République Démocratique du Congo - Repubilika ya Kongo Demokratika - Jamhuri ya Kidemokrasia ya Kongo Republiki - ya Kongo Demokratiki Ditunga dia Kongu wa Mungalaata

 

 

PROJET DE SOCIETE

 

 

 

 

ALLIANCE NATIONALE DES DEMOCRATES POUR LA RECONSTRUCTION

« ANADER »

PROJET DE SOCIETE

 

TABLE DES MATIERES

Préface
Avant-propos
0. Préliminaire
1. Plein emploi.
2. Agriculture
3. Energie électrique
4. Éducation
5. Finances
6. Transport, Communication et Aménagement urbain
7. Santé
8. Sécurité Nationale
9. Diplomate et Affaires Étrangères
10. Stratégies pour une renaissance de la RDC
11. Fédéralisme
12. Bureaux Techniques
13. Habitat et urbanisme
14. La Grande illusion de PPTE
15. L a justice
16. Culture et Art
17. Sports et Loisirs
18. La vie sociale
19. Plaidoyer pour un intellectuel africain plus proche du peuple
20. Conclusion

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PROJET DE SOCIETE
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PREFACE

Bientôt, la RDC verra défiler, sur les écrans de nos télévisions, d’innombrables compatriotes animés chacun, d’une certaine ambition politique. Leurs discours auront un dénominateur commun. Chacun d’eux vous dira : « Votez-moi ; je m’appelle Songolo ».

Tout cela est très beau, mais, au vu de l’état actuel de délabrement de notre pays, au vu de l’inversion des valeurs morales et de la perte de tous les repères, on est obligé de se demander vers où va la République Démocratique du Congo. De toute évidence en effet, au cours de ces quarante dernières années, la République Démocratique du Congo n’a connu rien d’autres que son mouvement de descente vers la déliquescence totale. C’est l’œuvre de la politique des pillages et des détournements impunis.

Il est temps que les fils de ce pays remettent en question, cette politique inadmissible de pillages et de détournements, politique paradoxalement banalisée et convertie en sport national. A ceux qui nous disent votez pour moi : Nous posons la question de savoir, où ils étaient lors de la déchéance de notre pays. N’ont-ils pas figuré parmi les pillards, parmi les assassins et parmi les bourreaux de ce pays ; n’ont-ils pas contribué à la tragique et terrible humiliation de cette République Démocratique du Congo orpheline?
Là où il y avait des centaines et des centaines d’entreprises naguère prospères, il n’y a souvent plus que ruine et désolation. On a presque tout pillé ou tout vendu. Où est passé l’argent des ventes ? Pourquoi les pillards ne sont-ils pas en prison ? On voudrait nous faire croire que la République Démocratique du Congo, « pays pauvre et très endetté », doit, désormais perdre toute indépendance économique.
La réponse est : Non à la trahison car, la République Démocratique du Congo n’est pas un pays pauvre.
Notre pays a été juste victime des pillages et détournements incommensurables.

Soucieuse de l’avenir de ses enfants, la République Démocratique du Congo, confiante dans son destin de grande nation, doit remettre à l’honneur une politique volontariste orientée vers le plein emploi et vers un redressement total, opéré dans un climat d’enthousiasme contagieux et dans le renouveau national. On est loin de la morosité et de la déchéance actuelles.

Les candidats de l’ANADER ne vous diront jamais seulement : Votez pour moi, mais ils vous diront : votez pour moi car, voici le chemin qu’il faut emprunter pour le redressement de notre chère patrie en ruine. Donnons-nous la main pour un travail assidu, à la hauteur de notre volonté farouche de relever les défis de l’avenir. Pour l’ANADER, le mot d’ordre est : un Congo débout et souverain, plus jamais un Congo agonisant ou même à genou.

Devant la ruine de la maison paternelle, un enfant digne n’a qu’une solution : reconstruire ! On ne reconstruit jamais lorsque l’on tolère en même temps les pillages, la corruption et les détournements.

D’entrée de jeu, l’ANADER vous dit ; tolérance zéro devant la corruption et les détournements. Le trésor public est, pour tout le monde, un bien sacré.
La transparence et l’orthodoxie financière acceptées par tout le monde sont, pour la République Démocratique du Congo, l’unique voie de sortie.

Dans son intégralité, le projet de société de l’ANADER contient 363 articles développés sur plus au moins 400 pages. Le texte ci-après, en est un résumé.

R. KUMBU-ki-LUTETE

Président National de l’ANADER

AVANT-PROPOS

Chers lecteurs,

La confection d’un projet de société, qui soit à la hauteur des nombreux problèmes auxquels une RDC en complète déliquescence, doit faire face, est un problème extrêmement complexe. Nous l’avons abordé en toute humilité et en toute candeur.

Il est clair, que le texte, outre les nombreuses fautes de frappe que vous aurez l’obligeance de nous signaler, comporte des graves lacunes et même parfois de nombreuses erreurs de perception ou d’information. De peur que nous ne portions préjudice à qui que ce soit, nous vous demandons également de nous signaler ces erreurs car, ce qui compte aux yeux de l’ANADER, c’est la volonté de dire la vérité et jamais celle de nuire à qui que ce soit, par des insinuations malveillantes.

C’est dans cet esprit, que le texte, jusqu’ici à usage strictement interne, n’est pas porté à l’attention du public. Il a été publié en trente exemplaires. Aucun de ces derniers ne doit circuler en dehors du cercle restreint constitué par les membres du staff de l’ANADER.
Une plus ample diffusion, ne pourra se faire qu’avec l’autorisation du Président de l’ANADER. Cette opération de diffusion appelle plusieurs préalables notamment : les critiques, suggestions et observations diverses émanant des éminents lecteurs que vous êtes.

A la fin de cet ouvrage, vous trouverez huit pages blanches. C’est à votre attention qu’ont été réservées ces pages. Nous vous prions de les remplir et de les faire parvenir au siège de l’ANADER (Kadjeke, n° 1178, Lemba), dans un délai qui ne devait pas excéder les deux semaines.

Quand bien même le texte aura été corrigé par tous les membres du staff de l’ANADER, il comportera encore, bien des lacunes car, la RDC est immense, sa diversité socio-culturelle ne peut certainement pas être appréhendée par une trentaine de personnes. Puisqu’aux yeux de l’ANADER, la Reconstruction du pays est l’œuvre de tous les fils du pays, il faudra que les huit pages vierges précitées, demeurent définitivement afin que chacun de nos lecteurs futurs puisse apporter son point de vue.

En attendant vos remarques, nous vous prions de recevoir, chers lecteurs, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

La Rédaction

0. PRELIMINAIRE

Jusqu’au début de 1960, le Congo Belge est une puissante machine économique. Ce système fonctionne principalement pour l’intérêt Belge. Les congolais sont pratiquement mis hors circuit lorsqu’il s’agit des activités relatives aux réflexions, à la conception et à la planification de l’activité de toute cette grosse machine.
Rien d’étonnant qu’avec l’indépendance bâclée de juin 1960, le Congo Indépendant va se retrouver en pleine désorganisation.
C’est exactement ce qui arrive à un organisme privé de cerveau.
Ce résultat semble avoir été longuement anticipé par certains milieux du pouvoir colonial, puisque la première université congolaise ne s’ouvre qu’en 1954 et ce n’est même pas une université officielle.

Le temps de chercher les coupables est largement dévolu.
La République Démocratique du Congo doit résolument se prendre en charge et découvrir les moyens de corriger les manquements du passé.

Une seconde cause de l’effondrement du système est à chercher dans l’arrivée d’un pouvoir prédateur qui va livrer le pays à une véritable coupe réglée. Voilà le pays entré dans la sombre tragédie des pillages impunis et des pratiques administratives dont les congolais ne pouvaient attendre que le résultat que l’on connaît aujourd’hui : l’irrésistible descente vers la déliquescence( de la machine socio-économique et vers l’inversion des valeurs qui a tant profité et profite encore aux pouvoirs qui se sont succédés jusqu’à ce jour.

L’ANADER propose dans son projet de société une réflexion visant à parler vrai, c’est-à-dire une approche prenant pied sur la souffrance réellement vécue par le peuple congolais, tragédie que d’aucun chercherait à masquer, de peur que la population ne remonte vers la recherche et l’identification des vrais coupables.
Si on masque les faits et la réalité du drame vécu au quotidien par les congolais, comment peut-on proposer des solutions crédibles ?
Peut-on, à partir d’un faux diagnostic, espérer guérir un malade ?

Puisque l’analyse des faits (voir manifeste) conduit à des polémiques, et que le temps nous imparti est limité, notre projet de société quoique fondé sur la réalité vécue s’est cantonné à la recherche des pistes conduisant vers cette dynamique de la renaissance qui fait si cruellement défaut au peuple congolais.
Rien d’étonnant, qu’au cours de ces 40 dernières années, la République Démocratique du Congo n’ait pas connu, au sein de ses hommes d’Etat, l’existence d’une quelconque volonté politique, en matière de développement socio-économique. En conséquence, l’ANADER prône la mise en place d’une dynamique de renaissance, entretenue au vécu quotidien, dans chaque secteur, par les actions concrètes soulignées ci-après dans le présent texte. Chacun des domaines se termine par une série de recommandations pratiques. Pour des raisons de limitation, le nombre de domaines retenus a été volontairement réduit. Le nombre de recommandations également a été limité, dans chacun des secteurs. Un travail plus exhaustif a été réalisé.
Il porte notamment sur un plus large éventail de domaines de l’activité socio-économique du pays.

1. PLEIN EMPLOI

A. Réalité d’aujourd’hui : beaucoup d’entreprises de l’Etat ont disparu sous le coup des pillages, d’autres ont été vendues sans que l’on voie l’argent. La conséquence est que le peuple congolais tout entier est virtuellement au chômage. C’est une situation potentiellement explosive.

B. Objectif : mobiliser le maximum des fonds pour recréer les emplois, ce qui implique une véritable croisade contre les détournements impunis. Seule la République Démocratique du Congo peut résoudre son propre problème en privilégiant les emplois créateurs des richesses d’où PME, TPE, ce qui implique une rééducation radicale en faveur de l’éclosion et du développement de l’esprit d’entrepreneuriat : micro-crédits, systèmes d’encadrement et de gestion des ressources financières.
C. Action concrète

L’ANADER préconise :

La mise en place de plusieurs formes d’actions éducatives orientées vers l’implantation progressive d’une civilisation tournée vers le développement de l’esprit d’entrepreneuriat.
Ces actions utiliseront massivement les radios, les chaînes de télévision locales, les écoles à tous les niveaux, la presse écrite, sans oublier la mise en place et l’organisation de cours de formation permanente. Les bénéficiaires d’un éventuel crédit devront avoir suivi avec succès une formation à la carte (bien précise).

2. AGRICULTURE

Réorganiser l’agriculture, avec un regard sur le libéralisme, car ce secteur a besoin : de créativité, d’innovation, d’imagination, de vision et d’enthousiasme. Autant de qualités absentes dans une administration classique, habituellement enlisée dans une routine étouffante. L’agriculture, avec un minimum d’encadrement administratif, réalisé par des organismes qui sont eux-mêmes des PME, doit, dans chaque province s’exprimer en terme des milliers des PME et TPE. Kinshasa est aussi une province. A côté des PME, les gagnes petit doivent rechercher la qualification pour une TPE (Très Petites Entreprises), dont la mise en place ne requiert qu’un micro-crédit.

Quant aux PME d’agriculture, leur champ d’action ne devrait pas dépasser les 25 hectares réellement mis en valeur. On évitera, par tous les moyens, les phénomènes d’immenses domaines non exploités.

(-) Actions concrètes

Compte tenu de l’état d’oubli généralisé, dans lequel est tombé le secteur agricole,

L’ANADER propose :

1. La mise en place de plusieurs petites unités cinématographiques ayant pour objectif : la création d’images incitatives orientées vers le secteur agricole et vers une vision aussi ambitieuse que possible de l’agriculture de demain, à travers toute la République Démocratique du Congo. Au fil des semaines, et dans chaque province, ces groupes doivent éditer de nouvelles séquences télévisuelles ainsi que de nouvelles brochures destinées aux actions éducatives. Au sein de ces unités, fonctionneront des équipes pluridisciplinaires constituées d’agronomes, de pédagogues, d’architectes paysagistes, d’ingénieurs en construction, etc., sans oublier les spécialistes dans l’art de générer les images attrayantes, capables de susciter une forte dose d’enthousiasme.

2. Une équipe constituée d’économistes, de commercialistes, d’agronomes, d’ingénieurs spécialisés dans le secteur du transport routier et fluvial, devra réfléchir sur l’identification des ressources financières susceptibles de financer dans chaque province un nombre bien défini des PME ayant une période d’immobilisation ne dépassant pas les 4 mois.

3. La gestion des crédits : Les crédits ne sont accordés que étape par étape pour éviter les dérapages. En plus, seule une réelle croisade contre la corruption, sous toutes ses formes, et contre les détournements impunis, peut donner un sens réel à cet effort de mobilisation et de gestion rationnelle des ressources financières destinées aux PME et TPE

4. Des équipes d’encadrement des actions de suivi, réparties dans chacune des provinces sont chargées de surveiller étroitement le suivi comme l’état d’avancement de projets en cours. C’est, entre autres, le rapport de ces équipes qui conditionne le financement des étapes suivantes.
Ces équipes suivront aussi étape par étape, le financement effectif de chaque PME retenue. Parmi ces PME doivent figurer les PME d’actions d’accompagnement (gestion de motopompe, de petites machines de labour, gestion d’engrais naturels et des travaux de stabilisation de sols, etc.)

5. Des équipes d’encadrement des récoltes et de récupération des fonds avancés à la PME travailleront à la canalisation des opérations financières de récupération des dettes, par exemple 10% de la récolte, jusqu’au moment où tout le crédit aura été remboursé. Dans la suite, la PME ou la TPE n’est plus astreinte qu’au payement de service d’encadrement obligatoire (par exemple, arrosage obligatoire là où il exige l’avis des agronomes).

6. Les fonds remboursés rentrent pour une large part au bureau d’identification des ressources financières.
Pour la mise en route effective des actions concrètes, des cellules d’études spécialisées dans la gestion et dans le financement de projet feront des propositions concrètes.
L’Etat s’abstiendra de toute tentation de dirigisme en faisant confiance aux lois de la libre entreprise. Toutefois, la bonne gestion des crédits consentis et l’augmentation de la richesse de l’Etat par la création des emplois, continueront à faire l’objet de son souci.

N.B.
Après le remboursement intégral des crédits, viennent les taxes (à estimer), de l’ordre de 2% de chaque récolte. Une attention toute spéciale doit être portée sur l’administration des différents services dont certains tenteront, par tous les moyens, de favoriser des PME ou TPE appartenant à des personnes connues ou leur ayant avancé de l’argent. Autant de pratiques désastreuses responsables de l’image dévalorisée dont la RDC est victime depuis près de quarante ans. Des remèdes astucieux devront être mis en place.

7. Un renouveau exceptionnel au sein de l’INERA : chacun de ses instituts doit être correctement équipé en matériel agricole, en villas et en laboratoire équipé, selon les spécificités de la région desservie. Chaque centre doit comporter, en faveur de ses propres chercheurs et en faveur de la population environnante, un noyau de formation permanente, une école de formation permanente organisée en un grand nombre de sessions selon les besoins des PME et TPE environnantes. C’est aux centres de l’INERA que revient la politique de recherche et développement des nouvelles semences ainsi que celle de la promotion des semences qui se seraient imposées par leur qualité : rendement, résistance aux maladies, qualités nutritives, résistance aux conditions climatiques, etc. C’est à ce centre que revient la responsabilité d’élargir sans cesse le spectre des techniques de transformation, de conservation et de diversification des produits alimentaires. En principe, chaque province doit posséder un centre de l’INERA. Pour des raisons d’efficacité, ces centres doivent jouir d’une forte dose d’autonomie financière.

8. L’ANADER exige que chacun de centres de l’INERA prenne, au bout de 6 mois au plus tard, l’allure de la station de NGIMBI à l’époque de la MIDEMA. Les bons exemples, d’où qu’ils viennent, doivent nous servir de leçon pratique. C’est dans cet ordre d’idées que les stations de l’INERA, comme les facultés d’agronomie pourront créer chacune un minimum de 100 PME dont la gestion technique et financière devra être étroitement surveillée par un conseil d’administration approprié. La finalité de tout centre de recherche est d’accéder à l’excellence scientifique grâce à la qualité de recherches menées. Par-dessus tout, ces PME créées par les centres de recherche doivent constituer, pour toute la région environnante, la grande école de formation à la maîtrise d’une agriculture moderne, compétitive et à l’initiation à cet esprit d’entrepreneuriat dont l’absence totale, est l’une des causes principales de la déliquescence des Etats africains.

9. Pour l’ANADER, l’excellence doit être intimement associée au niveau du matériel offert aux chercheurs. En effet, tant que le chercheur congolais n’aura pas trouvé dans notre pays, les conditions offertes à ses homologues des pays étrangers, la République Démocratique du Congo ne pourra que continuer à déplorer cette gangrène qu’est la fuite de cerveaux. Il est clair que l’Etat congolais n’aura pas facilement les ressources financières suffisantes. Par contre, à mesure que le centre améliore ses propres recettes, qui ne devront jamais être volées par un quelconque Ministre de tutelle, cadres supérieurs ou autres personnes rusées, les conditions matérielles des chercheurs, des cadres techniques et des agents administratifs pourront changer et d’une manière exceptionnelle jusqu’à atteindre, voire dépasser pour les chercheurs, le niveau des homologues étrangers, et ceci dans n’importe quel pays. Lorsque ces conditions sont réunies, le centre, déjà au point, pourra régulièrement inviter, à ses frais, divers chercheurs ou techniciens étrangers, capables d’initier un nouveau savoir-faire à la pointe du progrès. Ce qui vient d’être dit, pour les centres de recherche en agronomie, devra être imité et adapté par tous les autres centres de recherche ou d’enseignement supérieur et universitaire, compte tenu, bien entendu, de la spécificité d’un chacun. Un centre de recherche ou d’enseignement, comme on vient de le souligner ci-dessus, ne devrait jamais compter uniquement sur la contribution de l’Etat. Il doit se battre et prendre une part active à l’esprit de conquête qui doit caractériser le vécu quotidien de chacune des PME et TPE, à travers tout le territoire national. C’est cela une civilisation des pionniers.


3. ENERGIE ELECTRIQUE

La course aux investisseurs ne doit pas devenir une course à la recolonisation. Pour un développement harmonieux et durable, la RDC doit être propriétaire de son important secteur du potentiel hydroélectrique. Tous les projets relatifs à ce domaine, doivent être renégociés. La RDC doit en être propriétaire à au moins 70%.
Le siège social sera obligatoirement implanté à Kinshasa. Compte tenu du développement du phénomène des OPA (Offres Publiques d’Achat), l’Etat congolais devra sérieusement revoir sa législation et verrouiller pour très longtemps ses entreprises majeures (cela se fait même dans un pays comme les Etats-Unis). A la moindre inadvertance en effet, tout aura été acheté par des entreprises étrangères dont l’unique but est le profit, indépendamment de l’incroyable misère de notre population. C’est une misère que ne connaît aucun de ces pays donneurs des leçons. Dans la révision des anciens contrats, ceux qui se sont octroyés des avantages personnels au détriment des intérêts du pays, n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes car, il faut mettre fin aux pillages.
D’où la République Démocratique du Congo va-t-elle tirer tant d’argent pour financer sa participation dans la création ou dans le développement des entreprises d’électricité? Une République Démocratique du Congo guérie des pillages impunis, fera des miracles.
Peu de congolais en sont conscients (voir par exemple, les innombrables contrats miniers, actuellement bradés par le pouvoir).

La sauvegarde de la forêt est une grande urgence pour la République Démocratique du Congo et pour l’Afrique toute entière.
A l’horizon 2050, la République Démocratique du Congo doit posséder plusieurs centaines de barrages hydroélectriques, ce qui suppose beaucoup de forêts, d’où l’interdiction de l’exportation du bois congolais. Etre strict dans ce domaine, est la voie incontournable vers l’enrichissement de la République Démocratique du Congo par une maîtrise exceptionnelle de l’énergie électrique. Ainsi limiter la coupe de bois au seul besoin domestique, créer par contre, dans chaque province, y compris Kinshasa, au moins 200 PME spécialisées dans la sylviculture, devient une impérieuse nécessité. Si une telle politique est réalisée jusqu’à l’horizon 2050, la République Démocratique du Congo aura, pour une large part, banalisé le besoin en bois, pour bien des pays demandeurs. Encore qu’elle aura entre- temps largement augmenté son savoir-faire, pour ne plus jamais exporter des grumes mais plutôt des meubles.
Avec une telle valeur ajoutée, le prix de notre bois aura été multiplié au moins par 10. En vue de promouvoir sa politique de sylviculture, la République Démocratique du Congo doit solliciter des fonds non remboursables ou fonds de contre partie.

En effet, les pays industrialisés, en contribuant massivement à la pollution de l’atmosphère, qui ne cesse de s’encombrer de gaz à effet de serre (CO2, composé azoté, etc.), trouveront tout à fait normal de participer financièrement aux activités d’une dépollution ne serait-ce partielle. C’est la multiplication de ce genre d’actions progressivement étendues, si possible à tout le continent africain, et à d’autres parties du monde, qui contribuera à réduire, pour toute notre planète, les menaces de sécheresse exceptionnelle analogue à celles qui affligent actuellement l’Afrique de l’Est (Djibouti, Ethiopie, Somalie, Kenya, sans oublier le Malawi), où près de 11 millions de personnes sont en danger de mort et où plusieurs dizaines de milliers d’animaux encourent le risque d’une extinction pure et simple. Il s’agit d’une catastrophe humanitaire et d’un désastre économique irréparable. Avec une bonne gestion des ressources forestières africaines, notamment des ressources congolaises, des réserves fourragères peuvent être exportées (échanges commerciaux), notamment vers les pays du Sahel.
L’eau peut également être fournie à qui de droit, à des faibles taux le m3. Selon certains spécialistes, en effet, la République Démocratique du Congo recèlerait près de 62% des ressources d’eau douce de toute l’Afrique et 47% de toute la forêt tropicale africaine.
C’est un capital dynamique qui dépend étroitement de la formule de gestion des ressources forestières qu’aura adoptées la République Démocratique du Congo.

Pour que cette eau reste douce et facilement utilisable, il est indispensable que la République Démocratique du Congo s’abstienne de certaines pratiques agricoles. Dans cet esprit, elle renoncera à l’usage des pesticides, de fongicides et d’engrais de synthèse. Toutes ces restrictions ont un coût, puisque les rendements à l’hectare, pourront être largement inférieurs aux normes internationales et qu’en renonçant à l’exportation de ce bois congolais dont la quantité est dérisoire au vu des besoins astronomiques des pays comme la Chine ou l’Inde, la République Démocratique du Congo s’impose manifestement un manque à gagner. L’heure de la mondialisation, sous peine de sonner le glas de cette planète, jusqu’ici le seul habitat de l’humanité, doit correspondre à l’heure d’une prise de conscience planétaire en ce qui concerne la limitation des ressources naturelles dont dispose notre planète.

Si toute l’idéologie économique se résume à la seule conquête du plus grand PNB (Produit National Brut) possible ou à la poursuite du plus grand taux de croissance annuelle, alors il est clair et net que, sauf prise de conscience dramatique mais tardive, la planète, en tant que habitat de l’humanité, tend vers un avenir sombre, d’autant plus sombre que, malgré le niveau actuel de la science moderne, nous n’avons toujours pas entièrement maîtrisé notre planète considérée sous l’angle d’une grosse machine thermodynamique constamment en mouvement, à l’intérieur d’un espace terriblement hostile à l’homme. Une prise de conscience tardive ne sauverait pas nécessairement la planète à cause précisément de la faiblesse des actions de redressement et de l’ampleur (difficile à mesurer) du désastre déjà infligé, par exemple, à notre atmosphère : près de 250 milliards de tonnes de carbone depuis le début de l’ère industrielle. Pour se faire une idée de besoins de la Chine en matière de bois, il faut se rappeler que ce pays, en quelques décades, a totalement déboisé un territoire grand comme 1,7 fois la République Démocratique du Congo. Les résultats ne se sont pas fait attendre : des inondations catastrophiques dont l’ampleur est telle que n’eût été l’importance des équipements de l’armée chinoise, la Chine aurait pu, lors de certaines de ces inondations, connaître des catastrophes se chiffrant par millions des victimes.

A certaines journées, on peut compter plus de 20 gros grumiers exportant allégrement le bois congolais vers le port de Matadi. A l’heure qu’il est, un territoire comme le Bas-Fleuve traverse la phase finale d’un déboisement total réalisé notamment par l’entreprise portugaise SOFORMA. Naïvement, les exploitants congolais comme leurs collègues portugais, libanais, belges et ougandais, pensent que les ressources congolaises sont immenses et qu’il faudrait des années pour que les effets se fassent sentir.
Ils ont tort, ô combien ! Ceux qui ont l’habitude de passer en saison sèche par le pont de Matadi, ont dû remarquer en amont du pont, l’émergence de certains îlots que l’on n’avait jamais observé avant 1960. C’est un indice que la République Démocratique du Congo doit prendre au sérieux.

Le Fleuve Congo, en effet, en sa qualité de potentiel hydroélectrique éternel, représente un bien plus important que toute l’Arabie Saoudite. Que nos pays voisins se fassent soi-disant encadrer, dans les activités d’une gestion scientifique de leurs ressources en bois, la République Démocratique du Congo serait bien inspirée de rester carrément en dehors de ces projets orchestrés par des Etats gloutons, car pour elle, la priorité c’est l’augmentation de la nappe phréatique, sur l’ensemble du territoire, ce qui se traduira par un débit fluvial plus ou moins constant puisque le pays a la chance de se trouver à cheval sur l’équateur.
Le protagoniste de l’exploitation du bois, oublie volontier de nous signaler que ce bois exporté ne rapporte rien au peuple congolais.
Un petit exemple, qu’on nous dise combien de milliards ce bois nous a rapporté en 2005 et à quel projet ont été affectés ces milliards.
La réponse est claire, du vent et toujours la pauvreté.

La France est l’un des pays le plus boisé de l’Europe. Comment se fait-il que nos amis portugais et belges préfèrent venir couper le bois en Afrique au lieu de s’adresser à la France ? Lorsque, il y a près de 4 ans, la France a connu un orage exceptionnel qui a abattu un très grand nombre d’arbres sur une large partie du territoire national, nos amis chinois, ont proposé aux français leur aide, en matière de coupe des arbres renversés.
Qu’on se rappelle, la France, avec raison, avait poliment refusé l’offre. N’est-ce pas une honte, dans un pays où il y a tant des chômeurs, de perdre bêtement tant d’emplois pour charpentiers, menuisiers, ébénistes, etc.
Avec toutes ces transformations, le prix de revient d’un tronc de bois peut être multiplié par 10. Pourquoi la République Démocratique du Congo refuse-t-elle d’ouvrir les yeux lorsque demain, elle pourra de nouveau exploiter son bois ?
Aujourd’hui, la priorité est à la remise en forme du potentiel hydrique de ce pays appelé à devenir, à l’horizon 2050, une véritable Arabie Saoudite.
Aujourd’hui, les dégâts du déboisement sont considérables.
A titre d’exemple, en raison de la sécheresse qui sévit dans la partie Est du continent africain, les Lacs Kivu et Tanganyika ont sensiblement baissé de niveau. Rien d’étonnant puisque sous l’occupation sauvage que nous connaissons encore, le déboisement de forêt est une activité entièrement banalisée.

Les jeunes arbres, étant des véritables pompes à carbone, pourront contribuer très sensiblement à l’absorption du carbone atmosphérique. On peut estimer à près de 20 tonnes, le poids du carbone atmosphérique utilisé pour former un Limba âgé de près de 40 ans.
L’ANADER préconise, d’ores et déjà, la mise en place au Sud de la République Démocratique du Congo d’une bande forestière large de 5 Km et longue de près de 2.000 Km. Cela ferait environ 2X109 tonnes de carbone récupéré, si on prend également en compte toutes les autres activités de reforestation et ceci c’est pour un laps de temps relativement court, puisque la vitesse d’absorption est très élevée, lorsque l’arbre est encore très jeune, grosso modo, au cours de 10 premières années de son existence.

Une fois bien maîtrisée, cette activité de sylviculture à grande échelle devra être suggérée à l’Angola, bande nord et bande sud, aux états riverains du Lac Tchad ainsi de suite. Avec une politique intelligente proche de celle qui a débouché sur les activités menées par les 5 états riverains de la mer d’Aral, les menaces climatiques de demain peuvent prendre une toute autre tournure plus favorable à l’humanité.

Fait étrange, l’Occident ne s’est jusqu’ici intéressé qu’à cette classe politique africaine responsable de notre déliquescence.
Cette classe politique est choyée et courtisée. Pour l’intérêt de toute la planète, il est urgent d’abandonner cette politique d’Autruche, car l’intérêt commun de l’humanité exige déjà une prise de conscience globale et urgente ainsi que des actions décisives.
(-) Actions concrètes

L’ANADER propose :

1. La création, à titre prioritaire, d’un centre de recherche en énergie électrique. En échange des salaires de niveau international, qui dans ce centre seront la règle, des conditions rigoureuses, de discipline et d’obligation de rendement devront être imposées à tous les chercheurs. Les objectifs de ce centre seront détaillés dans une brochure séparée. En effet, le centre veillera à tous les projets de promotion de l’énergie électrique en République Démocratique du Congo : vulgarisation, même en milieu rural, de l’électroménager, transport ferroviaire, véhicules électriques ou hybrides en milieu urbain. Etude des marchés de l’énergie électrique à l’intérieur du pays et surtout dans les pays étrangers. Etude prospective de la production de l’hydrogène en relation avec le projet du grand Inga, 70% des actions doivent être congolaises, et du port en eau profonde à Moanda.

2. La planification de la construction d’hydrolienne, de muni barrages hydroélectriques, partout où la construction d’une grande station de transformation de la haute tension ne pourrait être justifiée que par des projets industriels conséquents.

3. La construction (ou la remise en état) des barrages moyens (tels que le complexe Zongo, Sanga, Mpioka, Sika-matu (Lukula), Mboma-Vondi (Lubuzi), etc.) dont la production devra être déversée sur un réseau national à soumettre à une gestion automatique intégrée (gestion assistée par un réseau informatique).

4. La création d’un centre d’études en faveur d’une ligne électrique de MT (moyenne tension) alimentant chaque tronçon situé entre deux villes et ceci en vue de promouvoir la politique d’implantation des communes en gestation et la mise en place de vitrines de la RDC, sans oublier la construction de nombreux hôtels. C’est dans ce sens que, pendant la nuit, tout l’axe routier doit être éclairé en vue de sécuriser les riverains de l’axe, de décourager les poseurs de barrières et les inciviques, toutes catégories confondues.
Des moyens techniques confidentiels rendus possibles par la présence de l’électricité pourront être implantés et pourront contribuer de plus en plus, au fil des années, à la sécurisation des usagers de la route et des habitants des bourgades encore isolées.

5. Grâce à la présence de l’électricité, le long de l’axe routier, l’ANADER préconise la mise en place d’innombrables chambres froides positives et négatives sans oublier les nombreux silos indispensables à la conservation de certains produits alimentaires faisant partie du stock de sécurité de la République Démocratique du Congo. Dans ce domaine, grâce à une politique importante en matière de sécurisation des produits alimentaires, la RDC pourra se réserver la faculté de ne vendre que, lorsque les lois du marché lui sont favorables ou lorsqu’il s’agit d’aider un pays en difficulté.
On ne peut que regretter, que lors du Tsunami du Sud-est asiatique, la République Démocratique du Congo n’ait apporté (si nos souvenirs sons bons), aucune contribution. C’est une honte qu’il faudra constamment rappeler aux générations futures afin que l’on sache quel a été l’état de la déchéance de la République Démocratique du Congo.

6. Dans les grandes villes, il importe d’augmenter très sensiblement le nombre de cabines électriques moyenne tension.

7. Dès que la SNEL devient une entreprise soumise aux seules lois du marché et aux seules directives d’un conseil d’administration uniquement orienté par les lois de la rentabilité et de la mise en place en faveur du peuple, d’un produit adéquat à un prix abordable, dès qu’elle récupère la pleine maîtrise de ses finances, on s’attend à ce qu’elle gère scientifiquement ses réseaux, qu’elle redimensionne ses réseaux et mette fin aux systèmes de délestage odieux, etc.

8. Que les responsables des sociétés techniques comme la SNEL ou la REGIDESO soient choisis en raison de leur profil scientifique, technique et moral et non plus pour leur appartenance à la tribu d’une grande personnalité politique.

9. Que la gestion des grandes entreprises offrant les services de première nécessité obéissent aux règles d’une administration de proximité en créant dans chaque commune, une ou plusieurs succursales et en multipliant les bureaux des quartiers, en vue de mieux dissuader les inciviques toujours à l’affût des services gratuits.

10. Que les recettes excédentaires de la SNEL servent principalement à l’entretien permanent des infrastructures, au renouvellement et à la modernisation de ces dernières.

11. Qu’un léger pourcentage de recettes serve au financement des actions éducatives car, idéalement, les diplômés de l’ISTA, de l’IBTP et de toutes les écoles polytechniques du pays, engagés par la SNEL, doivent régulièrement passer par des écoles de formation permanente.

12. Que l’Etat Congolais recrée dans le meilleur délai, une entreprise dont la mission est la production des câbles électriques.

13. Dès que possible, la République Démocratique du Congo doit s’associer à des partenaires sérieux en vue de créer une entreprise de production de matériel électrique sans oublier le secteur de l’électroménager et celui de la haute technologie.
Il y a une réelle urgence car, la protection du bois, exige que peu à peu les africains, pas seulement les congolais, se tournent progressivement vers l’énergie électrique.
Les ménagères pensent à tort que certaines préparations telles que celle de la chikwangue exigent nécessairement un feu de bois. C’est une erreur à corriger.

4. EDUCATION

Ce domaine représente l’un des secteurs prioritaires du projet de société de l’ANADER. Une vraie dynamique de la renaissance doit orienter ses premiers efforts sur l’éducation et sur toute la jeunesse, sans oublier la population adulte.
Curieusement, depuis les années 1967, la République Démocratique du Congo ne construit pratiquement plus d’écoles, conséquence : la durée d’occupation journalière des enfants est tombée de 8 heures à 4 heures, faute de locaux.
Le niveau d’alphabétisation du Congo Belge était excellent tout au moins sur le plan enseignement primaire et uniquement pour les garçons. En ce qui concerne l’éducation de nos filles, la Belgique avait commis l’erreur monumentale d’oublier ce secteur à l’exception des écoles ménagères. Les mesures correctives ne commenceront que timidement à l’approche de l’indépendance. Aujourd’hui, sous le coup de la crise socio- économique, le nombre d’enfants et d’adultes analphabètes ne fait qu’augmenter.

Pire encore, des raisons politiciennes ont lancé depuis les années 1970, une véritable culture de l’illettrisme qui n’a fait que gagner en force, d’année en année. Voir culture de la sorcellerie, omniprésence de la chanson et de la danse. Une culture d’illettrisme ne conduit qu’à un résultat évident : la destruction progressive du sens d’humanisme de chacun des citoyens de ce pays. Lorsque sur nos medias, nous épinglons surtout la danse, la chanson et les prédications intempestives, c’est pour déplorer l’absence quasi-totale des débats portant sur les actions éducatives ou sur les grands problèmes de notre société.
L’illettrisme ne peut profiter qu’aux protagonistes de la civilisation du retour vers l’âge de la pierre : faire danser et faire chanter afin de mieux piller la population. Et-ce vraiment cela que veulent les filles et les fils de ce pays ?
C’est une civilisation inventée par ceux-là mêmes qui sont fondamentalement hostiles à un Congo qui réfléchit aux meilleures voies et moyens de sortir de l’actuelle déchéance.
A l’opposé de cette culture suicidaire, si favorable aux politiciens voleurs, l’ANADER prône surtout le retour au taux d’occupation de 8 heures de travail scolaire, aux devoirs exécutés en milieu scolaire, ainsi que la scolarité pour tous les enfants de 3 à 18 ans, sans oublier les efforts d’alphabétisation des adultes. Manifestement, de telles actions requièrent une forte mobilisation des finances et un effort volontariste de toute la population.

La situation est si grave, n’en déplaise aux apôtres de la danse, qu’il faut d’urgence impliquer toute la population.
Aux grands maux, en effet, de grands remèdes. Il faut construire des écoles à travers tout le territoire national. Il faut sensiblement améliorer aussi bien en nombre et en qualité le personnel enseignant. Des propositions détaillées ont fait l’objet d’une longue réflexion. A cause du faible pouvoir d’achat des enseignants et des fonctionnaires, on ne peut s’attendre qu’à des prestations médiocres, sans oublier cette corruption qui gangrène tous les Ministères ; en particulier le Ministère de l’Education Nationale.

Aux yeux de l’ANADER et aux yeux de toute la nation bien pensante, la corruption doit figurer parmi les plus grands ennemis du congolais. C’est à elle que nous devons la somme des humiliations infligées à notre pays. Un bon pouvoir d’achat, cela signifie une lutte sans merci contre les détournements impunis et contre les salaires astronomiques pour certains barrons.
Cela signifie une conquête volontariste du marché de l’emploi par la création, dans chaque province, des plusieurs milliers des PME capables d’augmenter chaque jour la richesse de la République Démocratique du Congo.
Rénover l’éducation nationale signifie, la fin de l’impunité des préfets, des responsables des établissements et des ministres du gouvernement, sans oublier tous les acteurs congolais et étrangers, à quelque niveau qu’ils se trouvent ou qu’ils agissent. Cela signifie le retour en force de la discipline mais aussi le retour d’une vie attractive en milieu scolaire. Cela passe également par une obligation de nourrir des élèves et des étudiants.

Si les parents sont devenus pauvres par la faute de l’Etat, ce ne sont pas les enfants qui doivent être punis par une famine permanente. Donc l’amélioration de cette situation nécessite de l’argent et beaucoup d’argent. Pour la mobilisation de ces fonds, l’ANADER propose également des pistes insolites comme l’obligation de revenir aux unités de production en milieu scolaire telles qu’elles ont fonctionné avant l’indépendance. Tout n’était pas mauvais à cette époque.
Le changement majeur, est qu’aujourd’hui, les congolais doivent se prendre en charge et dans tous les secteurs. Un dictateur disait : « Heureux le peuple qui rit et qui danse ».
L’ANADER dit plutôt au peuple congolais : « Mettons fin aux mensonges car dans l’histoire de l’humanité, aucun peuple ne s’est développé par le rire et par la danse ». La danse, nous ne sommes pas contre ; le rire nous ne sommes pas contre non plus à condition que la priorité soit accordée à une journée de travail volontariste.
Ayons chaque jour en esprit l’honneur, l’amour de nos compatriotes et l’amélioration du vécu quotidien grâce à la sueur de notre front.

L’amour pour nos enfants l’exige, le congolais eu regard aux richesses naturelles de son pays, ne méritent pas, mais alors pas du tout, d’être humiliés davantage et d’être classés sur la liste des pays les plus misérables de la planète. C’est cette philosophie que devrait transmettre en premier lieu nos medias audio et télévisuels. Aujourd’hui, la réalité semble être toute autre : tout pour la glorification de la misère, tout pour la priorité à l’impunité, tout pour le rire et tout pour la danse.

(-) Actions concrètes

Dans le domaine de l’éducation, compte tenu de la dégradation causée par 40 ans d’incurie et d’abus de toute sorte, les tâches sont immenses. Elles s’orientent sur plusieurs pistes.

L’ANADER propose :

1. Que les actions éducatives soient toutes perçues sous l’angle d’images de la dynamique de la renaissance de ce pays.

2. Qu’une reprise en mains de toutes les actions de reconstruction des écoles et des homes associe toute la population, au moins deux heures chaque samedi après-midi.

3. Un effort continu en vue de maintenir dans un état impeccable, l’enceinte de l’école, les rues, les classes, les locaux de diverses natures, les sanitaires, etc. Les responsables d’établissements auront un budget alloué à cette fin.
La pelouse, qui est un signe indicateur, qui ne trompe pas, doit être de 1ère qualité. Certains sites sont abîmés par la simple négligence des chefs. Ainsi, sous l’indifférence la plus totale, le Campus de Kinshasa, voit passer sur ses ruelles fragiles, des gros camions de 40 tonnes ou plus. Au bout de 6 mois de mise en garde, les chefs d’établissements qui n’auront pas donné satisfaction, devront être relevé de leur fonction.
Les écoles privées qui n’auront pas suivi le rythme, perdront leur agréement. Après 40 ans d’indiscipline généralisée, il n’ y a qu’une méthode pour faire rentrer la discipline et l’ordre : la méthode forte.

4. Que la durée d’occupation quotidienne dans tous les cycles d’enseignement remonte de 4 à 8 heures. A l’université et dans les instituts supérieurs, on mettra définitivement fin aux années académiques rendues interminables à cause de la non disponibilité des professeurs, des assistants et des chefs des travaux. Au primaire et au secondaire, on remontera sensiblement le niveau.

5. Le lancement des plusieurs PME fonctionnant comme maison d’édition. Les écoles achètent obligatoirement les livres requis : un livre par enfant et par sujet. Ne peuvent sortir de l’école que les livres achetés par les écoliers.
Tous les autres sont propriétés de l’école. Cette dernière organise des inventaires au moins une fois par trimestre.
Le livre perdu est payé par le parent ou par le tuteur, pouvoir d’achat oblige. Pour les différentes branches, un comité composé de professeurs d’université et de spécialistes des enseignements primaires, secondaires et maternels, a la responsabilité de l’examen des manuels (composés et édités en République Démocratique du Congo) dont le niveau doit être au moins international. Toutefois, il faut garder un œil vigilant contre tout retour en force de la corruption.
Les ministres de tutelle éviteront de s’imposer dans un domaine qui ne les concerne pas. C’est à cause de l’ingérence du ministère de l’enseignement primaire et secondaire que l’enseignement de mathématique, pour citer un exemple, a été ruiné au cours de ces 40 dernières années. Toutefois, les comités chargés de fixer le choix ont, une fois l’an, devant les remarques critiques des utilisateurs, l’obligation de se justifier. Dans la plupart des cas, les membres de ce comité ne peuvent exercer fonction que durant 2 mandats au plus.

6. Les professeurs d’université écoulent leurs ouvrages par les librairies universitaires. On met ainsi fin à la pratique inacceptable de syllabus d’achat obligatoire. L’université, qui a le droit d’édition, édite un nombre d’ouvrage au moins égal au nombre d’étudiants de la classe concernée.

7. Pour le personnel de l’enseignement primaire, secondaire et maternel, des salaires qui apportent à chacun non seulement une réelle motivation mais aussi une certaine peur de perdre l’emploi. De la même façon, les barèmes pratiqués à l’université doivent prendre comme point d’appui, les barèmes de KASA-VUBU et évoluer progressivement suivant le niveau des ressources du pays. C’est la seule façon de mettre fin à la fuite des cerveaux.

8. L’ANADER recommande, dans toutes les écoles, un minimum de deux repas supportés par l’école. Le couvent des prémontrés/Unikin, n’était en 1960 qu’une modeste petite colline avec des touffes de graminées. Malgré des débuts fort modestes, ce couvent a connu une évolution extraordinaire.
A contrario, l’université de Kinshasa, avec un financement relativement exceptionnel, n’a connu que pillages : destruction de la zootechnie, bradage impuni de 500 hectares de terre à N’djili Brasserie. Voilà un exemple de cette République Démocratique du Congo, ruinée par une classe politique gloutonne, médiocre et parfaitement égoïste. L’ANADER recommande pour toutes les écoles ayant facilement accès au milieu rural, le déploiement d’un grand nombre d’unités de production classées en PME ou TPE suivant l’importance. A la tête de chacune de ces unités, un petit conseil d’administration. L’école qui est propriétaire reçoit à chaque récolte, les dividendes nécessaires. Une bonne partie de ces dividendes doit être réinvestie dans la croissance ou dans la création d’autres PME ou TPE. Pour tout le reste, la PME ou la TPE agit comme une petite entreprise privée dont aucun membre de la direction de l’école ne devra être président du petit conseil d’administration.
Les écoles situées en milieu urbain ou en plein centre extra-coutumier se doteront des structures analogues à celles que l’on vient de préconiser ci-dessus : PME et TPE.
C’est à l’école que revient la responsabilité de gérer correctement ses finances, en vue d’implanter les unités de production requises. On sait où nous a conduit les amalgames. Comme toutes les PME et TPE du pays, ces petites entreprises sont régulièrement auditées. Tout abus peut se traduire par la destitution du responsable de l’école, voire même son emprisonnement. La bonne gestion des deniers publics est une question de vie ou de mort. Ce n’est pas par hasard si les hôpitaux congolais sont devenus des mouroirs : c’est parce que des gredins se sont emparés des deniers publics.
La politique de PME doit s’étendre à toute université et institut supérieur. La philosophie est la même.
Selon l’entendement de l’ANADER, une université comme celle de Kinshasa, doit posséder un minimum d’un millier des PME, capables de rapporter chacune une moyenne de 5.000$ de contribution annuelle. C’est à partir de ce niveau qui devra d’ailleurs être vite dépassé, que les congolais pourront dire : nous avons enfin des universités. En effet, l’université moderne est une institution qui va coûter de plus en plus cher exigence scientifique et crédibilité oblige.

9. L’ANADER recommande un recensement exhaustif et objectif de toute la population de la République Démocratique du Congo. Contrairement à ce qu’on a vu récemment, la meilleure méthode est de partir de la base : village par village, quartier par quartier, commune par commune, territoire par territoire.
Le responsable territorial ou communal fera monter son résultat.
Au regard de chaque individu recensé, on retient le niveau de scolarité, de telle sorte que l’Etat saura enfin, quelle est la population à soumettre obligatoirement à l’enseignement élémentaire, réservé à la jeunesse dans la tranche de 3 à 18 ans.

10. Un accent particulier sur l’enseignement dans la tranche de 3 à 6 ans car, c’est à cet âge que le cerveau humain est le plus malléable et que l’enfant devra maîtriser la langue maternelle à distinguer de la langue officielle parlée dans la province. Au cours de ces 3 années de formation, l’enfant sera parfaitement capable de maîtriser le réflexe de base de la langue française tout en devenant capable de communiquer correctement dans sa langue maternelle.

11. Sur la maîtrise de la langue maternelle car, à côté de l’eau et de la forêt, la diversité culturelle de la République Démocratique du Congo est l’une des grandes richesses de notre pays.
C’est une véritable course contre la montre. Chacune de nos langues est la roche mère d’un grand savoir ancestral et d’une sagesse insoupçonnée. Un exemple banal est à puiser dans l’ethnobotanique et dans toutes les connaissances relatives aux plantes locales. Certaines de ces connaissances, nous n’en doutons pas, ne sont que des simples bobards. D’autres, par contre, sont extrêmement précieuses, elles remontent jusqu’à la nuit de temps et peuvent, sauf négligence de notre part, rendre des grands services à l’humanité toute en entière.
Il s’agit de ne pas le perdre définitivement avec la mort de nos vieux. Un vieux qui meurt est une bibliothèque qui brûle.
Une langue qui meurt, c’est plusieurs universités qui brûlent. Les congolais doivent prendre conscience de l’obligation qui pèse sur chacun de nous : transmettre aux générations futures, les connaissances que chacun de nos villageois a reçu de ses parents.

12. Grâce à la remise en chantier des activités d’édition scolaire, y compris les éditions en langues vernaculaires, grâce au retour de 8 heures d’occupation scolaire, s’organisera pour que chacun des enfants à la sortie de l’enseignement élémentaire parle et écrive correctement dans sa langue maternelle, dans l’une des langues officielles du pays, sans oublier l’impérieuse nécessité de redonner à tous les enfants de ce pays, l’ambition et la joie d’écrire et de parler correctement la langue française à laquelle s’ajoute désormais l’inévitable maîtrise de l’anglais écrit et parlé.

13. Au niveau de l’enseignement supérieur et universitaire, l’octroi obligatoire d’une bourse d’études appelée à prendre en charge tous les frais académiques encourus par l’étudiant.

14. Recommande la décongestion des sites universitaires par l’implantation, dans diverses communes urbaines, de plusieurs sites universitaires ; comportant notamment des homes, des facultés ou des départements bien précis et des infrastructures sportives bien définies.

15. Propose la mise en place d’une politique de logement visant comme objectif, le retour progressif de la situation initiale de Lovanium : une chambre pour un étudiant ou étudiante.

16. Dans les homes, le retour de l’incontournable discipline rigoureuse à laquelle doivent s’initier les cadres de demain.

17. En vue d’accroître l’efficacité du système éducatif, l’amélioration en nombre et en qualité du personnel enseignant. Ceci passe par des salaires entièrement revus à la hausse.

18. Un recensement exhaustif, en vue de quantifier le niveau réel d’alphabétisation. Le recensement doit remonter à partir du quartier ou du village.

19. Dans les medias, l’intensification des actions éducatives : alphabétisation, santé, entrepreneuriat, agriculture, etc.

20. Un effort soutenu dans le domaine de l’accès à un enseignement de qualité, voie obligée du leadership socio-économique au sein de la région. A ce sujet, l’une des premières étapes passe par les voies et moyens en vue de donner à l’examen d’Etat, le statut d’un test aussi objectif que possible.

21. Des actions soutenues et diversifiées en matière d’éducation permanente à tous les niveaux : de l’alphabétisation au centre d’éducation pour adulte organisée au sein de chaque université et institut supérieur. Au niveau le plus élevé, ces enseignements doivent être financés soit par les entreprises qui envoient des agents, soit par des fonds spéciaux.

22. Des mesures efficaces et concrètes, dans le domaine d’une croisade systématique contre la corruption. Parmi ces mesures, doit figurer l’amélioration constante du pouvoir d’achat du citoyen congolais (augmentation des PME, TPE).

23. Compte tenu de l’ampleur des tâches et des impératifs suscités par un retard de 40 ans, au niveau de toute la nation, des actions de mobilisation des ressources financières en faveur de cette éducation à remettre sur le rail.


5. FINANCES

Il ne faut pas être monétariste pour savoir qu’on ne réussit jamais à remplir un tonneau dont le fond est largement troué.
Quoique pensent beaucoup de politiciens congolais, on ne peut rien reconstruire là où sont installés, depuis longtemps, des nombreuses filières de détournements impunis, là où les audits connaissent des domaines inaccessibles tels que : la Banque Centrale, l’OFIDA, le Ministère des Finances, sans oublier la Présidence, etc.
C’est la Banque Centrale qui gère toutes les finances publiques et non, des structures parallèles opaques et inaccessibles à l’orthodoxie financière. La décentralisation de la gestion financière pourtant dynamisée par un réseau informatique unifié et jalousement sécurisé, doit redonner à la commune et au territoire, un rôle extrêmement important, notamment dans le payement de certains salaires et dans le financement de certaines PME, TPE fonctionnant au sein du territoire ou au sein de la commune.

(-) Actions concrètes?

L’ANADER préconise :

1. L’identification et le démantèlement de toutes les filières des détournements impunis. Elle préconise dans cet esprit, la mise en place d’un système approprié de collecte des données intéressant toute la population.

2. L’identification et la suppression des domaines opaques, inaccessibles aux audits.

3. L’assainissement de la Banque Centrale qui doit être réorganisée et répondre à toutes les normes de l’orthodoxie financière.

4. Dans la gestion des finances publiques, la mise en place d’un réseau informatique sécurisé et muni de tous les garde-fous nécessaires (experts indépendants de très haut niveau).

5. La responsabilité des communes et des territoires, pivot des prestations financières locales.

6. Au niveau de la commune ou du territoire, plusieurs actions mensuelles obligatoires, résultant des taxes retenues : entretien et réparation des rues ou routes (mensuellement, 10 Km des voies et 1 Km d’égout couvert et de grande section, un home tous les 3 mois, une antenne médicale tous les 3 mois). Construction ou remise en état des homes et bâtiments scolaires ; remise en état ou construction d’hôpitaux ou d’antennes médicales.

7. La remise à jour de toutes les pratiques financières de façon à mettre fin à celles qui sont facilement accessibles à la fraude. (par exemple, comptable d’état).

8. La remise en route des banques, caisses d’épargnes de nombreuses structures de gestion de micro-crédit. Salaires et autres payements se font par ses structures.

9. Que tous les salaires soient libérés à une date fixe du mois et pour tous les services.


6. TRANSPORT, COMMUNICATION ET AMENAGEMENT URBAIN

Le défi colonial est toujours présent : des trains quotidiens, dans les deux sens, entre Matadi et Kinshasa. Redynamisation de tous les autres axes ferroviaires, à doubler et à électrifier.
Ceci vaut également pour la voie Matadi?Kinshasa.
Remise rapide, en état, des voies ferroviaires abîmées par la guerre ou méchamment démolies par le mobutisme.

Les grandes entreprises publiques doivent se soumettre à toute la rigueur d’une entreprise privée. Elles ne peuvent en aucun cas devenir une caisse de secours d’un politicien, quel que soit son niveau. Leur mot d’ordre doit être : compétence, rentabilité, créativité, imagination, vision, en matière de projets d’avenir, dans tous les cas, contribution à l’enrichissement de l’Etat Congolais.
Ce dernier, confronté à des tâches immenses, a besoin de chaque franc du trésor public. On n’accède pas au grand poste de responsabilité parce qu’on est ressortissant de telle tribu. On doit y accéder parce qu’on a le meilleur profil possible.

Les axes routiers comme les voies navigables, doivent voir naître tout au long de milliers de fermes et petites structures industrielles construites avec un soin particulier, puisqu’elles sont appelées à devenir la vitrine du Congo de demain : un Congo qui gagne, un Congo qui soit pour tous les citoyens, une source d’inspiration, un Congo fier et entreprenant, un Congo décidé à effacer les 40 ans de honte, d’humiliation, de pillages et d’une médiocrité désastreuse pour l’Afrique toute entière. Il faut, enfin, que le Congo soit géré par des enfants qui aiment profondément leur patrie et leurs compatriotes, et non plus par des personnes incapables de percevoir la primauté et la souveraineté de l’intérêt commun.
Les vitrines doivent être resplendissantes de beauté et respirer ce vent nouveau d’initiative et de créativité qui nous a si cruellement manqué pendant 40 ans.
Tout ceci signifie que les axes routiers comme les voies navigables doivent être parcourus par des lignes électriques, porteuses de l’énergie indispensable à toute civilisation moderne.

Le Congo, dit-on, est un sous-continent. Une réorganisation efficace de ce territoire n’est possible que si le transport aérien est réorganisé en réseau drainant les passagers des aérodromes du territorial vers les aéroports de chefs-lieux et vers la capitale. Chaque jour, pour chaque segment, tant que le nombre de voyageur est suffisant, l’axe doit être parcouru au moins une fois à l’aller comme au retour. C’est une obligation de cet Etat Congolais qui a trop longtemps laissé périr les infrastructures routières et celles des voies navigables. La conséquence de cette politique volontariste en matière de transport aérien doit être la baisse très sensible des tarifs relatifs aux vols à l’intérieur du pays.
Ce qui signifie que la République Démocratique du Congo doit abandonner sa timidité maladive uniquement inspirée par la soif de la corruption qui veut que priorité soit accordée aux intérêts des jouisseurs et des pays étrangers. Il faut créer au sein de ce pays, au moins une société pétrolière dont la République Démocratique du Congo doit être propriétaire à au moins 70%. C’est dans cet ordre d’idées qu’il faut, d’urgence, implanter une raffinerie à Moanda. Le pétrole de Mavuma appartient au congolais.
Au lieu d’aller chercher des accords avec des quidams, la République Démocratique du Congo doit se mettre à exploiter son propre pétrole. Et les moyens ? Dira-t-on !
Arrêtons d’invoquer cet argument tant que les congolais ne se sont pas décidés à lancer une véritable croisade contre les voleurs impunis, et il y en a de dizaine des milliers sur le territoire national.

A l’issue de cette croisade, bien des organismes internationaux, bien des pays étrangers nous viendront activement en aide. Si les Etats n’ont pas d’amis, ils ont du moins des intérêts. Le jour où la République Démocratique du Congo va se réveiller, en ouvrant enfin les yeux sur ses propres intérêts et en adoptant définitivement toutes les règles d’une gestion financière stricte, bien des partenaires vont chercher à s’associer à la République Démocratique du Congo qui sera enfin devenue une partenaire fréquentable, de nouveau capable de peser sur l’échiquier économique de l’Afrique.

Avec une société pétrolière nationale, bien gérée, il sera possible d’organiser à l’intérieur du pays, des tarifs de transport aérien en rapport avec la modicité des moyens financiers du citoyen congolais.

(-) Actions concrètes

L’ANADER propose :

1. De restituer les deux trains journaliers Kinshasa-Matadi, sans oublier dans les deux sens plusieurs trains de transports des marchandises, excellent moyen d’améliorer l’axe routier, de rendre cet axe inaccessible aux véhicules de plus de 30 tonnes.

2. La remise en état de toutes les voies ferroviaires méchamment abîmées par le mobutisme et par les guerres.

3. Que les grandes entreprises ne soient plus jamais des caisses de secours d’une quelconque personnalité politique.

4. Que chaque franc généré, contribue à l’enrichissement du trésor public.

5. Que le mode d’accès aux postes de responsabilité soit principalement fondé sur un profil objectif : compétence, expérience, intégrité morale, etc.

6. Que tout au long des axes routiers et voies navigables, naissent de nombreuses fermes et petites structures industrielles ; construites avec un soin particulier, car elles ont la mission de servir de vitrine de cette nouvelle République Démocratique du Congo qui gagne et devient pour tous une source d’inspiration ; une République Démocratique du Congo fière et entreprenante. L’enjeu est de taille : effacer les 40 ans de honte, d’humiliation, de pillages, de massacres impunis et d’une médiocrité désastreuse.

7. Que la gestion du pays revienne désormais à des citoyens animés de la grande volonté politique, inspirés par l’amour, voire la passion pour le relèvement du Congo et des congolais. Les politiciens mus par l’unique volonté de s’enrichir doivent être disqualifiés.

8. Que les axes routiers et voies navigables soient vite parcourus par des lignes électriques, moyennes tensions.

9. Que les travaux Salongo portent sur des objectifs spécifiques, au-delà d’une propreté impeccable de la ville : contribution à la construction et entretien des routes et des infrastructures sportives, scolaires et sanitaires de la commune ou du territoire.

10. Que chaque commune ou territoire, pour augmenter ses ressources financières, constitue plusieurs PME, TPE (agriculture, élevage, pisciculture) appelées à décongestionner le nombre de chômeurs de la commune et du territoire et à servir de premiers pionniers des communes en gestation. Ces PME, principalement propriétés de la commune ou du territoire, contribueront à renflouer d’une manière sensible les caisses de la commune ou du territoire (pour toutes les missions et obligations dévolues à la commune et au territoire, chaque mois, il n’ y aura jamais trop de ressources financières).

11. Que l’aménagement des voies navigables urbaines soit confié à des PME d’ingénierie urbaine (Makelele, Bumbu, Kalamu, Matete, Tshangu, N’djili, N’sele, etc.), une PME par projet.

12. L’intensification du secteur de construction des bateaux (principalement l’ONATRA) et barges destinés aux navigations fluviales et lacustres.

13. Un accroissement sensible des activités du chantier naval ONATRA/Boma en vue de pourvoir le bief maritime :

• En bateau de pêche fluviale et maritime ;
• En vue de banaliser la navette sur le parcours Matadi, Boma et Moanda et de révolutionner le tourisme vers l’océan ;
• Etudier la faisabilité d’un éventuel déplacement vers le Kakongo du biotope de Mangrove : grand enjeu écologique et touristique. Par ailleurs, la construction d’un port en eau profonde ne peut en aucun cas entraîner la suppression de mangrove dont on connaît le rôle dans la protection de la côte. Voire résistance de la côte BIRMANE à l’agression du Tsunami de 2005. Les voies navigables du Fleuve Congo, dans sa partie Katangaise, doivent être relancées et d’une manière particulière, en raison du potentiel halieutique de la région.

14. Confier à chaque territoire ou commune, le rôle de construire et entretenir par mois, un nombre minimal de kilomètre de route, de rue et d’égout (souterrain).
C’est l’un des critères de compétence et de pertinence imposé à ces hauts cadres. (Le point qui vient après, doit renter un jour dans l’agriculture) : chaque groupe de TPE et PME d’une contrée, doit être organisé en un système dont l’un des rôles est d’absorber ou tout au moins d’amortir les facteurs de risque par exemple, le manque à gagner provoqué au sein d’une PME ou ensemble des TPE victimes d’une escroquerie, d’un éventuel pillage ou d’une calamité naturelle. Le manque à gagner doit être supporté par l’ensemble de PME et TPE de la région. En contre partie, tous ces propriétaires, organisés en syndicats, s’emploieront si tel est le cas, à trouver les voies juridiques nécessaires en vue d’exiger toutes les réparations auprès de la (des) personne(s) responsables de leur manque à gagner.

7. SANTE

Dans l’une de ces récentes publications, la célèbre revue britannique médicale LANCET, fait état du nombre exceptionnellement élevé des victimes de l’agression rwandaise : entre l’année 1998 et 2004, la République Démocratique du Congo a perdu plus de 4 millions de personnes. La cause principale de décès a été, la destruction quasi-totale de l’infrastructure médicale de la République Démocratique du Congo.

Dans ce pays, livré à l’égoïsme et aux pillages au cours de ces 40 dernières années, l’altruisme est devenu un mot abstrait.

Conformément à son approche fondamentale basée sur l’amour de nos concitoyens, l’ANADER place la santé parmi les secteurs prioritaires et bénéficiaires des efforts de reconstruction du pays. Parmi les points relevés, il faut citer :

? Un relèvement fort sensible des salaires du personnel médical. La seule façon de montrer qu’on a fort besoin de ce personnel est de lui assurer des salaires qui le motivent.
Sans cela, les dépenses consenties en formation des médecins et des infirmiers ne serviront qu’à fournir à la République Sud Africaine notamment, les cadres dont on a tellement besoin au sein de tout pays pour lequel, la santé de la population est l’une des grandes priorités de la nation (hélas, tel n’a jamais été le cas pour la République Démocratique du Congo indépendante).

? L’ANADER prône également la construction et la mise en fonctionnement, dans chaque province, d’un hôpital de référence appelé à jouer le rôle du moteur, appelé à entraîner vers le haut, les formations médicales de la province.

? Progressivement, l’ANADER doit viser à la construction d’antennes médicales appelées à exercer la médecine de proximité, indispensable à cette population sinistrée. L’antenne, gérée par un infirmier de niveau A1, est encadrée par un médecin généraliste appelé à suivre tous les cas nécessitant une plus grande compétence médicale.
La nouveauté doit résider dans la création, pour chaque habitant, d’un fichier médical confidentiel et informatisé.
L’antenne, dont l’ordinateur fonctionne en réseau avec celui de l’hôpital dont elle dépend, constitue un outil efficace dans la gestion des malades.

? En effet, la consultation peut devenir, désormais plus efficace. Le détail pratique de ce système doit naturellement être confié aux gens de métier.

? Le personnel médical, à tous les niveaux, doit être soumis à un système de formation permanente (notamment dans les techniques nouvelles). L’amélioration du capital de savoir-faire dépend considérablement de la qualité de ce système de formation permanente. Avec une volonté politique suffisante, certaines maladies anciennes comme la lèpre, la tuberculose et la maladie du sommeil, peuvent être facilement éradiquées voir par exemple pièges à mouche tsé-tsé de sœurs de Kionzo. D’autres maladies, toutes aussi dangereuses comme la malaria, la tuberculose, le sida, etc., doivent faire l’objet quand c’est possible, d’une prise en charge totale ou partielle et surtout d’un large éventail de mesures de protection de la population encore en bonne santé. A titre d’exemple, les écoles congolaises n’ont généralement pas de fenêtres, et quand les fenêtres sont là avec des vitres cassées, il n’ y a pas des toiles moustiquaires. La porte d’entrée ne possède jamais de lanières anti-moustique ayant pour finalité, la protection contre les mouches et les moustiques. Dans un complexe scolaire de Mbandaka, tenu à l’époque par des religieuses européennes, nous avions découvert des sanitaires d’une propreté toute à fait exceptionnelle. Un tel exploit passe obligatoirement par la présence d’une réelle volonté de disposer, d’une eau abondante disponible en permanence sans oublier une réelle passion pour la propreté. Et que dire de l’important facteur de l’eau potable accessible à toute la population scolaire ou estudiantine. Est-il vraiment impossible de généraliser l’obligation de la mise en place d’une infrastructure fournissant une eau chauffée, filtrée et refroidie ? Là où l’énergie électrique d’origine hydraulique est absente, une énergie d’origine thermique ou d’origine solaire peut être accessible n’importe où en République Démocratique du Congo (autant des défis à relever impérativement).
Un dernier volet de la santé des enfants en milieu scolaire est l’accès à deux repas.
Ce problème est si important qu’une brochure spéciale y sera consacrée. Pour le reste, un accent particulier a déjà été mis sur la nécessité d’un environnement constamment tenu en excellent état de propreté. Rien n’est trop beau pour nos enfants. Fait significatif, dans bien des cas, les dirigeants congolais préfèrent confier à des pays étrangers, la formation scolaire de leurs propres enfants. C’est un constat bien triste lorsque l’on voit le niveau de délabrement de nos écoles.
Que le peuple congolais se fasse une idée précise de bien de politiciens désireux de solliciter sa confiance, à l’issue de la campagne électorale.

? Grâce à l’installation d’un réseau d’antenne médicale de plus en plus dense, grâce à une banque des données médicales de mieux en mieux alimentée, la République Démocratique du Congo pourra rapidement se placer en position utile en matière de statistique médicale, en matière de lutte contre les endémies et contre toute nouvelle forme d’épidémies qui viendraient à s’installer dans une région de la République Démocratique du Congo.

? Les facultés de médecine comme les écoles infirmières, doivent être modernisées et alimentées en équipements d’une technologie en relation avec le 21ème siècle. Il en va de même des hôpitaux de référence et de toutes les cliniques appelées à recevoir un grand nombre de malades.

? Etant donné que le médicament n’est pas un bien commercial banal, il importe de ne pas se laisser leurrer par les illusions du libéralisme sauvage. Il faut acheter auprès des meilleures firmes pharmaceutiques. Il faut cesser de s’approvisionner à la sauvette, auprès des certaines entreprises réputées pour la légèreté avec laquelle elles traitent les médicaments.

(-) Actions concrètes

L’ANADER recommande :

1) La mise en place d’un bureau d’études spécialisé dans le domaine médical. Son objet principal est d’aider à hiérarchiser les priorités touchant au domaine de la santé, d’identifier les stratégies nécessaires à la mobilisation des fonds exceptionnels indispensables à une relance crédible d’un secteur abandonné depuis bientôt 40 ans.

2) Réunir les modalités pratiques de la mise en place des cliniques de référence.

3) Astreindre chaque radio et chaque télévision à consacrer, aux heures de forte audience, une émission d’au moins 20 minutes consacrée à la priorité santé. L’émission, soigneusement préparée, soit par l’école de santé, soit par une clinique de référence, soit enfin par un groupe de médecins à la notoriété reconnue, doit, par sa simplicité et par sa pertinence, retenir toute l’attention de la population, sans jamais verser dans la publicité de tel ou tel médecin ou dans le spectaculaire en exubant des opérations à l’issue desquelles, le spectateur n’a rien appris. L’objectif évident de ces émissions portera sur une meilleure connaissance du corps humain, sans jamais choquer la pudeur africaine. Par voie de conséquence, ces émissions viseront la médecine préventive si importante dans un pays encore pauvre et ignorant.

4) Régulariser et intensifier la campagne visant l’éradication de certaines maladies en voie de contrôle à l’époque coloniale : lèpre, maladie du sommeil, tuberculose, etc.

5) Intensifier et régulariser, les actions de lutte contre la malaria et les maladies diarrhéiques : généralisation de la moustiquaire imprégnée, de toutes les pratiques d’hygiène visant à l’élimination de nids de moustiques. Notamment par l’élimination des caniveaux ouverts, progressivement remplacés par des caniveaux souterrains ne donnant aux moustiques aucun passage vers l’extérieur.

6) Mesure de suppression radicale des « tunnels », actuellement à la base d’innombrables abris pour moustiques, rats criminels et mœurs douteuses. L’arrière court d’une parcelle se termine obligatoirement par un mur, à moins que l’on habite en zone rurale, cas du Campus Universitaire, ou en zone non encore urbanisée. En milieu scolaire, introduire une lutte systématique contre les moustiques ; toile moustiquaire aux fenêtres, lanières aux portes.

7) La lutte ouverte en faveur d’une eau potable, bouillie, filtrée et refroidie, ou mieux encore, on peut progressivement alimenter un ou plusieurs quartiers au moyen d’une pompe locale aspirant l’eau à partir d’une très grande profondeur, 120 m ou plus bas.

8) La grande maladie émergente qu’est le sida, mérite une campagne permanente en faveur de l’accès à une trithérapie crédible et à tous les médicaments génériques accessibles sur les marchés, sans oublier les analyses médicales habituellement associées à ce genre de traitement (charge virale, etc.). Mais l’éducation de la jeunesse et de toute la population reste la meilleure piste.

9) Rendre obligatoire en milieu scolaire la pratique de deux repas quotidiens.

10) Vulgariser une diététique nouvelle, fondée sur l’obligation, de l’exercice physique quotidien pour tous, l’accès, pour chacun a au moins un fruit, la vulgarisation de régime favorisant davantage les légumes et les poissons frais. En relation avec les PME d’agriculture et de pisciculture, encourager la mise en place d’une grosse industrie nationale de production de jus des fruits naturels, appelée à remplacer progressivement certaines boissons (sucrées) déjà pointées dans leurs pays d’origine comme étant l’une des causes de cette maladie émergeante qu’est l’obésité. Encourager une plus large abondance du poisson frais commercialisé suivant des conditions respectant les règles d’hygiène. La vente du poisson frais exige obligatoirement une Infrastructure frigorifique appropriée.
Que d’opportunité de nouvelles PME et TPE spécialisées en la matière. C’est ainsi que les marchés actuels, conçus pour un autre âge, doivent être repensés et rééquipés par des PME spécialisées en chambre froide et en infrastructure frigorifique.

11) Renforcer les lois interdisant la publicité de l’alcool et du tabac.

12) Crédibiliser les analyses des sociétés de surveillance.
Mettre ces dernières à l’abri de toutes les formes de corruption. Par exemple, dans un pays où l’hypertension est un sérieux problème, on conçoit mal la facilité avec laquelle la République Démocratique du Congo importe les abats d’animaux ou les croupions de certains oiseaux, sans oublier certains poissons gorgés d’antibiotiques et de formol.

13) Pour une nourriture saine, intensifier les activités de
pisciculture et d’aquaculture. C’est l’une des pistes appelées à
donner naissance à plusieurs dizaines de milliers de PME.
Eaux douces, saines, sans nitrite, ni insecticide, signifient un poisson bio que la République Démocratique du Congo, sans jamais se laisser tenter par un quelconque productivisme, pourra facilement écouler sur les marchés de tous ceux qui se soucient de la qualité de ce qui tombe dans leur assiette.

14) Les antennes médicales, encadrées chacune par un médecin généraliste expérimenté qui passe au moins un jour sur deux, ont la responsabilité de consultation prénatale ainsi que l’obligation de réaliser sur chaque habitant du quartier ou du village, un examen médical complet portant sur les maladies les plus courantes. Les résultats individuels alimentent la fiche de chaque personne et rendent possible la réalisation lente mais progressive d’une statistique nationale de plus en plus pointue. Le recensement régulier de la population devient une opération très simple puisque, l’antenne médicale fournit quasi en temps réel, les statistiques de décès et de naissance. La fréquentation de l’antenne est un devoir obligatoire de tout habitant du quartier ou du village.

15) Chaque chef-lieu doit viser l’objectif d’installer dans son hôpital
de référence une aile de médecine High-tech, c’est-à-dire une médecine de haute technologie. Pour le fonctionnement de ce service, la République Démocratique du Congo pourra recourir soit à ses meilleurs spécialistes logés dans les cliniques universitaires, soit à des spécialistes étrangers qui pourront assister leurs collègues congolais, directement, à l’occasion de certaines missions, soit indirectement par le biais de progrès le plus récent de la télémédecine. La politique d’envoie à l’étranger de certains malades dont le cas est jugé grave, se butte actuellement à trop d’obstacles. Car, avec le temps, l’Occident se prépare à ériger autour de son territoire, un mur de procédure inexpugnable et que ce genre de mission coûte inutilement cher en frais d’hôtellerie.
La République Démocratique du Congo devra s’investir sur toutes les opportunités notamment, en matière de soins infirmiers et sur l’acquisition de tout le matériel High-tech nécessaire.
A titre documentaire, il faut rappeler que le Président KASA-VUBU se soignait régulièrement aux cliniques Ngaliema.
Il montrait ainsi qu’il avait pleinement confiance dans les infrastructures médicales de son pays.

8. LA SECURITE NATIONALE

Elle passe obligatoirement par des soldats et des policiers bien entraînés et bien payés et qui redoutent de perdre leur emploi en cas de sanction.
Soutenir une armée de soldats clochards, c’est placer constamment la République Démocratique du Congo à la merci des pillards, des brigands de nuit, des voleurs et surtout à la merci de certains Etats voisins immoraux et aux appétits gloutons.
C’est l’histoire de notre longue agonie, faite d’humiliation inacceptable. Nous n’en sommes pas encore sortis. Pourtant, selon les radios étrangères, chaque mois, près de 8 millions de dollars de solde seraient régulièrement détournés. Si tel est le cas, les détourneurs devront un jour être traduits en justice, pour haute trahison car ces messieurs, à bien identifier, sont en partie responsables de tous les crimes horribles commis à l’Est de la République, comme un peu partout, faute de disposer d’une armée bien payée et bien équipée. Ils ont également une part de responsabilité dans la mort de plus de 4 millions de congolais et dans bien des atrocités douloureuses endurées par la République Démocratique du Congo, tel, par exemple, les 17 femmes enterrées vivantes dans le Sud Kivu et sans que la Communauté Internationale ne bronche.

En face de la République Démocratique du Congo, nos agresseurs ont des armées bien payées et bien équipées. A la tête de leurs pays, des chefs nationalistes, relativement dévoués à la cause de l’enrichissement de leurs nation. En vertu de ce contexte, la frontière congolaise est régulièrement violée parce que la grande République Démocratique du Congo, démunie de leadership,doit se mettre à genoux et cela dure déjà depuis plus de 5 ans.
Fait étrange, ces violations de frontière sont accueillies à Kinshasa par un silence combien surprenant.
Les MUTEBUSI et les NKUNDA comptent, semble-t-il, tellement d’amis au sein du pouvoir de Kinshasa, qu’ils ne peuvent courir aucun danger d’une quelconque sanction, pour les crimes qu’ils ont commis dans les deux Kivu.
La clochardisation des soldats congolais sert une cause évidente : susciter et cultiver auprès du peuple congolais un sentiment d’infériorité congénitale vis-à-vis de certains peuples voisins toujours supérieurs sur le champs de bataille. Le soldat congolais est-il dirigé par des officiers nationalistes bien formés et bien préparés ?
L’intégration de l’armée nationale qui, de toute évidence, devait constituer une étape incontournable avant les élections, se butte aux résistances des seigneurs de guerre. Ils sont si intéressés à la situation du désordre actuel !
Le peuple congolais veut des élections qui annoncent une rupture avec le passé, avec ce passé de sang et de pillage.

Pour sortir de l’impasse actuelle, il faut commencer par payer et bien payer nos soldats oeuvrant au sein d’une armée entièrement rénovée qui aura retrouvé toute sa dignité et toute sa mission fondamentale de garant de l’intégrité territoriale et de la dignité du peuple congolais, sans oublier le rôle de la stabilité de l’Afrique Centrale.
Aucune de ces ambitions ne peut être raisonnablement réalisée par une classe politique abonnée à la priorité de détournements impunis et à une corruption aux filières omniprésentes. A titre d’exemple, les acteurs politiques responsables de la conduite des affaires du pays sont incapables de mener à bien les opérations, pourtant indispensables, de brassage de nos troupes. Certains de ces acteurs restent profondément attachés à toutes les opportunités d’infiltrer dans l’armée le maximum des soldats hostiles à la nation Congolaise, pire encore, bien des acteurs, corruption oblige, gonfleraient volontiers les effectifs de troupes de leur obédience. Seul un chef intègre , aimant sincèrement ce pays saura, avec ses collaborateurs, assainir progressivement l’armée nationale jusqu’à l’objectif lointain d’une armée congolaise et républicaine à la hauteur de ce grand Congo que nous ne voudrons plus jamais voir à genoux devant des républiques bananières. Un grand Congo fort, au cœur de l’Afrique doit constituer le vrai facteur d’une paix et d’une stabilité durable au sein de cette région du monde.
La faiblesse de l’armée congolaise est ouvertement soutenue et entretenue par tous ceux qui perçoivent la République Démocratique du Congo comme étant un gros gâteau à partager. Cette ambition ne pourra échouer que si la République Démocratique du Congo se dote d’une armée républicaine dissuasive, mais jamais agressive.
Seul un chef d’Etat nationaliste peut réaliser cet objectif. Les problèmes pratiques des emplacements de cantonnement et de toutes les infrastructures de gestion de cette armée relèveront de mesures pratiques urgentes que devra mettre en place le chef de l’état nationaliste attendu par ce pays. Ce contexte devra constituer l’un des problèmes majeurs de tout son mandat.

(-) Actions concrètes

1) Inciter les congolais à voter pour des candidats réellement congolais. On ne peut pas avoir été étranger sur le banc de l’école et, du jour au lendemain devenir congolais sans la moindre formalité.

2) Dans les bureaux de vote, on doit retrouver, repris dans des documents accessibles, les noms de tous les électeurs enregistrés au niveau de la circonscription. Ces noms peuvent être consultés par tous les citoyens de bonne foi.

3) Partout où il y a une tricherie manifeste, les opérations d’enregistrement doivent être continuées, on est étonné de constater que dans les deux provinces constamment troublées ; le sud et le nord Kivu, le taux d’enregistrement sont supérieurs à 90% alors que dans certains territoires paisibles du Bas-Congo, ils atteignent à peine le 60 pourcent. Devant l’impossibilité de corriger en un temps raisonnable toutes les falsifications de certaines personnalités, l’Assemblée Nationale devra faire appel aux connaissances de tous nos démographes et ne pas se laisser piéger par des petits territoires frontaliers dont la population vient de dépasser, mystérieusement les millions d’habitants.

4) A l’issue des élections, certaines frontières entre la République Démocratique du Congo et ses voisins devront faire l’objet d’une surveillance électronique conséquente et des mesures préventives efficaces. Ce n’est plus avec des fusils poo poo qu’on devra recevoir des clandestins superbement armés par les ennemis de la République Démocratique du Congo, mais avec des moyens dissuasifs, efficaces et à la hauteur.

5) Ceux qui arment et continuent à armer les criminels responsables, directement ou indirectement, de la mort de plus de 4 millions de congolais, devront être dénoncés devant les instances internationales les plus appropriées.
La République Démocratique du Congo mettra tout en œuvre pour que tous les coupables soient jugés. Le silence des
autorités actuelles est pour tout notre peuple un sujet de consternation. Le sang des congolais est aussi rouge.
Le terrorisme constitue une solution parfaitement inacceptable, de la même façon, il faut admettre que la justice a deux vitesses : blanchissant paradoxalement les uns et punissant sévèrement les autres, est l’une des causes fondamentales de l’actuel déséquilibre de la planète.
Pour des raisons purement mafieuses, on tolère des crimes inacceptables, pendant que l’on trompe allégrement l’opinion internationale. On fait le deuil de 400.000 morts tutsi, pendant qu’il est politiquement incorrect de faire allusion aux 4 millions des victimes congolais. Les aventuriers arrivés en conquérant à Kinshasa, ont été applaudis comme des héros pendant que le crime de 100.000 hutu massacrés à Mbandaka a été assimilé à un fait divers qu’on ne peut évoquer lorsqu’on veut être politiquement correct. Aucune politique internationale correcte n’est possible en Afrique Centrale tant que subsiste l’actuelle situation des mensonges criminels soigneusement protégés par l’Occident.
Ce qui se passe en Serbie, ne doit pas être un cas particulier. Que PINOCHET ait été lâché par tout le monde, voilà qui est normal car, c’est un criminel. Il faut que demain, en Afrique Centrale, les auteurs des crimes et massacres subissent tous les rigueurs de la loi internationale et quittent le pouvoir. Notre République Démocratique du Congo ne sera jamais un pays rancunier. Elle possède, au contraire dans ses cartons, des projets de coopération qui feront du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda, trois pays prospères, si toutefois, nos voisins apprennent, à l’école des congolais, l’art de vivre convivialement en renonçant définitivement à toutes les tentations d’implanter en République Démocratique du Congo, des pillards tutsi, ou autres, et toute tentative de ce genre, devra être considérée comme étant un crime rappelant les événements tragiques de 4.000.000 de morts ; plus jamais ce genre de magouille. Toutes les personnes impliquées dans cette éventuelle tentative, seront chassées du territoire national et fichées définitivement. La République Démocratique du Congo rejette le complexe de minorité car, dans cet immense pays, toutes les tribus congolaises sont minoritaires. D’autres points relatifs à la sécurité peuvent être suggérés.
On épinglera seulement :

6) La nécessité de disposer d’une armée et d’une police nationale, bien payée et très bien équipée. Seuls des chefs à la nationalité douteuse peuvent encourager le non paiement de la solde mensuelle des forces armées.

9. DIPLOMATIE ET AFFAIRES ETRANGERES

(-) Actions concrètes

L’ANADER recommande :

1. De relancer les archives et de se débarrasser des accords bidon et falsification, signés par les envahisseurs et les ennemis de la République Démocratique du Congo.

2. L’objectif : stabiliser les institutions et consolider la République Démocratique du Congo.

3. De contribuer à la consolidation des institutions régionales : union africaine, etc.

4. De promouvoir l’autoprise en charge du continent africain. D’où, commerce intérieur

5. Les informations sur chaque pays étranger.

6. Aux ambassades, une tolérance zéro vis-à-vis de la corruption, de la magouille et des détournements impunis, ambassades très actives dans tous les secteurs. Obligation de donner aux diplomates un niveau de vie digne de leur rang

7. Un temps de réaction aussi court que possible entre l’information et la réponse de l’Etat Congolais. Les services répondant en République Démocratique du Congo, doivent à cet effet fonctionner 24h/24. La République Démocratique du Congo, en raison de sa négligence, est l’un des pays qui reçoit le moins de bourses, le moins d’aides et le moins d’opportunités en termes d’emplois internationaux•. En matière de bourses, il faut privilégier les formations en République Démocratique du Congo. La République Démocratique du Congo doit également auditer la gestion des ONG et dénoncer les salaires astronomiques perçus par certains expatriés. On connaît des ONG dont les salaires des expatriés dépassent 25.000$ pendant que dans ces mêmes ONG, le congolais le mieux payé a moins de 500$. Dans tous les cas, veiller à ce que les salaires payés aux congolais par l’administration congolaise soient comparables, à très peu de choses près, à ceux que les ONG payent aux congolais qu’ils emploient.
Objectif : éviter de faire des ONG, des pompes siphonnant les cadres congolais les plus compétents.

8. Moderniser et intensifier la foire permanente de Kinshasa et la doter d’un Futuroscope.


10. STRATEGIES POUR UNE RENAISSANCE DE LA RDC

Il est impossible de donner une forme concrète au profond changement dont le Congo a un si grand besoin si l’autorité politique ne s’implique pas d’une manière volontariste à remettre en place, la nouvelle culture appelée à casser, lentement mais sûrement, la désastreuse culture des anti-valeurs mise en place en République Démocratique du Congo depuis plus de 40 ans. Un tel changement, appelle des actions bien visibles, citons :

1. La culture d’une intégrité morale appelée à corriger la vieille habitude consistant à banaliser le vol, le mensonge, la fraude, le retard au travail...

2. Implanter une véritable culture du temps de travail pour chacun : chaque jour, 8 heures de travail et non pas 8 heures au travail. Chaque samedi après-midi, on accordera 2 heures aux tâches d’intérêts collectifs.

3. La grande ennemie des congolais est la paresse qui engendre toutes sortes de dérives. Il faut, partout, des mesures concrètes.

4. Puisque ce pays est le siège de la plus grande biodiversité africaine, et que la conservation de cette diversité est une lourde responsabilité devant l’humanité toute entière, le congolais doit se prendre au sérieux et barrer la route à ceux aux yeux de qui, le pouvoir n’a pour but que les pillages des ressources naturelles du pays.

5. Cultiver l’idée de la grandeur de cette République Démocratique du Congo qui doit se remettre sur les pistes d’une grande économie, à l’image de ce Congo d’avant l’indépendance. Par toutes sortes d’images concrètes, on implantera dans l’esprit des jeunes et des adultes, la volonté de nous dépenser chacun en vue de concrétiser l’idéal d’une grande République Démocratique du Congo. D’abord l’acceptation d’efforts exceptionnels avant l’avènement de cette grande République Démocratique du Congo


11. FEDERALISME

L’une des causes des échecs retentissants qu’a connues la RDC au cours de ces 45 dernières années, est à chercher dans la concentration excessive du pouvoir à Kinshasa.

Pour l’ANADER, le pouvoir n’a de sens que s’il est au service des citoyens. Or, pour servir ces derniers, il faut que le service politico-administratif s’installe aussi près que possible de chacun des citoyens : c’est une condition élémentaire d’efficacité et de pertinence culturelle pour un pays aux dimensions d’un sous continent, pour une République Démocratique du Congo habitée par des centaines de tribus.

Dès lors, l’ANADER propose :

1. Une structure fédérale.

2. Un pouvoir politico-administratif exercé par un gouverneur et une assemblée provinciale.

3. Ces structures fédérales, pour des raisons budgétaires évidentes, devront avoir une taille aussi réduite que possible.

4. L’armée, basée au sein de la province, est composée de soldats réellement intégrés, c’est-à-dire provenant de toutes les parties de la République Démocratique du Congo. Ces soldats, parfaitement à l’abri des intrigues provinciales, sont placés sous les ordres du gouverneur qui, en toute chose, agit en concertation avec les Ministres de l’intérieur et de la défense du gouvernement central, sans oublier l’autorité de l’armée. Ce sont des points à préciser de telle façon que la République Démocratique du Congo se trouve désormais à l’abri des humiliations actuelles et des chantages de certains Etats voisins aux appétits gloutons.

5. La gestion financière pour laquelle, la commune et le territoire doivent jouer le rôle de pivot, doit viser à une forte décentralisation des activités de payement des salaires et des services, de création des PME et des TPE. Des structures financières telles que : les banques, caisses d’épargne et caisse de crédit doivent rapidement rependre place dans toutes les communes et territoires. On voit aujourd’hui à quel point leur suppression a contribué à la terrible régression du pays.

6. La République Démocratique du Congo, pour éviter de se retrouver dans la situation d’une coquille vide, veillera à la solidité de ses propres moyens financiers et mettra en place les mécanismes juridiques nécessaires visant à décourager toutes les puissances financières cherchant à placer le pays tout entier sous une tutelle inadmissible.
Pour l’ANADER, la priorité c’est l’épanouissement du peuple congolais.

7. La dynamique de la renaissance s’exprimera, chaque mois, au sein de la commune ou du territoire, par des réalisations concrètes dont nous avons mentionné quelques exemples (10 Km de route asphaltée, construction d’une école ou d’une antenne médicale en alternance par semaine, etc.). Sans ces actions, les intentions du gouvernement ne peuvent que ressembler aux verbiages que l’on a connus durant ces 40 dernières années.

8. Au sein de la commune ou du territoire, fonctionne un bureau spécialisé dans la mobilisation des fonds destinés à la création des PME et TPE : le territoire (ou la commune) crée chaque année, un minimum de 100 PME. Quoique la difficulté soit considérable, cette tâche doit être maintenue. C’est ici que des aides non liées et des crédits remboursables doivent être sollicités. Toutefois, il faut innover, en matière d’efficacité des formules de remboursement.

9. Au territoire (ou à la commune), incombe la tâche de générer les premières statistiques scientifiques de la République Démocratique du Congo en ce qui concerne : la santé, le taux de scolarisation, les infrastructures scolaires, les infrastructures agricoles, l’élevage, etc. Les données montent vers la commune ou le territoire à partir du village ou du quartier. Peu à peu, l’ordinateur et la télécommunication doivent s’installer en force au sein de ces entités de base.
A cette fin, l’Etat Congolais doit mettre au point, un projet national volontariste et à très grande échelle visant un passage décisif vers la conquête de la civilisation numérique (Acquisition d’ordinateur par contrats spéciaux passés auprès des grands fabricants).

10. La commune ou le territoire gère son réseau informatique installé en intranet. C’est dans ce cadre que sont également gérés les réseaux locaux audiovisuels destinés au programme d’alphabétisation et d’éducation à la santé, à l’agriculture, etc.

11. La commune ou le territoire, compte tenu de ses obligations mensuelles, reçoit du gouverneur, un pourcentage approprié des taxes perçues par la province. D’autre part, les responsables de commune ou de territoire sont invités à faire preuve de beaucoup d’imagination en vue de générer chaque mois, le maximum des fonds : par la modernisation des marchés locaux rendus de plus en plus attrayants, par l’organisation de petites loteries bien encadrées, etc.

12. L’une des plus grandes défaillances du pays étant la paresse, la jeunesse féminine ou masculine, doit être rapidement mise au travail dans le cadre des PME et TPE, génératrices des nouvelles taxes pour la commune ou le territoire, etc.

13. Les écoles au sein de la commune ou du territoire réalisent obligatoirement des travaux de champs, d’élevage et de pisciculture. En échange de toutes les aides de l’Etat, ces écoles génèrent aussi des taxes appelées à renflouer les caisses de la commune ou du territoire. Il importe de faire attention aux tâches à confier aux enfants, ces dernières ne peuvent être que des travaux légers ayant un certain intérêt pédagogique.

14. Quoique la commune ou le territoire garde au moins 60% des taxes générées localement, ces entités de base renvoient vers la province le reste des taxes.

15. La politique de la reforestation doit s’activer très rapidement au niveau du territoire par l’obligation imposée à chaque village, de planter chaque semaine, au moins un arbre par habitant : Limba, Wenge, etc.

16. Chaque village, là où c’est possible, réintroduira des nouvelles palmeraies uniquement à base de palmiers nains.

17. Chaque territoire ou commune possède un bureau d’agronomes, d’économistes, etc. chargé de l’inventaire précis de la diversité biologique du territoire ou de la commune. On mettra particulièrement l’accent sur les biotopes menacés et sur les espèces en voie de disparition.

18. Chaque territoire ou commune possède en son sein, une unité de tourisme ayant la responsabilité de construire chaque année, un hôtel (minimum de 50 chambres) répondant au Standard National Minimal (SNM). Pour que cette politique soit possible, l’autorité communale ou territoriale, doit implanter chaque année, un ensemble d’infrastructures attrayantes, destinées à recevoir les militaires et leurs familles affectés dans le territoire ou de passage vers une autre destination. On sauvera ainsi les hôtels qui ont une finalité résolument commerciale et touristique. On ne peut loger à l’hôtel que si on paie anticipativement.

19. Le territoire ou la commune aura l’obligation de créer en son sein, plusieurs pôles d’attraction touristiques (petits parcs zoologiques et botaniques, petits canaux navigables, petits belvédères, etc.)

20. Pour magnifier la vocation d’un pays doté d’un potentiel électrique immense, chaque territoire ou commune implantera partout où c’est possible, des nouvelles cabines électriques. Là où le territoire est trop éloigné, on créera de petites centrales hydroélectriques exploitant des chutes de cours d’eau tout à fait naturelles ou de bassin de rétention.
L’essentiel réside dans la promotion de l’énergie génératrice d’innombrables unités de transformation ou de conservation des produits. L’une des retombées de cette politique énergétique est la libération des femmes et des filles vis-à-vis des corvées d’eau et de bois. Peu à peu, la femme va accéder à cette égalité de chance vis-à-vis de l’éducation et de l’alphabétisation

N.B : L’idée véhiculée par cette conception de la commune ou du territoire est que, ces deux entités doivent jouer le rôle de cellules de base. La liste des activités mentionnées ci-dessus, n’est qu’une liste indicative appelée à être amplifiée dans différentes directions, selon les spécificités de la commune ou du territoire.


12. BUREAUX TECHNIQUES

Auprès du gouverneur de province, fonctionnent de nombreux bureaux techniques installés par les différents Ministères : agriculture, santé, éducation nationale, statistique, recherche en ressources hydroélectriques et en ressources humaines, mobilisation des ressources financières,…

Ces bureaux ne prennent aucune décision. Ils fournissent leurs avis techniques au Ministère dont ils dépendent et au gouverneur provincial.
Ce dernier, lorsque les avis techniques sont favorables, et que les ressources financières les permettent, autorise le financement des PME, des TPE proposées.

Le Parlement local est régulièrement informé. Lorsque, pour des raisons d’ordre sentimental, le gouverneur oppose aux avis d’un bureau, une fin de non recevoir, il doit se justifier ultérieurement devant le Parlement local et devant les audits administratifs du gouvernement central. C’est par ce genre des mécanismes qu’on réduira progressivement le nombre de comportements fondés sur des raisons non objectives. Le principe est que les diverses parties de la province, indépendamment des tribus, doivent évoluer d’une manière aussi harmonieuse que possible. Il est évident que le coin et les tribus les moins avancés bénéficient d’une certaine priorité, dans le domaine de l’agriculture, de la pisciculture, de l’élevage, de l’éducation et de la santé.


13. HABITAT ET URBANISME

Compte tenu : de la décrépitude de toutes les infrastructures communautaires qui conditionnent la qualité de l’habitat, de l’insalubrité d’un environnement infesté, de l’insuffisance des ressources financières, de l’urgence des actions et de la nécessité d’une pédagogie orientée vers la prises de conscience de toute la population, des actions de masse du type Salongo doivent être reprises.
En combinant ces actions aux obligations imposées aux communes et aux territoires (voir obligations mensuelles : rues, égouts, écoles, antennes médicales, home des étudiants, etc.), on doit aboutir chaque mois pour la ville de Kinshasa:

1. A la remise en état de 240 Km de rues carrossables et asphaltées.

2. A la remise en état des infrastructures scolaires et sanitaires.

3. A la construction de 4 antennes de santé ou de 4 écoles (en alternance) par commune.

4. A la mobilisation d’un fonds communal en faveur de l’habitat dont les appartements types doivent faire l’objet de plusieurs études menées au sein des facultés polytechniques de la République Démocratique du Congo et de l’IBTP (Institut du Bâtiment et de Travaux Publics). Pour chaque type d’appartement, on tiendra compte de contraintes minimales telles que : nombre de m² par occupant, sanitaire intérieur, eau courante, électricité, cuisine, toiles moustiquaire aux fenêtres. Pour économiser l’espace et assainir la ville, on doit privilégier la construction en hauteur.

Le financement de ce secteur immobilier, doit avoir pour
objectif de donner à la commune, des ressources financières de plus en plus importantes et donc des moyens d’investissement de plus en plus crédibles.

Les cours d’eau urbains doivent chacun faire l’objet d’une
étude spécifique visant notamment à la création de très nombreuses voies navigables, susceptibles de rendre les villes et territoires plus pittoresques, et plus fluides en matière de circulation locale.


14. LA GRANDE ILLUSION DE PPTE

Sur cette terre, ceux qui ne veulent pas se battre pour la conquête d’une vie digne sur le plan humain, n’ont qu’un choix : disparaître.

1. Nos partenaires, bien qu’ayant tiré de l’Afrique des intérêts bien plus importants que l’argent du plan Marshall, continuent à étrangler l’Afrique sous le poids du service d’une dette qui n’a servi qu’à l’enrichissement des détourneurs impunis.

2. Pour l’ANADER, la République Démocratique du Congo n’a aucune raison d’être alignée sur la liste infâme de PPTE.
Elle a les moyens de rembourser les dettes connues mais en exigeant prioritairement à l’égard de tous les détourneurs impunis qui auront été identifiés, la restitution de toutes les sommes volées et les sanctions appropriées. Il est ahurissant qu’une population de près de 70.000.000 de personnes soit condamnée à la misère abjecte à cause de la criminalité de près de 5.000 individus. Il est temps que nos organisations de droits de l’homme ouvrent les yeux et identifient les auteurs des tragédies africaines et tirent toutes les conséquences nécessaires en aidant la République à récupérer ses droits. C’est autrement plus important que de voler au secours d’une Afrique moribonde.

3. L’exemple des entreprises déjà installées en République Démocratique du Congo est un scandale inadmissible : elles ne paient pas de taxes alors qu’elles ont été acquises gratuitement. Rien d’étonnant que la misère sociale ne fasse qu’augmenter.

4. Compte tenu de ces considérations, et de la nécessité de recentrer l’effort du développement de ce pays sur le bien-être du citoyen congolais, l’ANADER prône la révision de tous les contrats en vue de récupérer les intérêts du peuple congolais, partout où ils auront été laissés. Dans le cas le plus grave, le contrat doit être purement et simplement annulé.

5. Dans les secteurs les plus importants, notamment ceux qui touchent à l’énergie, un contrat ne peut être retenu que si la République Démocratique du Congo détient au moins 70% des actions.

6. Les contrats forestiers doivent être purement et simplement annulés : la République Démocratique du Congo, en effet, doit conserver ses forêts en raison de l’objectif majeur constitué par le développement de son potentiel hydroélectrique. Déjà, avec les pillages des ressources forestières de l’Est de la République, une rivière comme la LUKUGA a vu son débit diminuer à un niveau sans précédent. Si, l’Etat Congolais continue à être géré avec l’inconscience actuelle, il ne faudra pas 3 ans pour que la grande rivière LUKUGA tarisse totalement. Ce n’est qu’un indice qui en cache des milliers d’autres.
Pour les Etats économiquement puissants, cette République Démocratique du Congo tant convoitée, cache une immense forêt aux bois inépuisables.
La réalité est à l’opposé : la République Démocratique du Congo a une forêt et des biotopes extrêmement fragiles.
Il faut lui accorder un répit pour une durée d’au moins 40 ans, il y va de l’intérêt de toute la planète au sein de laquelle, malheureusement, certaines grandes puissances économiques sont devenues paradoxalement anti-écologiques.

7. En ce qui concerne la République Démocratique du Congo, l’approche PPTE, n’est qu’un miroir aux alouettes juste bon pour des politiciens uniquement pillards.
Ces politiciens sont parfaitement reconnaissables par leur incapacité de réaliser le moindre projet qui puisse retenir l’attention du pays.
Ces 5 dernières années ont été significatives à cet égard.
Aux yeux de ce pays, la tâche prioritaire doit porter sur le développement socio-économique des congolais. Aussi loin que notre regard puisse porter, nous n’avons vu aucun pays ayant accédé au rang des pays développés grâce à l’illusion de PPTE. Il y a une voie et une seule : sortir du carcan des institutions de BRETON WOOD et se consacrer à un travail ardu, régulier et bien concerté, loin de sentiers de la danse et des chants, loin des prédications qui s’éloignent si dangereusement du merveilleux chemin tracé par Saint Paul : « Celui qui ne travaille pas, ne mange pas. »

8. Quand on est pauvre, comme l’est actuellement la République Démocratique du Congo, par la faute des détourneurs impunis, il n’est pas sage de vivre en conflit avec les institutions de BRETON WOOD. Il faut chercher à créer des liens d‘un type nouveau fondés sur la recherche en matière de développement d’une véritable renaissance privilégiant l’accès à un minimum d’aisance en ce qui concerne l’éducation, la santé, la nourriture, l’accès à une eau saine, et à un minimum de perspectives d’un emploi rémunérateur dont les avantages peuvent constamment s’améliorer pour tous ceux qui acceptent le défi de l’effort quotidien et d’une éducation permanente.
Sur un tel chemin, il y a des nombreuses possibilités pour une solution à l’amiable.

9. Pour la République Démocratique du Congo, la perspective de pays pauvre définitivement condamné à vivre dans une misère abjecte, comme cela était le cas au cours de ces 40 dernières années, n’est pas du tout une fatalité. Ce pays a l’obligation de renouer avec les anciennes ambitions d’avant l’indépendance : devenir, au cœur de l’Afrique, une grande puissance économique.
A cette fin, ce pays doit devenir et rester maître de toutes les entreprises économiques orientées vers la conquête et la distribution de l’énergie hydroélectrique. Il doit se créer des entreprises notamment dans le domaine pétrolier on shore ; dans le domaine agricole, on a mainte fois mis l’accent sur la nécessité de créer dans chaque province, plusieurs milliers de PME et de TPE. Un autre domaine non moins prometteur est celui de la sylviculture à très large échelle. Puisque, ce domaine est un service à la planète toute entière (absorption d’une partie de carbone) des bureaux spécialisés installés dans chaque province de savane, rechercheront les voies et moyens en vue de décrocher des fonds non remboursables uniquement destinés au projet de sylviculture à large échelle. Le domaine de l’aquaculture intensive, au même titre que celui de l’agriculture, devra donner naissance dans chaque province à des milliers de PME et TPE.

10. Dans ce monde si dangereusement menacé par bien des
formes de maladies cardio-vasculaires, la République Démocratique du Congo, définitivement hors circuit dans les cultures traditionnelles que sont : le cacao, le café, le coton, l’hévéa, la banane, etc., s’appliquera cette fois avec intelligence sur le palmier et sur bien des cultures nouvelles qui devront être protégées par un minimum d’intelligence économique.

11. L’appartenance à la SADEC ne se justifie nullement parce que
la République Démocratique du Congo est en Afrique Centrale. De plus, l’association avec l’Afrique du Sud commence très mal : par des gigantesques opérations de pillage et par d’énormes contrats frisant une escroquerie parfaitement inadmissible.


15. LA JUSTICE

1. L’ANADER prône le retour au système de trois pouvoirs indépendants :

- Le pouvoir législatif
- Le pouvoir exécutif
- Le pouvoir judiciaire

2. L’ANADER prône également la restitution de la dignité du magistrat. L’indépendance et la dignité restent des objectifs inaccessibles si le magistrat ne retrouve pas un pouvoir d’achat tout au moins équivalent à celui dont il jouissait aux temps du Président KASA-VUBU.

3. Enfin, l’ANADER prône, en cas de défaillance, des mesures radicales appropriées, susceptibles de mettre fin, par exemple, à la pratique des cadeaux et à l’indulgence vis-à-vis de la corruption sous toutes ses formes.


16. CULTURE ET ART

Etant donné l’impact de la culture et de l’art, l’ANADER prône :

1. Un effort soutenu dans la réintroduction des chants hebdomadaires et des leçons de musique dans les écoles gardiennes, primaires et secondaires. Les chants, régulièrement pratiqués en groupe, constituent un puissant facteur de socialisation de l’enfant et un vecteur des valeurs morales tonifiantes. Ce moyen pédagogique fait cruellement défaut dans le système actuel.

2. Pour toutes les écoles secondaires, l’acquisition d’une fanfare.
En effet, une fanfare, bien organisée et bien gérée, donne aux élèves le goût de rester aussi longtemps que possible sur le Site scolaire. Grâce à la fanfare et aux activités sportives, l’école prend petit à petit, un caractère propre et attire d’avantage les parents et surtout les enfants non scolarisés. On est loin de l’image actuelle de l’école triste, en ruine, et sans le moindre attrait. Dans ce contexte de l’école pour tous, il faut que l’école devienne pour toute la population, un pôle d’attraction.

3. Le théâtre scolaire doit être systématiquement relancé en vue de promouvoir en milieu scolaire, la maîtrise et le goût de la langue française qui est, et reste pour la République Démocratique du Congo, la meilleure fenêtre de communication avec le monde extérieur. Il faut dans ce domaine privilégier les grands classiques français.

4. Au niveau de la nation, ouvrir une école de cinéma et promouvoir une activité intensive, dans la science de la production des films locaux et d’images aussi éloquentes que possible. Pour l’ANADER, qui veut fédérer tous les congolais autour de la reconstruction globale, il n’y a rien de tel que des images accrochantes et parlantes.

5. Initier chaque année, de petits groupes de jeunes à l’art et à la pratique de la fanfare scolaire (voir texte détaillé).

6. Promouvoir, à grande échelle et sur un grand écran, cinéma et spectacle de grande valeur organisés dans le cadre d’une foire modernisée et agrandie, appelée Futuroscope.

7. Promouvoir un musée des arts et un musée des sciences et technologies, les deux financés par le futuroscope.

8. Redonner un tonus particulier aux écoles de poterie et d’émaillerie, de sculpture (sans oublier la vannerie et tous les métiers traditionnels de la tisseranderie).

9. Lancer à la télévision des programmes télévisés et travailler avec suffisamment d’intelligence pour assurer à la fois le rôle de ???détente, de fédération autour des objectifs de reconstruction et de contribution à l’effort de l’éducation permanente dans le domaine de la santé, de l’agriculture et de cette science nouvelle pour la République Démocratique du Congo, à savoir : la science de l’initiation à l’esprit d’entrepreneuriat, au goût d’entreprendre et de toujours améliorer le système de gestion d’une PME ou d’une TPE.

10. Encourager les musiciens en redonnant un élan nouveau à
l’INA (Institut National des Arts) et en organisant systématiquement, au moins à l’intérieur du pays, la lutte en faveur de la protection de la propriété artistique.


17. SPORTS ET LOISIRS

Le sport étant un moyen fort efficace dans le développement et la consolidation du sentiment national, dans la culture du goût de la victoire collective ou individuelle par un effort assidu et systématique, l’ANADER considère la réorganisation et la généralisation des pratiques sportives comme étant un objectif majeur.

Grâce à la culture de la rigueur en matière de la gestion financière, les recettes sportives seront gérées avec toutes les règles de l’orthodoxie financière. Aucun pouvoir de tutelle, ni baron du sport ne sera autorisé à se livrer à des abus financiers, car ces finances doivent, dans une certaine mesure, contribuer au développement et à la maintenance des infrastructures sportives.

1. En vue de réaliser le développement du sport au sein de notre pays, l’ANADER prône la pratique d’une discipline exceptionnelle dans la génération des importantes ressources financières découlant de toutes les compétitions sportives organisées dans toutes les communes ou territoires.
A cet égard, les terrains sportifs seront rapidement clôturés et munis de gradins.

2. L’ANADER prône l’indépendance des clubs sportifs, tout en encourageant ces derniers par des audits à des bonnes pratiques de gestion financière.

3. L’ANADER encouragera le plus grand nombre possible d’activités en matière d’athlétisme en décelant pour chaque discipline, pour chaque commune ou territoire, les dix meilleurs athlètes.

4. L’ANADER prône également le développement des clubs juniors au sein des écoles secondaires car, c’est notamment de ces clubs que surgiront les athlètes de demain.


18. LA VIE SOCIALE

Une vie sociale harmonieuse n’est possible que si l’accent primordial est placé sur l’ampleur et la diversité du marché de l’emploi.

1. Pour parvenir à un logement et à une vie familiale agréable, les jeunes gens doivent commencer par accéder à un emploi digne et suffisamment rémunérateur. Grâce aux PME et TPE productrices des richesses, les emplois dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la justice, de la fonction publique, etc., seront rapidement revalorisés.

2. C’est dans ce contexte que le citoyen congolais pourra très rapidement accéder à la souveraineté alimentaire et à une vie sociale équilibrée.

3. L’accès à ces objectifs passe par une gestion rigoureuse et sévère de toutes les ressources financières susceptibles d’être mobilisées au sein de ce pays. Où vont nos innombrables taxes de pétrole, de vente de diamant, de télécommunication, de signature de ces gros contrats miniers, de frais de douanes de toute sorte, et nous en passons ?
Avec ces taxes, un Etat conscient devra déjà être capable de mobiliser chaque mois, quelques centaines de millions de dollars. On se demande même si ceux qui confectionnent des budgets se livrent à l’effort mental nécessaire pour explorer toutes les ressources potentielles de rentrée des taxes.
Tout se passe comme si une famille des tricheurs invétérés s’organise régulièrement et systématiquement pour générer le maximum de brouillards.
C’est si vrai que certains services comme la Présidence, la Banque Centrale, l’OFIDA, le Ministère des Finances, les services chargés de gérer les contrats miniers et pétroliers ne sont jamais audités.
Si ce constat est faut, nous aurons l’occasion de découvrir la vérité et de poser alors la question de savoir ; où vont toutes ces montagnes d’argent ?

4. Dans cette optique, l’ANADER réaffirme avec force, la nécessité d’un contrôle financier strict et sans domaine sanctuarisé.

5. C’est avec son argent et non avec le prêt de l’ONU ou de la Banque Mondiale que l’Etat Congolais doit mettre au point, une politique de construction de logements sociaux faisant rapidement entrer nos villes et petits centres urbains dans la modernité et dans la grande famille des sociétés ouvertes sur la civilisation.

6. La bonne gestion des deniers publics se traduit par l’accroissement des PME et TPE productrices de richesses et donc par l’accroissement du pouvoir d’achat du citoyen congolais.
On doit constamment travailler sans relâche pour cet objectif jusqu’au moment où il se traduira par un taux de croissance suffisamment élevé et c’est ce taux de croissance à maintenir obligatoirement pour une longue période, qui finira, nous en sommes certains, par hisser de nouveau la République Démocratique du Congo au rang d’un pays riche, stable et respecté, en lieu et place du misérable statut de PPTE dont veulent se contenter, semble-t-il, certains politiciens congolais.
Ce pays, que les amis de la médiocrité ne l’oublient pas, n’a nullement envie de devenir une petite république bananière où une famille des margoulins se font des grosses fortunes pendant qu’inexorablement, le peuple va s’enfoncer dans la misère la plus abjecte.

7. Pour générer, en République Démocratique du Congo une richesse appréciable et agréable, il faut mettre fin aux contrats léonins, et renoncer à l’exploitation éhontée du peuple congolais en lui vendant, par exemple, un sac de ciment à 10$ pendant que cet argent rentre dans la poche d’un margoulin et que l’on sait que le prix moyen au niveau du marché international se situe autour de 2$.

8. Avec un trésor public bien géré, créer de nombreuses sociétés congolaises, notamment dans le domaine de travaux de génie civil. L’argent gagné par ces petites entreprises doit rester dans le pays et contribuer à créer d’autres richesses.

9. Le jour où la République Démocratique du Congo sera sortie de son état actuel de pauvreté abjecte, elle pourra lentement s’aligner sur les normes d’un libéralisme progressivement ouvert surtout avec la nécessité de faire appel à des capitaux de plus en plus importants. Et même alors, dans les secteurs de l’énergie, des mines et du pétrole, la République Démocratique du Congo se réservera 70% des actions. Elle veillera même à mettre en place tous les garde-fous nécessaires en vue de bloquer toute éventualité de réussite d’OPA hostile (Offre Publique d’Achat).

10. On doit bien comprendre la nécessité de bien protéger le
capital congolais. Aucun processus de cristallisation physique ne peut-être imaginé lorsque l’agitation est constante.
Le capital, d’abord dérisoire, doit être protégé contre les prédateurs de plus en pus nombreux et décidés à tout.
Si l’Afrique peut espérer accéder à une réelle puissance financière, elle ne le devra qu’à la naissance d’un certain nombre de pôles d’accrétion c’est-à-dire, des pôles financiers appelés à grandir et à atteindre plus tard le niveau d’une véritable place financière autour de laquelle doit grouiller une activité économique intense aussi diversifiée que possible.
C’est à partir de chacun de ces sièges pilotés par des stratégies économiques crédibles que l’on verra naître en Afrique, quelques Etats financièrement solides. La République Démocratique du Congo doit être l’un de ces Etats. Plus tard, l’Union Africaine, aujourd’hui coquille vide, pourra s’appuyer sur des pays qui auront enfin accédé à une véritable responsabilité socio-économique. Au 19ème siècle, l’Angleterre était la grande puissance économique du monde. Depuis la deuxième guerre mondiale à ce jour, ce sont les USA qui jouent ce rôle, peut-être plus pour très longtemps.
Demain, ce sera d’autres puissances économiques, parmi lesquelles pointent la Chine, l’Inde, le Brésil et peut-être l’Australie.
Il n’est pas dit que l’Afrique demeurera définitivement la terre des damnés. Ce n’est certainement pas à la Banque Mondiale qu’elle devra aller chercher des solutions.

Pendant plus de 40 ans, nous avons fréquenté l’école des maîtres de BRETON WOOD. Avec quel résultat ?
La déliquescence et rien que la déliquescence des Etats africains dirigés presque tous par les détourneurs impunis auxquels la Banque Mondiale ne montre même pas une carte jaune. Tout se passe comme s’il y avait entre eux, une profonde complicité : plus on détourne, plus on prête de l’argent et mieux cela vaut, paraît-il.

Dans la vie pratique, on ne prête jamais de l’argent à un margoulin. Or, ce n’est pas aux peuples africains que l’on prête l’argent. Si tel était le cas, nos chefs d’Etat rédigeraient chaque mois, un rapport détaillé portant sur l’utilisation de chaque milliard, tel n’a jamais été le cas. Pour l’essentiel, les milliards ont été utilisés par les détourneurs impunis qui ont voulu gérer ces fonds dans le noir le pus profond.
Entre-temps, le service de la dette a pris des allures totalement insensées. Même si l’Afrique était guérie de la corruption et des détournements, jamais elle n’arrivera à rembourser ces intérêts qui prennent une allure exponentielle et relègue le plan Marshall au niveau d’une dette modeste. Est-ce là une volonté manifeste d’étrangler l’Afrique ?
Demain quand l’Afrique va ouvrir les yeux, elle va demander à la Banque Mondiale et aux détourneurs impunis d’aller s’entendre. En vérité en vérité dira le petit africain de la rue, je ne vous dois rien ô chers maîtres de BRETON WOOD : si j’avais eu votre argent, ni mon père, ni ma mère, ni mes enfants n’auraient péri faute d’aspirine, voyez ma pitence quotidienne, je me contente d’un peu de fufu car, je n’ai pas d’argent pour m’acheter de la viande ou du poisson.
Ne voyez-vous pas que je suis un éternel sous alimenté ?
Non, non, chers maîtres, vous vous trompez d’adresse, allez chercher ailleurs et votre capital et vos intérêts…

11. Après avoir réglé les comptes de la Banque Mondiale, les
congolais comme les africains conscients devront s’engager dans des solutions de rupture avec le passé. Plus jamais question d’aller pleurnicher auprès des banquiers.
La richesse est avec nous ; si la richesse n’existait pas chez nous, tous ces amis étrangers qui affluent dans nos pays, que viennent-ils faire alors?
Paradoxalement, ce sont les congolais qui ne voient pas l’argent de la République Démocratique du Congo et qui, en vue de chercher un certain mieux-être, sont obligés de fuir leur pays. La raison, tout le monde la connaît, les détourneurs impunis s’emparent de tout le trésor public.
L’ANADER dit : plaçons à la tête du pays un leadership hostile à toute forme de corruption et des détournements impunis. Nul ne doit avoir droit à un salaire astronomique. Avec des taxes correctement gérées et l’apport d’autres ressources recensées par l’ANADER. La République Démocratique du Congo étonnera le monde entier.
Dans chaque province, PME et TPE vont pousser, de plus en plus nombreuses chaque mois. C’est aux congolais eux-mêmes qu’incombe la tâche d’ouvrir les yeux et de faire le bon choix électoral. Aucune place pour le voleur même quand il vous paie les casiers de bière.
Plus nombreux sont ces casiers, plus éclatant est l’aveu de leur appartenance à la société des détourneurs impunis (buvez tranquillement leur bière et déclarez haut et fort à vos amis : j’ai vu des gens pour qui il ne faut surtout pas voter. Ces gens-là, bourrés d’argent puisé dans la caisse de l’Etat, ont fait du pays, au cours de ces 40 dernières années, une véritable ruine. Pour payer les enseignants, les médecins, les magistrats, les fonctionnaires et les professeurs, ils n’ont pas d’argent. Si nous votons pour eux, à cause de cette bière, pensez-vous qu’ils vont se corriger ?
Non, car celui qui a bu, boira. La véritable sagesse conduisant à la rupture avec la misère abjecte actuelle, c’est de renvoyer dos à dos, par un vote sanction, tous les mouvanciers de ces 40 dernières années, les anciens comme les nouveaux.
Les constructions sociales auront à tenir compte du phénomène de phaseurs, des mendiants et laissés pour compte au sein de nos villes.
Il faudra agir en conséquence et multiplier le logement grâce à la multiplication des emplois. Les sociétés de construction de ces logements devront toutes être des sociétés congolaises car, l’argent que l’Etat Congolais aura pleinement mobilisé devra connaître un effet multiplicatif et produire dans nos cités, des résultats de plus en plus tangibles. L’argent ne peut être rapatrié qu’au Congo et nulle part ailleurs.


19. PLAIDOYER POUR UN INTELLECTUEL AFRICAIN PLUS
PROCHE DU PEUPLE

1. On reproche aux politiciens congolais de privilégier ses intérêts privés, en négligeant toute volonté politique en faveur de grands intérêts communautaires parfois aux antipodes avec les intérêts privés des décideurs.

2. Est-ce que l’intellectuel congolais n’agit pas de la même façon en s’alignant derrière des politiciens dont, manifestement, on ne peut rien attendre en terme de changement positif au sein du pays ?

3. La déception causée par les universitaires, particulièrement les professeurs, est telle qu’une certaine opinion congolaise impute la ruine du peuple congolais aux professeurs d’université. Nous savons que cette opinion même si elle était vraie, ne concernerait qu’une petite poignée de ces professeurs, on peut les compter.

4. Les universitaires congolais, que l’ANADER recherche, sont ceux qui savent faire placer l’intérêt du pays au-dessus de leurs propres avantages.

5. A ceux là, nous disons : approfondissez le message de l’ANADER. Si vous voyez un parti politique qui a un message semblable, pour les points essentiels, l’ANADER veut bien cheminer la main dans la main avec un tel parti politique à condition que les têtes d’affichage de ces partis n’aient pas de sang congolais dans leurs mains et qu’ils n’appartiennent pas à la famille des détourneurs impunis. La République Démocratique du Congo, c’est notre mère patrie. Si je ne peux pas me battre pour les intérêts de ma mère, suis-je encore digne d’être appelé un homme ?
Pour quels autres intérêts puis-je encore me battre si je néglige ceux de ma mère, qui sont donc ceux de mes frères et soeurs ?

6. La déchéance de la République Démocratique du Congo, nous la devons aux traîtres qui ont foulé au pieds, les intérêts de la patrie et continuent à cracher sur cette terre où reposent ceux à qui ils doivent la vie. Rien d’étonnant que les pires ennemis de la République Démocratique du Congo, toujours masqués, ne cessent de glisser sous les pas des congolais, d’interminables ruses sataniques parce qu’ils se disent : ce peuple n’y comprendra rien. Ce peuple danse le ndombolo quand bien même sa cabane brûle.
Chers compatriotes, il est temps de leur montrer que nous ne sommes pas tout ce qu’ils croient. Qu’il y a un Dieu à qui appartient la République Démocratique du Congo. Que la République Démocratique du Congo restera pour nos ennemis, une terre de surprise.
La surprise la plus inattendue, n’est pas fort éloignée.
Que Dieu protège l’Afrique : Kozi sikelela Afrika.

20. CONCLUSION

1. Première objection : rien n’est chiffré.
Réponse : la tâche est si immense qu’elle est prohibitive pour une petite poignée de personnes démunies.

2. Deuxième objection : il y a trop d’ambitions.
Réponse : qu’on arrête d’abord les pillages et l’on sera surpris par les pas de géant.

3. Personne ne pourra sauver la République Démocratique du Congo. C’est la thèse fallacieuse de ceux qui ne se sentent pas fils de ce pays. Un fils légitime doit se battre, et par tous les moyens. Dans les situations humaines, rien n’est impossible. Que l’on se rappelle les thèmes de ce beau chant suisse : « Là haut sur la montagne, l’était un vieux chalet ».

4. Tous les thèmes n’ont pas été examinés, c’est vrai mais, l’esprit du changement préconisé donne l’outil de travail applicable à tous les domaines : « Amour du prochain, croisade contre le pillage, lutte en faveur des emplois créateurs des richesses et de la relance des activités économiques, …»

5. La jeunesse est irrécupérable. Nous nous inscrivons en faux ; Il suffit de créer au sein de la Nation, plusieurs noyaux de jeunes et d’adultes décidés à prêcher, par l’exemple, la cause de la colère contre la misère, la cause du travail régulier et tenace, la cause de la politique de l’amour du prochain et l’intérêt communautaire, par des actions concrètes vécues au quotidien et des images saisissantes. Apprenez aux jeunes gens, à courir sur le sentier du changement en faveur de la République Démocratique du Congo, demain ils sauront courir plus vite que nous et c’est avec plaisir que nous leur passerons le flambeau de l’amour patriotique.

6. Où est l’argent pour la campagne de l’ANADER ?
Les pillards puisent dans les caisses de l’Etat. Ils font des campagnes tapageuses. Le peuple doit prendre l’argent qui lui est offert, puisque ces mêmes personnes, sont incapables de payer le salaire et de restituer l’argent qu’elles volent.
Si la campagne électorale des pillards remet ces messieurs au pouvoir, le pays ne peut en récolter que ruine, larmes et déchéance totale.
La conclusion est claire : l’argent de la campagne de l’ANADER c’est uniquement son message : Au niveau de la magistrature suprême, l’ANADER n’a pas présenté un candidat pour des raisons qui seront précisées plus tard.
A tous les autres niveaux, l’ANADER demande à la population de voter massivement en faveur de tous les candidats conscients de la nécessité de sauver notre pays ; des candidats présentés par le peuple lui-même, dans déférents quartiers, communes ou territoires, en raison de la crédibilité et de la confiance dont ils jouissent auprès de cette masse qu’ils fréquentent au quotidien. Ces candidats le peuple les trouvera sur les listes ANADER/UDR.

7. Peut-on éradiquer la corruption ? Oui, si et si seulement au niveau le plus élevé, on ne tolère plus la moindre tricherie et la moindre corruption. Si les chefs n’épargnent ni enfants, ni frères, ni collaborateurs pris en flagrant délit, si le peuple tout entier ouvre les yeux, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, pour dénoncer les détourneurs d’hier et d’aujourd’hui, alors tout le monde doit savoir que ce sera le début de la vraie marche vers le changement que notre peuple attend depuis quarante ans. L’Afrique toute entière emboîtera les pas de la République Démocratique du Congo.
Ce sera le début d’une ERE NOUVELLE et ce sera le début de la rupture avec ce passé de misère abjecte.

8. Qui retrouvera l’argent volé ?
Les âmes de bonne volonté, ulcérées par le cynisme des voleurs, sont très nombreuses en Occident et en Orient : elles nous aiderons à récupérer ce qui appartient au peuple congolais, à condition, cette fois, que les chefs à la tête du pays, soient des personnes irréprochables, qui remettent au trésor public tout l’argent récupéré. Dieu touchera les cœurs endurcis de bien des voleurs. Ceux-ci, mus par l’ampleur des malheurs infligés à cette Afrique, victime de tant d’appétits gloutons, viendront, les larmes aux yeux, remettre ce qu’ils auront volé même plusieurs dizaines d’années avant. Ce ne sont pas seulement leurs yeux qui seront baignés de larmes d’émotion, mais également ceux de tous les africains depuis si longtemps réduits à une vie si misérable. Ce sera le moment du grand pardon. Personne ne sera tenté de jeter la pierre sur qui que ce soit. Ce sera le moment de retrouvaille, le moment de construire et de semer tous ensembles. Nous serons nombreux pour ce projet : noirs, blancs, asiatiques, etc.
En effet, ceux qui seront venus restituer l’argent volé, seront devenus nos frères car pour construire une grande nation comme la République Démocratique du Congo, aucune paire de bras ne sera de trop, on n’est réellement frère que lorsque l’on se décide à bâtir ensemble, dans la sincérité la plus totale, un projet orienté au mieux-être de nos enfants parmi lesquels, il faut également compter ceux que nous ne verrons jamais tant ils se situent loin dans le temps. Saurons nous contribuer à leur laisser une planète qui soit meilleure que celle que nous avons connue en venant dans ce monde ?
D’aucun nous diront : « Vos espoirs ne sont pas réalistes. » Cette remarque est si profonde qu’elle nous force à sortir notre profession de foi : L’Afrique est descendue dans un abîme si profond que seul Dieu peut l’en sortir.
C’est particulièrement vrai pour la République Démocratique du Congo. Nous ne sommes pas les premiers dans cet acte de foi.
Si nos souvenirs sont bons, c’est vers les années 1896 qu’un missionnaire suédois, le Révérend Pasteur LAWSON, basé dans le Manianga, avait composé ce merveilleux chant religieux : « Nzambi sambula nsi yetu…»(Seigneur bénissez notre pays), qui va devenir en Afrique australe : « Kozi sikelela afrika…» (Que Dieu bénisse l’Afrique).
Plusieurs africains ont du mal à retenir leurs larmes devant l’une ou l’autre de ces deux versions. Que Dieu soit attentif à notre prière. A ses yeux, aucun projet n’est impossible.

9. La vie vécue au quotidien doit être un combat : nul ne doit se sentir assuré de garder son poste, dès qu’il abandonne la volonté de faire face aux défis de la nation, ou qu’il se croit dispensé des obligations d’une intégrité morale sans faille.

10. Un complément d’informations existe, il faudra consulter la cellule d’études de l’ANADER. On y trouvera notamment la liste de tous les sujets développés jusqu’ici. Dores et déjà, le nombre de pistes explorées s’élève à 370.
Elles continuent au fil du temps, et ne devrait jamais s’arrêter car, la République Démocratique du Congo est un sous-continent sinistré par quarante ans d’incuries. Ce ne sont que des essais qu’il faudra constamment adapter et approfondir, au contact de l’évolution de la situation socio-économique en Afrique, au contact de tous les grands événements qui naissent dans ce monde et bouleversent chaque jour notre mode de vie et de pensée. Nous n’avons plus le droit de dormir. Réfléchir est, désormais, un verbe à conjuguer au quotidien, lorsque l’on vit dans un pays animé par la volonté d’accéder à la modernité et d’y décrocher une place, parmi les nations qui ont un nom. L’ANADER nourrit cette volonté à l’égard de la République Démocratique du Congo.

LES ACTIONS DE BASE

PRELIMINAIRE

Jusqu’à ce jour, tous les pays d’Afrique Noire et peut-être même les pays de l’Afrique du Nord, tournent en rond. Ce sont des machines avec un moteur parfaitement déréglé. Le moteur d’un pays ne peut être réglé que s’il est alimenté par une réelle volonté politique. On peut, dans un pays africain, installer un aéroport ultra moderne. Au bout de 3 mois, il y a gros à parier que ces installations vont déjà se trouver en panne. Des instruments très performants sous d’autres cieux, seront déjà devenus des épaves. C’est cela un test de l’absence d’une réelle volonté politique. Dans le cas de la République Démocratique du Congo, N’sele, le Jardin Présidentiel, le Palais de la Nation et la Cité de l’OUA, ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils étaient.

A notre avis, l’Afrique du Sud, dont 98% de toute la richesse
se trouvent entre les mains des blancs, qui ne représentent que 12% de la population, est l’un des rares pays habité par une réelle volonté politique d’aller de l’avant. Les blancs, propriétaires des capitaux, y sont pour quelque chose. L’exceptionnelle personnalité de Mandela vient compléter d’une manière heureuse, le tableau des ingrédients d’une réelle volonté politique de mettre en place une dynamique qui tourne et qui doit tourner à tout prix.

Ainsi, quels doivent être, au niveau du pouvoir congolais, les changements de mentalité, afin que naisse dans le chef des politiciens, la capacité d’une réelle volonté politique ?
Les actions suggérées ci-après constituent une réponse possible à la question que nous venons de poser.

 

L’ANADER recommande :

(1) Auprès des politiciens, l’émergence d’une nouvelle motivation, fondée sur l’ambition d’être à la base d’une renaissance africaine et de figurer dans l’histoire du pays parmi les premiers politiciens dont la motivation principale, non fondée sur la soif de s’enrichir personnellement, aura porté sur l’ambition et la fierté de remettre la République Démocratique du Congo sur les pistes du développement.

(2) La mise en place d’une structure d’encadrement des ministres et des hauts cadres administratifs ayant pour objectif : la prévention de dérapage notamment en matière d’orthodoxie financière. Il ne faut jamais attendre que les dégâts prennent de l’ampleur. Une gestion de plus en plus informatisée permettra à plusieurs personnes de détecter le début d’un dérapage. Selon la gravité du cas, le Parlement fera une mise en garde ou sanctionnera le Ministre.

(3) Que soit interdite, la pratique des cadeaux, sous quelle que forme que ce soit. Un cadeau fait à un homme politique ou à un cadre administratif, est déjà une forme de corruption. La personne qui donne est passible des sanctions. Le cadeau revient naturellement au trésor public.


NOTE FINALE

Ces recommandations ne sont que des vœux pieux, si, au niveau le plus élevé, le chef, réellement investi d’une mission divine, au même niveau que Mandela, ne cultive pas l’art de pratiquer, à la perfection, la passion de l’intégrité morale, l’amour de la patrie, la recherche continuelle du bien-être du peuple congolais et enfin, l’ambition dévorante de placer la République Démocratique du Congo sur les premières marches des pays les plus développés de l’Afrique.
C’est cela l’originalité de la mission que s’est assignée l’ANADER.

 

- Merci-



 

 


POLITIQUE
EXTERIEURE

ANADER



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   
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