de privilégier ses intérêts
privés, en négligeant toute volonté politique
en faveur de grands intérêts communautaires parfois
aux antipodes avec les intérêts privés
des décideurs.
2. Est-ce que l’intellectuel
congolais n’agit pas de la même façon en
s’alignant derrière des politiciens dont, manifestement,
on ne peut rien attendre en terme de changement positif au
sein du pays ?
3. La déception causée
par les universitaires, particulièrement les professeurs,
est telle qu’une certaine opinion congolaise impute
la ruine du peuple congolais aux professeurs d’université.
Nous savons que cette opinion même si elle était
vraie, ne concernerait qu’une petite poignée
de ces professeurs, on peut les compter.
4. Les universitaires congolais,
que l’ANADER recherche, sont ceux qui savent faire placer
l’intérêt du pays au-dessus de leurs propres
avantages.
5. A ceux là, nous
disons : approfondissez le message de l’ANADER. Si vous
voyez un parti politique qui a un message semblable, pour
les points essentiels, l’ANADER veut bien cheminer la
main dans la main avec un tel parti politique à condition
que les têtes d’affichage de ces partis n’aient
pas de sang congolais dans leurs mains et qu’ils n’appartiennent
pas à la famille des détourneurs impunis. La
République Démocratique du Congo, c’est
notre mère patrie. Si je ne peux pas me battre pour
les intérêts de ma mère, suis-je encore
digne d’être appelé un homme ?
Pour quels autres intérêts puis-je encore me
battre si je néglige ceux de ma mère, qui sont
donc ceux de mes frères et soeurs ?
6. La déchéance
de la République Démocratique du Congo, nous
la devons aux traîtres qui ont foulé au pieds,
les intérêts de la patrie et continuent à
cracher sur cette terre où reposent ceux à qui
ils doivent la vie. Rien d’étonnant que les pires
ennemis de la République Démocratique du Congo,
toujours masqués, ne cessent de glisser sous les pas
des congolais, d’interminables ruses sataniques parce
qu’ils se disent : ce peuple n’y comprendra rien.
Ce peuple danse le ndombolo quand bien même sa cabane
brûle.
Chers compatriotes, il est temps de leur montrer que nous
ne sommes pas tout ce qu’ils croient. Qu’il y
a un Dieu à qui appartient la République Démocratique
du Congo. Que la République Démocratique du
Congo restera pour nos ennemis, une terre de surprise.
La surprise la plus inattendue, n’est pas fort éloignée.
Que Dieu protège l’Afrique : Kozi sikelela Afrika.

20. CONCLUSION
1. Première objection
: rien n’est chiffré.
Réponse : la tâche est si immense qu’elle
est prohibitive pour une petite poignée de personnes
démunies.
2. Deuxième objection
: il y a trop d’ambitions.
Réponse : qu’on arrête d’abord les
pillages et l’on sera surpris par les pas de géant.
3. Personne ne pourra sauver
la République Démocratique du Congo. C’est
la thèse fallacieuse de ceux qui ne se sentent pas
fils de ce pays. Un fils légitime doit se battre, et
par tous les moyens. Dans les situations humaines, rien n’est
impossible. Que l’on se rappelle les thèmes de
ce beau chant suisse : « Là haut sur la montagne,
l’était un vieux chalet ».
4. Tous les thèmes
n’ont pas été examinés, c’est
vrai mais, l’esprit du changement préconisé
donne l’outil de travail applicable à tous les
domaines : « Amour du prochain, croisade contre le pillage,
lutte en faveur des emplois créateurs des richesses
et de la relance des activités économiques,
…»
5. La jeunesse est irrécupérable.
Nous nous inscrivons en faux ; Il suffit de créer au
sein de la Nation, plusieurs noyaux de jeunes et d’adultes
décidés à prêcher, par l’exemple,
la cause de la colère contre la misère, la cause
du travail régulier et tenace, la cause de la politique
de l’amour du prochain et l’intérêt
communautaire, par des actions concrètes vécues
au quotidien et des images saisissantes. Apprenez aux jeunes
gens, à courir sur le sentier du changement en faveur
de la République Démocratique du Congo, demain
ils sauront courir plus vite que nous et c’est avec
plaisir que nous leur passerons le flambeau de l’amour
patriotique.
6. Où est l’argent
pour la campagne de l’ANADER ?
Les pillards puisent dans les caisses de l’Etat. Ils
font des campagnes tapageuses. Le peuple doit prendre l’argent
qui lui est offert, puisque ces mêmes personnes, sont
incapables de payer le salaire et de restituer l’argent
qu’elles volent.
Si la campagne électorale des pillards remet ces messieurs
au pouvoir, le pays ne peut en récolter que ruine,
larmes et déchéance totale.
La conclusion est claire : l’argent de la campagne de
l’ANADER c’est uniquement son message : Au niveau
de la magistrature suprême, l’ANADER n’a
pas présenté un candidat pour des raisons qui
seront précisées plus tard.
A tous les autres niveaux, l’ANADER demande à
la population de voter massivement en faveur de tous les candidats
conscients de la nécessité de sauver notre pays
; des candidats présentés par le peuple lui-même,
dans déférents quartiers, communes ou territoires,
en raison de la crédibilité et de la confiance
dont ils jouissent auprès de cette masse qu’ils
fréquentent au quotidien. Ces candidats le peuple les
trouvera sur les listes ANADER/UDR.
7. Peut-on éradiquer
la corruption ? Oui, si et si seulement au niveau le plus
élevé, on ne tolère plus la moindre tricherie
et la moindre corruption. Si les chefs n’épargnent
ni enfants, ni frères, ni collaborateurs pris en flagrant
délit, si le peuple tout entier ouvre les yeux, à
l’intérieur et à l’extérieur
du pays, pour dénoncer les détourneurs d’hier
et d’aujourd’hui, alors tout le monde doit savoir
que ce sera le début de la vraie marche vers le changement
que notre peuple attend depuis quarante ans. L’Afrique
toute entière emboîtera les pas de la République
Démocratique du Congo.
Ce sera le début d’une ERE NOUVELLE et ce sera
le début de la rupture avec ce passé de misère
abjecte.
8. Qui retrouvera l’argent
volé ?
Les âmes de bonne volonté, ulcérées
par le cynisme des voleurs, sont très nombreuses en
Occident et en Orient : elles nous aiderons à récupérer
ce qui appartient au peuple congolais, à condition,
cette fois, que les chefs à la tête du pays,
soient des personnes irréprochables, qui remettent
au trésor public tout l’argent récupéré.
Dieu touchera les cœurs endurcis de bien des voleurs.
Ceux-ci, mus par l’ampleur des malheurs infligés
à cette Afrique, victime de tant d’appétits
gloutons, viendront, les larmes aux yeux, remettre ce qu’ils
auront volé même plusieurs dizaines d’années
avant. Ce ne sont pas seulement leurs yeux qui seront baignés
de larmes d’émotion, mais également ceux
de tous les africains depuis si longtemps réduits à
une vie si misérable. Ce sera le moment du grand pardon.
Personne ne sera tenté de jeter la pierre sur qui que
ce soit. Ce sera le moment de retrouvaille, le moment de construire
et de semer tous ensembles. Nous serons nombreux pour ce projet
: noirs, blancs, asiatiques, etc.
En effet, ceux qui seront venus restituer l’argent volé,
seront devenus nos frères car pour construire une grande
nation comme la République Démocratique du Congo,
aucune paire de bras ne sera de trop, on n’est réellement
frère que lorsque l’on se décide à
bâtir ensemble, dans la sincérité la plus
totale, un projet orienté au mieux-être de nos
enfants parmi lesquels, il faut également compter ceux
que nous ne verrons jamais tant ils se situent loin dans le
temps. Saurons nous contribuer à leur laisser une planète
qui soit meilleure que celle que nous avons connue en venant
dans ce monde ?
D’aucun nous diront : « Vos espoirs ne sont pas
réalistes. » Cette remarque est si profonde qu’elle
nous force à sortir notre profession de foi : L’Afrique
est descendue dans un abîme si profond que seul Dieu
peut l’en sortir.
C’est particulièrement vrai pour la République
Démocratique du Congo. Nous ne sommes pas les premiers
dans cet acte de foi.
Si nos souvenirs sont bons, c’est vers les années
1896 qu’un missionnaire suédois, le Révérend
Pasteur LAWSON, basé dans le Manianga, avait composé
ce merveilleux chant religieux : « Nzambi sambula nsi
yetu…»(Seigneur bénissez notre pays), qui
va devenir en Afrique australe : « Kozi sikelela afrika…»
(Que Dieu bénisse l’Afrique).
Plusieurs africains ont du mal à retenir leurs larmes
devant l’une ou l’autre de ces deux versions.
Que Dieu soit attentif à notre prière. A ses
yeux, aucun projet n’est impossible.
9. La vie vécue au
quotidien doit être un combat : nul ne doit se sentir
assuré de garder son poste, dès qu’il
abandonne la volonté de faire face aux défis
de la nation, ou qu’il se croit dispensé des
obligations d’une intégrité morale sans
faille.
10. Un complément d’informations
existe, il faudra consulter la cellule d’études
de l’ANADER. On y trouvera notamment la liste de tous
les sujets développés jusqu’ici. Dores
et déjà, le nombre de pistes explorées
s’élève à 370.
Elles continuent au fil du temps, et ne devrait jamais s’arrêter
car, la République Démocratique du Congo est
un sous-continent sinistré par quarante ans d’incuries.
Ce ne sont que des essais qu’il faudra constamment adapter
et approfondir, au contact de l’évolution de
la situation socio-économique en Afrique, au contact
de tous les grands événements qui naissent dans
ce monde et bouleversent chaque jour notre mode de vie et
de pensée. Nous n’avons plus le droit de dormir.
Réfléchir est, désormais, un verbe à
conjuguer au quotidien, lorsque l’on vit dans un pays
animé par la volonté d’accéder
à la modernité et d’y décrocher
une place, parmi les nations qui ont un nom. L’ANADER
nourrit cette volonté à l’égard
de la République Démocratique du Congo.
LES ACTIONS DE BASE
PRELIMINAIRE
Jusqu’à ce jour,
tous les pays d’Afrique Noire et peut-être même
les pays de l’Afrique du Nord, tournent en rond. Ce
sont des machines avec un moteur parfaitement déréglé.
Le moteur d’un pays ne peut être réglé
que s’il est alimenté par une réelle volonté
politique. On peut, dans un pays africain, installer un aéroport
ultra moderne. Au bout de 3 mois, il y a gros à parier
que ces installations vont déjà se trouver en
panne. Des instruments très performants sous d’autres
cieux, seront déjà devenus des épaves.
C’est cela un test de l’absence d’une réelle
volonté politique. Dans le cas de la République
Démocratique du Congo, N’sele, le Jardin Présidentiel,
le Palais de la Nation et la Cité de l’OUA, ne
sont plus que l’ombre de ce qu’ils étaient.
A notre avis, l’Afrique
du Sud, dont 98% de toute la richesse
se trouvent entre les mains des blancs, qui ne représentent
que 12% de la population, est l’un des rares pays habité
par une réelle volonté politique d’aller
de l’avant. Les blancs, propriétaires des capitaux,
y sont pour quelque chose. L’exceptionnelle personnalité
de Mandela vient compléter d’une manière
heureuse, le tableau des ingrédients d’une réelle
volonté politique de mettre en place une dynamique
qui tourne et qui doit tourner à tout prix.
Ainsi, quels doivent être,
au niveau du pouvoir congolais, les changements de mentalité,
afin que naisse dans le chef des politiciens, la capacité
d’une réelle volonté politique ?
Les actions suggérées ci-après constituent
une réponse possible à la question que nous
venons de poser.
L’ANADER recommande
:
(1) Auprès des politiciens,
l’émergence d’une nouvelle motivation,
fondée sur l’ambition d’être à
la base d’une renaissance africaine et de figurer dans
l’histoire du pays parmi les premiers politiciens dont
la motivation principale, non fondée sur la soif de
s’enrichir personnellement, aura porté sur l’ambition
et la fierté de remettre la République Démocratique
du Congo sur les pistes du développement.
(2) La mise en place d’une
structure d’encadrement des ministres et des hauts cadres
administratifs ayant pour objectif : la prévention
de dérapage notamment en matière d’orthodoxie
financière. Il ne faut jamais attendre que les dégâts
prennent de l’ampleur. Une gestion de plus en plus informatisée
permettra à plusieurs personnes de détecter
le début d’un dérapage. Selon la gravité
du cas, le Parlement fera une mise en garde ou sanctionnera
le Ministre.
(3) Que soit interdite, la
pratique des cadeaux, sous quelle que forme que ce soit. Un
cadeau fait à un homme politique ou à un cadre
administratif, est déjà une forme de corruption.
La personne qui donne est passible des sanctions. Le cadeau
revient naturellement au trésor public.
NOTE FINALE
Ces recommandations ne sont
que des vœux pieux, si, au niveau le plus élevé,
le chef, réellement investi d’une mission divine,
au même niveau que Mandela, ne cultive pas l’art
de pratiquer, à la perfection, la passion de l’intégrité
morale, l’amour de la patrie, la recherche continuelle
du bien-être du peuple congolais et enfin, l’ambition
dévorante de placer la République Démocratique
du Congo sur les premières marches des pays les plus
développés de l’Afrique.
C’est cela l’originalité de la mission
que s’est assignée l’ANADER.
- Merci-

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